Depuis huit chapitres déjà, nous lisons la marche glorieuse sur la terre du Fils de Dieu. L'avons-nous reconnu? Avons-nous appris à Lui faire confiance?...
Depuis huit chapitres déjà, nous lisons la marche glorieuse sur la terre du Fils de Dieu. L'avons-nous reconnu? Avons-nous appris à Lui faire confiance? À croire Sa Parole? Ou avons-nous encore besoin de signes? Avons-nous tout «compris», ou sommes-nous restés aveugles? Qu'y a-t-il davantage en nous: le levain des pharisiens ou la foi des affamés et des malades? Celui qui a eu faim et a été rassasié, qui a été malade et a été guéri, qui a été aveugle et a recouvré la vue, a-t-il encore besoin de signes?
Les disciples ont été témoins de la multiplication des pains pour le peuple; ils étaient à cette fête, ils ont même distribué le pain. Mais dans la vie quotidienne, ils restent dans le doute et ne sont pas sûrs d'être rassasiés. Pourtant Jésus est avec eux et ils Le voient de leurs yeux. Mais avec le coeur? Sentons-nous la présence de Dieu dans la vie quotidienne, le lundi, dans cette barque où nous traversons la semaine? Ou bien «ne comprenons-nous toujours pas»? Pour la deuxième fois, Marc rapporte un passage sur une grande foule rassasiée avec quelques pains. Il importe de comprendre que, si le pain est donné par les mains de Dieu, ce n'est pas simplement du pain. Les hommes sont rassasiés par la bénédiction de Dieu, par l'amour de Dieu. Et c'est véritablement un rassasiement réel.
Il est difficile de comprendre ce qui arrive aux autres quand tout va bien pour toi, quand tu n'as rien à demander avec larmes. Quand il n'y a pas de vraie détresse, l'espérance n'est pas nécessaire, ni le Guérisseur. Quand nous n'aspirons pas à la rencontre avec la vérité, avec l'amour, quand nous n'avons pas assez souffert dans ce monde avec notre faiblesse et notre infirmité en cherchant la justice, il est difficile d'être rassasié par ce que Dieu nous donne. Tels sont les pharisiens: Jésus ne parle même pas avec eux: «Il les laissa».
Les disciples demeurent près de Jésus, Le voient de leurs yeux terrestres, partagent le repas avec Lui, voient de nombreuses guérisons, mais restent encore hors du mystère de Dieu. Ils ont recouvré la vue une première fois, comme cet aveugle de Bethsaïde. Après la première imposition des mains, l'aveugle s'est mis à voir comme tous les hommes. Il a vu les hommes extérieurement. L'homme n'a pu «tout voir clairement» qu'en présence de Jésus, lorsqu'il «regarda attentivement».
Dieu donne la vue spirituelle à ceux qui ont soif. Pour cela il faut «adoucir» le «coeur endurci». Alors on comprendra ce qu'est l'esprit du pharisaïsme, et l'on verra la vie spirituelle des hommes, de Dieu. Alors les signes ne seront plus nécessaires. Qu'avons-nous donc pu «comprendre» au cours de ces sept chapitres et demi? Qu'avons-nous réellement compris, «vu clairement», comment avons-nous changé?