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RÉFLEXIONS pour Mt 9:35-10:15

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
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« Jésus fut saisi de compassion pour eux. » Comme ces manifestations de Ses sentiments nous sont précieuses ! Mais Sa compassion agit : Il appelle les disciples à prier Dieu d’envoyer des ouvriers à Sa moisson, et Il les envoie Lui-même prêcher. Ce n’est pas encore la prédication qu’Il leur commandera après Sa Résurrection, mais la formation de ceux qui deviendront ensuite les prémices de l’Église du Christ et porteront la Parole de Dieu à travers le monde doit aussi comprendre une partie pratique. Cette fois, la tâche des disciples est limitée : ils doivent seulement préparer la venue ultérieure de Jésus dans les villes d’Israël. Mais même pour une telle mission, un don particulier et une puissance particulière leur sont nécessaires, et le Christ les en revêt. En même temps, Il leur fait comprendre que ce ministère n’a rien de commun avec notre prudence humaine ordinaire. Les disciples apprécieront plus tard cette expérience lorsqu’ils commenceront à annoncer l’Évangile parmi toutes sortes de personnes, y compris parmi celles qui leur sont hostiles.

Autres réflexions

 
Pour Mt 10:1-7
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
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Ce sont des versets que l'on lit d'ordinaire avec très peu d'attention: une liste de noms, quoi de plus ennuyeux! Qui se souvient des noms des douze apôtres? Douze secondes, le temps commence...  Lire la suite

Ce sont des versets que l'on lit d'ordinaire avec très peu d'attention: une liste de noms, quoi de plus ennuyeux! Qui se souvient des noms des douze apôtres? Douze secondes, le temps commence. Difficile de s'en souvenir? Ce n'est sans doute pas grave. L'essentiel est que le Seigneur, lui, s'en souvient.

Il est pourtant important que l'évangéliste ait jugé nécessaire de nommer chacun par son nom. On aurait pu simplement dire qu'ils étaient douze, et c'est tout? Oui. Mais alors ils seraient restés totalement sans visage. En nommant chacun par son nom, l'évangéliste nous rappelle que chaque homme est important et précieux aux yeux de Dieu, précisément parce qu'il est lui-même. Le Seigneur n'aime pas « tout le monde en général »; il ne choisit pas « quelqu'un », mais des personnes concrètes.

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Pour Mt 10:1-7
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
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Le début de la prédication apostolique est lié à un seul message, mais le plus important : le Royaume s'est approché. C'est par cette même proclamation que commence aussi la prédication du Sauveur Lui-même. Rien d'étonnant à cela : les apôtres devaient porter au peuple le même message...  Lire la suite

Le début de la prédication apostolique est lié à un seul message, mais le plus important : le Royaume s'est approché. C'est par cette même proclamation que commence aussi la prédication du Sauveur Lui-même. Rien d'étonnant à cela : les apôtres devaient porter au peuple le même message que portait leur Maître.

Ce message était précisément le message du Royaume qui s'était approché. C'était, à proprement parler, cette même « bonne nouvelle », cet Évangile que chacun devait entendre. Pour l'instant, cependant, Jésus n'envoie Ses disciples qu'aux « brebis perdues de la maison d'Israël », au peuple de Dieu, qui doit l'entendre le premier, non à cause de privilèges particuliers, mais parce que c'est précisément avec lui que Dieu lie des plans particuliers. Que le Sauveur porte une attention spéciale aux « brebis perdues » n'a rien d'étonnant : le Royaume est ouvert à tous, y compris à ceux dont la vie, jusque-là, n'avait pas été la meilleure spirituellement. La vie dans le Royaume est une page blanche, à partir de laquelle chacun peut commencer. Qu'est-ce donc que cette vie ?

La réponse à cette question se trouve dans les possibilités dont Jésus dote les disciples qui partent prêcher. Au fond, Il leur donne la force de faire la même chose que Lui-même. L'autorité sur les esprits ténébreux, la guérison de toute maladie et de toute faiblesse, cette « infirmité » si propre à l'homme déchu et qui se manifeste très différemment selon les circonstances concrètes : voilà les manifestations du Royaume, de son souffle, de sa vie. Car le Royaume est d'abord précisément la vie, la vie dans toute sa plénitude, dans cette plénitude que Dieu avait dès le commencement destinée à Sa création.

Le monde, dès le commencement, a été conçu par Dieu comme Son Royaume ; au premier jour de la création, il était précisément tel : la lumière de la présence de Dieu le traversait, et les ténèbres n'avaient absolument aucune place dans ce monde. Toutes les divisions, toutes les ténèbres sont venues ensuite, après la chute. Maintenant, avec la venue du Messie, le monde redevient tel que Dieu l'avait conçu, et chacun reçoit la possibilité de participer à cette vie nouvelle, de s'y essayer, de tenter de devenir une part de la réalité nouvelle que Dieu crée, où, comme au premier jour, il n'y aura pas de place pour les ténèbres, les maladies, la mort. Telle est la bonne nouvelle que Jésus porte aux hommes avec Ses disciples.

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Pour Mt 10:7-15
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
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Les apôtres, en annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, viennent aussi dans notre maison et disent: « Paix à cette maison! » Mais pour que la paix de Dieu demeure dans notre maison...  Lire la suite

Les apôtres, en annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, viennent aussi dans notre maison et disent: « Paix à cette maison! » Mais pour que la paix de Dieu demeure dans notre maison, dans notre cœur, dans la famille, dans la communauté, il est très important de se montrer dignes de cette annonce. Mais comment faire si, selon les paroles de l'apôtre Paul, le péché qui habite en nous ne nous laisse pas accomplir les commandements de Dieu?

L'apôtre nous donne à cela une réponse claire: la loi du péché n'est vaincue que par la loi de l'Esprit, par la vie nouvelle dans le Christ; ce n'est qu'avec son aide pleine de grâce que nous pouvons changer et recevoir dignement la bénédiction du Seigneur Jésus.

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Pour Mt 10:7-13
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
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On se souvient d'un fait : un groupe de personnes est venu dans une colonie pénitentiaire pour femmes afin de féliciter les femmes qui y étaient détenues pour la fête de Pâques, de partager...  Lire la suite

On se souvient d'un fait : un groupe de personnes est venu dans une colonie pénitentiaire pour femmes afin de féliciter les femmes qui y étaient détenues pour la fête de Pâques, de partager la joie, de parler de Dieu, d'eux-mêmes, et simplement de leur donner la possibilité de s'exprimer. Et l'une des sœurs y avait apporté un pull qu'elle voulait donner. Mais, pour comprendre qui en avait le plus besoin, elle s'adressa à l'administration de la colonie afin qu'elle décide elle-même à qui le pull reviendrait. Or ceux-ci ne purent que dire qu'ils recevaient déjà de l'aide humanitaire et qu'ils s'efforçaient de ne priver personne. Puis ils ajoutèrent : « Comment comprendre qui en a le plus besoin ? »

Il en va de même pour nous : pouvons-nous comprendre, remarquer, qui a le plus besoin de notre affection, de notre chaleur, d'une bonne parole et simplement d'un sourire ? Qui, parmi les gens qui passent ou qui sont assis à côté de nous dans le métro, a besoin de notre prière ? Qui va mal ?

Oui, bien sûr, il arrive que le Seigneur nous « indique » en quelque sorte une telle personne, en attirant notre attention sur l'expression de son visage, la tristesse dans ses yeux... Mais avant tout le Seigneur nous appelle à partager sans condition ce que nous avons : Sa paix, en la donnant dans la prière, dans les actes, dans le sourire. Et Sa paix ne diminuera pas : « Si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix revienne à vous » (Mt 10:13). Car si elle trouve sa place en celui qui en est « digne », elle vous reviendra « d'une bonne mesure, tassée, secouée et débordante » (Lc 6:38).

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Pour Mt 10:8
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
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En appelant les apôtres, le Seigneur leur donne une série d'instructions, les concluant par une sorte de résumé où Il formule l'un des fondements...  Lire la suite

En appelant les apôtres, le Seigneur leur donne une série d'instructions, les concluant par une sorte de résumé où Il formule l'un des fondements de la vision évangélique du monde et de la vie : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ». Ces paroles sont importantes, parce qu'elles peuvent s'appliquer à tous les dons que Dieu nous a faits. Le don, le cadeau, est ce sur quoi repose tout ce monde. Comme don, il a reçu l'existence et l'organisation ; les hommes qui y vivent ont tout reçu comme don, jusqu'à la vie elle-même. Mais dans le commandement du Christ, le mot clé est : donnez. On peut posséder d'innombrables dons, et tous peuvent ne mener à rien de bon.

Pour faire un bon usage des dons de Dieu, deux choses sont nécessaires. Premièrement, il faut rendre grâce pour tout don ; sinon, le cadeau se transforme en quelque chose d'illégalement approprié. Et surtout, ce n'est que lorsque nous donnons ces dons que nous devenons semblables à Dieu, c'est-à-dire que nous devenons cette image et cette ressemblance selon lesquelles Il nous a conçus.

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Pour Mt 10:9-15
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
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Dans l'instruction du Christ aux disciples que nous lisons aujourd'hui, il y a plusieurs aspects importants auxquels il n'est pas inutile de prêter attention. Ainsi, le Seigneur propose aux disciples, lorsqu'ils arrivent dans telle ou telle ville, de s'informer...  Lire la suite

Dans l'instruction du Christ aux disciples que nous lisons aujourd'hui, il y a plusieurs aspects importants auxquels il n'est pas inutile de prêter attention. Ainsi, le Seigneur propose aux disciples, lorsqu'ils arrivent dans telle ou telle ville, de s'informer pour savoir qui est digne de recevoir leur parole. Dans le Sermon sur la montagne, le Seigneur prononce une phrase frappante et mémorable: « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens », c'est-à-dire ne proposez pas les choses saintes à ceux qui n'en ont pas besoin et pour qui elles ne sont pas saintes. Les paroles « informez-vous qui en est digne » paraissent dire la même chose. Le témoignage des disciples du Christ s'adresse à tous, mais il ne doit en aucun cas être imposé à ceux pour qui il n'est absolument pas nécessaire.

Au cours des dernières décennies, les hommes adressent à l'Église des attentes et des reproches liés à sa capacité de servir la formation morale de la société. Bien sûr, les disciples du Christ ont quelque chose à dire à ce sujet; toutefois cette parole ne peut guère être adressée à ceux qui n'en ont pas besoin, qui ne veulent pas réfléchir au contenu moral de la vie. En réalité, les disciples du Christ n'ont rien pour effrayer les foules, les masses comme on disait autrefois, afin qu'elles se mettent sur le chemin du bien: ils ne peuvent que témoigner devant ceux qui en éprouvent eux-mêmes le besoin.

Ensuite, le Seigneur ordonne aux disciples de transmettre la bénédiction et la paix, mais non d'obtenir que leur parole soit acceptée. C'est d'une importance fondamentale, parce que c'est précisément ce qui distingue le témoignage des disciples d'une idéologie: le christianisme est impossible sans respect de la liberté humaine.

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Pour Mt 10:9-15
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
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En envoyant Ses disciples prêcher, Jésus leur dit quelque chose de très important sur la manière dont ils doivent...  Lire la suite

En envoyant Ses disciples prêcher, Jésus leur dit quelque chose de très important sur la manière dont ils doivent porter leur témoignage du Royaume. Avant tout, Il exige d'eux ce que certains chrétiens de notre époque appellent une « vie consacrée ». C'est ainsi, semble-t-il, qu'il faut comprendre les paroles du Sauveur sur l'or et l'argent dans les ceintures, ainsi que sur les vêtements, les chaussures et le bâton. Toutes ces choses étaient absolument nécessaires en chemin, mais dans le Temple elles étaient non seulement déplacées, mais directement interdites : ceux qui s'approchaient de l'autel ne devaient avoir ni chaussures ni vêtement de dessus, ils ne devaient pas avoir d'argent sur eux pendant le sacrifice, et ils ne devaient tenir ni sac de voyage (« sac pour la route »), ni bâton de marche.

Par là, Jésus veut manifestement dire aux apôtres que, pendant tout le temps de leur témoignage, ils doivent vivre comme s'ils se tenaient dans la cour du Temple, près de l'autel. Cela n'a rien d'étonnant : on ne peut témoigner du Royaume de manière juste que lorsqu'on vit soi-même de sa vie, et l'on ne peut garder en soi la vie du Royaume, ne pas la perdre, que si l'on garde cet état intérieur de présence devant Dieu qui est propre à l'homme qui s'approche de l'autel.

Quant à l'attitude envers les personnes rencontrées en chemin, Jésus conseille à Ses disciples d'agir simplement : choisir une maison digne, comme nous dirions aujourd'hui convenable, et y demeurer si l'on les accueille, sans faire acception de personnes et sans regarder à quel parti religieux appartient son maître. On peut et l'on doit témoigner du Royaume à tous ; les différences religieuses et les subtilités théologiques n'ont ici aucune importance, et il ne vaut donc pas la peine d'accorder beaucoup d'attention à ces questions en demandant soigneusement, comme le faisaient souvent les pharisiens, si le maître de la maison où ils sont entrés appartient à leur propre fraternité ou à une autre. La seule raison de quitter une maison, ou même une ville, est le refus d'accueillir le témoignage ; alors il faut partir aussitôt et résolument : dans l'essentiel, les compromis sont impossibles ; là où personne n'écoute, le témoin n'a rien à faire. Autrement, si l'on se contente de vivre en oubliant l'essentiel, il faudra renoncer à la vie consacrée. Et alors il faudra aussi renoncer au Royaume dont Jésus a appelé les apôtres à témoigner.

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Pour Mt 10:12-13
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
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Le combat contre ses propres préjugés et sa défiance envers les autres constitue une part intégrante de la vie de presque tout homme. Nous rencontrons tous, sans doute...  Lire la suite

Le combat contre ses propres préjugés et sa défiance envers les autres constitue une part intégrante de la vie de presque tout homme. Nous rencontrons tous, sans doute, des situations où il faut, par un effort de volonté, nous obliger à faire confiance à un autre, qu'il soit étranger ou proche. À ouvrir ce qui est le plus intime, le plus précieux, à nous ouvrir nous-mêmes. C'est difficile, car on peut s'imaginer que l'homme en face traite les autres avec la même condamnation et la même hostilité que moi-même. Et pourtant la vie nous oblige à faire confiance et à nous confier aux autres. Le Seigneur nous appelle à comprendre que nos bonnes intentions, notre bonne volonté, notre souhait de paix ne disparaîtront jamais. Même si l'on nous rejette et se moque de nous, cette paix qu'Il nous a donnée restera avec nous. Dans l'autre cas, nous gagnerons en plus ceux qui auront pu accueillir cette paix comme nous.

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Pour Mt 9:35-10:15
35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
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De la comparaison des foules avec des brebis sans berger, la logique humaine tire cette conclusion : il faut placer sur elles un bon surveillant...  Lire la suite

De la comparaison des foules avec des brebis sans berger, la logique humaine tire cette conclusion : il faut placer sur elles un bon surveillant, et qu'il y mette de l'ordre. Mais le Christ, le bon pasteur, choisit pour Lui douze aides parmi ceux qui sont gardés. Il Lui importe que les hommes soient pour Lui non pas des esclaves soumis, mais des collaborateurs.

Le nombre douze symbolise la plénitude de l'humanité appelée par le Christ, mais c'est aussi le nombre des tribus d'Israël. L'Église, peuple de Dieu renouvelé, est créée sur le modèle de l'Israël originel. Cela est souligné même par le fait qu'au début il n'est pas recommandé aux apôtres d'aller vers les païens ; ils doivent s'affermir dans leur vocation parmi les Israélites.

La vocation des apôtres n'a pas été une récompense pour quelque mérite que ce soit ; ils différaient peu de ceux qui les entouraient. Mais de la même manière, Abraham fut appelé par Dieu non selon ses mérites, mais en raison de son ouverture à Dieu et de sa capacité à Le suivre. Tels sont aussi les apôtres : nullement des surhommes, mais des hommes apparemment ordinaires, dont l'Évangile ne cache ni les faiblesses ni les imperfections. Mais le Seigneur, les ayant appelés à Le suivre, leur a donné la possibilité de dépasser leurs propres limites.

C'est ici, d'ailleurs, que se trouve aussi la réponse à une question souvent posée : pourquoi le Christ a-t-Il choisi Judas comme l'un des apôtres ? Ne voyait-Il donc pas quel genre d'homme était Judas, qu'il était capable de trahison ? Où est alors l'omniscience de Dieu ?

Bien sûr, Il voyait tout cela, comme Il voyait les nombreuses chutes potentielles des autres appelés, restées irréalisées et donc inconnues de nous. De la même manière, Il voit aussi nos coeurs d'aujourd'hui, remplis de tant de choses. Mais malgré cela, Il continue de nous aimer tous, donnant à chacun la chance de se détourner de la saleté habituelle et de se purifier. La même chance fut donnée aussi à celui des apôtres qui ne s'en est pas servi.

Les paroles sur ceux qui se détourneront de la prédication des apôtres sonnent sévèrement. Mais est-ce une menace, ou bien un avertissement devant le danger ? Car Sodome et Gomorrhe ont déjà été châtiées, et c'est peut-être précisément pourquoi un nouveau châtiment ne les menace pas. Mais ceux qui, aujourd'hui encore, ne comptent pas abandonner leurs penchants pécheurs se détournent eux-mêmes du salut.

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Pour Mt 9:35-10:15
35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
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« Jésus eut compassion d’eux. » Comme ces manifestations de Ses sentiments nous sont précieuses...  Lire la suite

« Jésus eut compassion d’eux. » Comme ces manifestations de Ses sentiments nous sont précieuses ! Mais Sa compassion est agissante : Il appelle les disciples à prier Dieu d’envoyer Ses ouvriers à la moisson, et Il les envoie Lui-même prêcher. Ce n’est pas encore la prédication qu’Il leur commandera après Sa Résurrection ; mais la formation de ceux qui deviendront ensuite les prémices de l’Église du Christ et porteront la Parole de Dieu à travers le monde doit aussi comporter une part pratique. Cette fois, la tâche des disciples est limitée : il s’agit seulement de préparer la venue ultérieure de Jésus dans les villes d’Israël. Pourtant, même pour une telle mission, ils ont besoin d’un don particulier, d’une puissance particulière, et le Christ leur confère cette puissance. En même temps, Il leur fait comprendre que ce ministère n’a rien de commun avec notre prudence humaine ordinaire ; plus tard, les disciples apprécieront cette expérience lorsqu’ils commenceront à annoncer l’Évangile parmi toutes sortes de personnes, y compris celles qui leur seront hostiles.

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Pour Mt 9:35-38
35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
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La fatigue constante, ou, comme le dit la lecture d'aujourd'hui, l'épuisement, est l'état habituel de l'homme moderne. Une vie lourde et tendue, les problèmes permanents et la lutte pour survivre forcent l'homme...  Lire la suite

La fatigue constante, ou, comme le dit la lecture d'aujourd'hui, l'épuisement, est l'état habituel de l'homme moderne. Une vie lourde et tendue, les problèmes permanents et la lutte pour survivre forcent l'homme à rassembler toutes ses forces.

Et les brebis sans berger sont une image très exacte de la manière dont l'homme se conduit dans une telle situation. Se précipiter d'un côté puis de l'autre, ne pas trouver le chemin, tomber sous la dent du loup, crier de terreur sans trouver la route, se jeter on ne sait où: quiconque a vu au moins une fois des brebis perdues sait combien vite elles perdent toute leur impassibilité.

L'homme laissé seul face à lui-même tombe tôt ou tard dans la même panique existentielle devant un monde cruel et effrayant, dont il ne comprend pas les lois et ne peut les comprendre. Ce n'est qu'en levant la tête, en reconnaissant son lien avec Dieu et la nécessité de la communion avec lui, que l'homme trouve l'aide et le soutien qui donnent la force de vivre.

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Pour Mt 9:36-10:8
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
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Où et quand commence le Royaume des Cieux que les Apôtres sont partis annoncer ?...  Lire la suite

Où et quand commence le Royaume des Cieux que les Apôtres sont partis annoncer ? Il commence là où arrive l’Évangile proclamé par les apôtres, là où le Seigneur Lui-même est présent dans les dons de grâce de l’Église. Là où l’homme meurt à la loi du péché et naît à la vie dans le Christ. Une autre question est de savoir quand il commence... Quand non seulement la prédication du Royaume nous atteint, mais quand le Royaume lui-même advient dans nos cœurs et change notre vie.

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Pour Mt 9:36-10:8
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
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En envoyant les apôtres prêcher, Jésus leur confie de faire la même chose que Lui-même a faite tout au long de Son ministère terrestre...  Lire la suite

En envoyant les apôtres prêcher, Jésus leur confie de faire la même chose que Lui-même a faite tout au long de Son ministère terrestre : témoigner du Royaume qui s’est approché. Et Il leur propose un principe universel non seulement du témoignage rendu au Royaume, mais aussi de la vie en lui : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Il ne s’agit pas ici de dire que le témoin ne peut ni ne doit rien recevoir de ses auditeurs : il lui faut bien nourriture et abri, au moins pendant le temps qu’il passe dans telle ville ou tel village en portant son témoignage. Il s’agit d’autre chose : le témoignage rendu au Royaume ne peut pas être une affaire de profit personnel. Et le problème n’est pas de prendre de l’argent pour des récits sur le Christ, sur le Royaume ou sur sa propre expérience spirituelle. Il tient à l’attitude même envers ce dont on témoigne et ce que l’on porte aux autres. L’homme déchu, consciemment ou inconsciemment, considère comme lui appartenant tout ce qui se trouve à sa portée. Quelque chose sans propriétaire n’est possible dans le monde déchu que si cela n’apporte à personne aucun avantage pratique ou si cela se trouve hors de portée de l’homme. L’instinct du propriétaire ne tolère pas le vide, et toutes les lacunes existantes se comblent très vite. Et l’homme déchu est porté à traiter le Royaume comme quelque chose qui serait « à lui » au sens terrestre, c’est-à-dire comme quelque chose dont il pourrait disposer à sa guise, même si, en théorie, il comprend et admet qu’une telle attitude est ici déplacée et impossible. L’homme déchu veut toujours (le plus souvent sans en avoir conscience) se détacher un morceau du Royaume et l’emporter avec lui.

Mais un tel « Royaume pour soi » ne peut pas exister ; la nature même du Royaume ne le permet pas. Chacun de ceux qui y participent peut le recevoir tout entier, dans toute sa plénitude, mais à une seule condition : qu’il soit accessible à chacun de ses prochains qui partagent avec lui la vie du Royaume tout aussi entièrement et dans toute sa plénitude qu’à lui-même. Cette disposition à partager avec chacun tout ce que l’on a reçu en participant au Royaume est une condition indispensable de la vie dans le Royaume et du témoignage qui lui est rendu. Et cela n’a rien d’étonnant : aucun de nous n’a mérité ni gagné la moindre parcelle de cette vie que, dans le Royaume, nous recevons toute entière, autant qu’elle s’y trouve. Nous n’avons réellement aucun droit sur le Royaume ; nous le recevons gratuitement, non comme propriété, mais pour un usage illimité et gratuit. Avec ceux qui voudront le partager avec nous. De façon tout aussi illimitée et gratuite.

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Pour Mt 10:1-23
Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur.
Les noms des douze apôtres sont les suivants: le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère; puis Jacques, le fils de Zébédée, et Jean son frère;
Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, le fils d'Alphée, et Thaddée;
Simon le Zélé et Judas l'Iscariote, celui-là même qui l'a livré.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : " Ne prenez pas le chemin des païens et n'entrez pas dans une ville de Samaritains ;
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or, ni argent, ni menue monnaie pour vos ceintures,
10 ni besace pour la route, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton: car l'ouvrier mérite sa nourriture.
11 " En quelque ville ou village que vous entriez, faites-vous indiquer quelqu'un d'honorable et demeurez-y jusqu'à ce que vous partiez.
12 En entrant dans la maison, saluez-la:
13 si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; si elle ne l'est pas, que votre paix vous soit retournée.
14 Et si quelqu'un ne vous accueille pas et n'écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
15 En vérité je vous le dis: au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur pour le pays de Sodome et de Gomorrhe que pour cette ville-là.
16 Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; montrez-vous donc prudents comme les serpents et candides comme les colombes.
17 " Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux sanhédrins et vous flagelleront dans leurs synagogues ;
18 vous serez traduits devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour rendre témoignage en face d'eux et des païens.
19 Mais, lorsqu'on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment,
20 car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.
21 " Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mourir.
22 Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé.
23 " Si l'on vous pourchasse dans telle ville, fuyez dans telle autre, et si l'on vous pourchasse dans celle-là, fuyez dans une troisième ; en vérité je vous le dis, vous n'achèverez pas le tour des villes d'Israël avant que ne vienne le Fils de l'homme.
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Le signe distinctif des disciples du Christ est qu’ils sont ouverts à Dieu et au monde. Ils portent le message du Royaume de Dieu, mais vont en même temps vers les hommes ; ils n’espèrent qu’en Dieu, mais reçoivent...  Lire la suite

Le signe distinctif des disciples du Christ est qu’ils sont ouverts à Dieu et au monde. Ils portent le message du Royaume de Dieu, mais vont en même temps vers les hommes ; ils n’espèrent qu’en Dieu, mais reçoivent l’aide des hommes ; ils s’adressent aux gouverneurs et aux rois, mais prononcent les paroles de l’Esprit. L’un et l’autre ne sont pas simples : être ouvert à Dieu est parfois difficile et effrayant ; être ouvert aux hommes est toujours difficile, et parfois dangereux. Les disciples devront unir en eux des qualités difficiles à concilier : être des agneaux, sages comme les serpents et simples comme les colombes.

Et pourtant telle est la tâche des disciples, dont chacun est en un sens apôtre, c’est-à-dire représentant, ambassadeur du Christ dans le monde. Car l’envoyé doit ressembler en quelque chose à son maître ; ainsi les disciples imitent la mission du Dieu-homme, le Christ : appartenant à Dieu, ils sont tournés vers le monde et vers les hommes, sans perdre le lien ni avec le Ciel ni avec la terre.

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Pour Mt 9:27-35
27 Comme Jésus s'en allait de là, deux aveugles le suivirent, qui criaient et disaient : " Aie pitié de nous, Fils de David ! "
28 Étant arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit : " Croyez-vous que je puis faire cela ? " - " Oui, Seigneur ", lui disent-ils.
29 Alors il leur toucha les yeux en disant : " Qu'il vous advienne selon votre foi. "
30 Et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus alors les rudoya : " Prenez garde ! dit-il. Que personne ne le sache ! "
31 Mais eux, étant sortis, répandirent sa renommée dans toute cette contrée.
32 Comme ils sortaient, voilà qu'on lui présenta un démoniaque muet.
33 Le démon fut expulsé et le muet parla. Les foules émerveillées disaient : " Jamais pareille chose n'a paru en Israël ! "
34 Mais les Pharisiens disaient : " C'est par le Prince des démons qu'il expulse les démons. "
35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
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La guérison des aveugles dont parle la lecture évangélique d'aujourd'hui est, en un certain sens, très typique. En s'approchant, les aveugles appellent Jésus Fils de David, offrant leur première confession...  Lire la suite

La guérison des aveugles dont parle la lecture évangélique d'aujourd'hui est, en un certain sens, très typique. En s'approchant, les aveugles appellent Jésus Fils de David, offrant leur première confession. Comme presque toujours, Il pose la question de la foi, puis : qu'il vous soit fait selon votre foi. Comme dans d'autres cas, Il leur demande de ne pas divulguer la guérison miraculeuse. C'est important, car à mesure que le Seigneur accomplit de plus en plus de miracles, les gens sont de plus en plus tentés de faire de Lui un souverain terrestre ; cette demande est donc tout à fait évidente.

Mais que signifie-t-elle pour les aveugles eux-mêmes, qui, d'ailleurs, n'ont pas été capables de l'accomplir ? Que signifie-t-elle dans le contexte plus large de la vocation de l'homme à annoncer et à glorifier les grandes œuvres de Dieu ? Qu'est-ce que cela signifie pour l'homme lui-même, devenir participant d'un miracle de la miséricorde de Dieu — et recevoir l'ordre de se taire à ce sujet ? Nous ne connaissons bien sûr pas les véritables motifs de ce qui s'est passé, mais, en regardant dans le miroir, nous pouvons deviner certaines choses. En particulier, il s'agit peut-être simplement de la vantardise la plus ordinaire. C'est ainsi que nous sommes fiers de connaître quelque personne célèbre. Nous collectionnons des autographes parfaitement inutiles de célébrités assez douteuses. Pourquoi ? Pour nous vanter. Si une célébrité m'a remarqué, c'est donc qu'il y a quelque chose en moi. Et nous imaginons le Créateur comme une sorte de super-célébrité. S'Il nous a guéris de la cécité, c'est donc que nous avons quelque chose de bien, que nous sommes meilleurs que les autres. Comme c'est simple. Et comme c'est stupide. Car Dieu n'est pas une célébrité ; Il ne cherche pas à se montrer le plus souvent possible, et Celui qui a créé le ciel et la terre n'en a pas besoin. Mais l'essentiel, et le plus difficile pour nous, est que Sa miséricorde est sans cause. Il a guéri les aveugles non parce qu'ils sont meilleurs que les autres, mais parce que chacun de nous est unique pour Lui.

Le miracle non divulgué peut devenir le contenu de relations profondément personnelles et secrètes avec Dieu. Il y a quelque chose que Toi seul et moi savons, et par là nous devenons si proches. Le posséder est vital. Un jour viendra où Il te dira, comme à Nathanaël : « ...quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu », - et ton métabolisme deviendra vie. Mais si tu divulgues le miracle en transgressant la demande du Christ, il n'y a pas de relation personnelle, et le miracle devient l'autographe d'une célébrité, il pâlit et s'oublie.

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Pour Mt 9:27-35
27 Comme Jésus s'en allait de là, deux aveugles le suivirent, qui criaient et disaient : " Aie pitié de nous, Fils de David ! "
28 Étant arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit : " Croyez-vous que je puis faire cela ? " - " Oui, Seigneur ", lui disent-ils.
29 Alors il leur toucha les yeux en disant : " Qu'il vous advienne selon votre foi. "
30 Et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus alors les rudoya : " Prenez garde ! dit-il. Que personne ne le sache ! "
31 Mais eux, étant sortis, répandirent sa renommée dans toute cette contrée.
32 Comme ils sortaient, voilà qu'on lui présenta un démoniaque muet.
33 Le démon fut expulsé et le muet parla. Les foules émerveillées disaient : " Jamais pareille chose n'a paru en Israël ! "
34 Mais les Pharisiens disaient : " C'est par le Prince des démons qu'il expulse les démons. "
35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
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Alors, tout compte fait, le miracle convainc-t-il? Comme on le découvre, pas tout le monde et pas toujours. Devant les manifestations de la puissance de Dieu, de la puissance du Royaume, que Jésus avait rendues absolument évidentes pour tous, il semblait impossible de ne pas croire au miracle. Mais, apparemment, on peut témoigner du Royaume, sans pouvoir...  Lire la suite

Alors, tout compte fait, le miracle convainc-t-il? Comme on le découvre, pas tout le monde et pas toujours. Devant les manifestations de la puissance de Dieu, de la puissance du Royaume, que Jésus avait rendues absolument évidentes pour tous, il semblait impossible de ne pas croire au miracle. Mais, apparemment, on peut témoigner du Royaume sans pouvoir prouver sa réalité à celui qui ne veut pas croire. Les pharisiens, par exemple, inventent des explications toujours nouvelles à ce qui, au fond, n'a besoin d'aucune explication, mais seulement d'être accepté. Or ils n'ont aucune envie de l'accepter, et tout est là.

On pourrait penser que les pharisiens, de tous les hommes, eux qui se déclaraient attachés à l'espérance messianique, auraient dû se réjouir de l'apparition du Messie et du Royaume dans le monde. Et cela aurait probablement été le cas si Jésus avait agi comme, selon ces mêmes pharisiens, le Messie devait agir. Mais le malheur était précisément que Jésus ne correspondait pas à ces idées et n'avait aucune intention de s'y conformer.

Ensuite se produisit ce qui ne pouvait manquer de se produire: la logique de l'affrontement exige une aggravation, qui finit par arriver. Auparavant, les chefs du mouvement pharisien essayaient d'expliquer de façon plus ou moins neutre les miracles et les guérisons accomplis par Jésus. Désormais ils passent aux accusations directes, et fort graves, accusant en fait le Sauveur de paganisme et de culte des démons. Le calcul est simple: si l'on frappe, que ce soit de toutes ses forces et sans retenue; si l'on accuse, que ce soit de manière à rendre la défense aussi difficile que possible.

Il ne s'agit pas seulement du désir de se débarrasser de Jésus. Ses accusateurs cherchent manifestement à convaincre non seulement les autres, mais aussi eux-mêmes, qu'ils ont raison. Pour cela, il leur faut les accusations les plus graves possible, et leur vraisemblance n'a déjà plus d'importance: dans une telle situation, l'esprit acceptera n'importe quel argument pourvu qu'il justifie le refus de ce qu'il est impossible de ne pas accepter. Il faut effrayer non seulement les autres, mais aussi soi-même, s'effrayer au point qu'il n'existe aucun chemin de retour et que personne n'ose même penser que cet homme vient peut-être de Dieu.

Une telle intimidation exige un tabou qui bloque, dès le niveau subconscient, toute tentative de regarder autrement la situation. L'accusation de culte des démons constituait précisément un tel tabou, un tabou devenu le dernier refuge de la religiosité opposée au Royaume.

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Pour Mt 9:18-38
18 Tandis qu'il leur parlait, voici qu'un chef s'approche, et il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra. "
19 Et, se levant, Jésus le suivait ainsi que ses disciples.
20 Or voici qu'une femme, hémorroïsse depuis douze années, s'approcha par derrière et toucha la frange de son manteau.
21 Car elle se disait en elle-même : " Si seulement je touche son manteau, je serai sauvée. "
22 Jésus se retournant la vit et lui dit : " Aie confiance, ma fille, ta foi t'a sauvée. " Et de ce moment la femme fut sauvée.
23 Arrivé à la maison du chef et voyant les joueurs de flûte et la foule en tumulte, Jésus dit:
24 " Retirez-vous ; car elle n'est pas morte, la fillette, mais elle dort. " Et ils se moquaient de lui.
25 Mais, quand on eut mis la foule dehors, il entra, prit la main de la fillette et celle-ci se dressa.
26 Le bruit s'en répandit dans toute cette contrée.
27 Comme Jésus s'en allait de là, deux aveugles le suivirent, qui criaient et disaient : " Aie pitié de nous, Fils de David ! "
28 Étant arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit : " Croyez-vous que je puis faire cela ? " - " Oui, Seigneur ", lui disent-ils.
29 Alors il leur toucha les yeux en disant : " Qu'il vous advienne selon votre foi. "
30 Et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus alors les rudoya : " Prenez garde ! dit-il. Que personne ne le sache ! "
31 Mais eux, étant sortis, répandirent sa renommée dans toute cette contrée.
32 Comme ils sortaient, voilà qu'on lui présenta un démoniaque muet.
33 Le démon fut expulsé et le muet parla. Les foules émerveillées disaient : " Jamais pareille chose n'a paru en Israël ! "
34 Mais les Pharisiens disaient : " C'est par le Prince des démons qu'il expulse les démons. "
35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur.
36 À la vue des foules il en eut pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.
37 Alors il dit à ses disciples : " La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ;
38 priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
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Chaque fois qu'une guérison a lieu dans l'Évangile, un miracle s'accomplit. Ce n'est pas seulement un miracle de nature médicale ou...  Lire la suite

Chaque fois qu'une guérison a lieu dans l'Évangile, un miracle s'accomplit. Ce n'est pas seulement un miracle de nature médicale ou psychologique ; c'est plutôt un miracle de révélation sur Dieu, montrant qu'Il n'est pas tel que nous L'imaginions. Dans presque toutes les guérisons rapportées, le Christ agit véritablement en détruisant les conceptions religieuses existantes : Il touche l'impureté de la maladie et de la mort, Il accueille les rejetés et les infirmes, Il fait dépendre le miracle non de la justice de la personne, mais de sa foi... La Bonne Nouvelle de Jésus ne concerne donc pas seulement ce que Dieu fait, guérir, pardonner, ressusciter, mais surtout ce qu'Il est. Car sur le chemin de la foi et de l'espérance en Dieu se dressent le plus souvent nos conceptions déformées à Son sujet : qu'Il ne voudra pas fouiller notre saleté terrestre, qu'Il ne voudra pas avoir affaire à des gens comme nous et que, s'Il le veut, Il agira selon nos propres conceptions du bien et du mal. Pourtant, nous avons une Bonne Nouvelle : il y a l'espérance qu'Il est différent.

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