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Lecture en trois ans pour le 14 mai 2026

La Bible de Jérusalem (fr)

Jéremie, Chapitre 25

1 4. BABYLONE, FLÉAU DE YAHVÉ, II. Introduction aux oracles contre les nations> 13 La vision de la coupe.
Parole concernant tout le peuple de Juda, qui fut adressée à Jérémie la quatrième année de Joiaqim, fils de Josias, roi de Juda (c’est-à-dire la première année de Nabuchodonosor, roi de Babylone).
Le prophète Jérémie la prononça devant tout le peuple de Juda et tous les habitants de Jérusalem.
Depuis la treizième année de Josias, fils d’Amon, roi de Juda, jusqu’à aujourd’hui, voici vingt-trois ans que la parole de Yahvé m’est adressée et que, sans me lasser, je vous parle (mais vous n’avez pas écouté.
De plus Yahvé, sans se lasser, vous a envoyé tous ses serviteurs les prophètes, mais vous n’avez pas écouté ni prêté l’oreille pour entendre).
Cette parole était : Revenez donc chacun de votre voie mauvaise et de la perversité de vos actions ; alors vous habiterez sur le sol que Yahvé vous a donné, à vous et à vos pères, depuis toujours jusqu’à toujours.
(Et n’allez pas suivre d’autres dieux pour les servir et vous prosterner devant eux ; ne m’irritez pas par les œuvres de vos mains, et alors je ne vous ferai aucun mal.)
Mais vous ne m’avez pas écouté (oracle de Yahvé ! en sorte que vous m’avez irrité par les œuvres de vos mains pour votre malheur).
C’est pourquoi, ainsi parle Yahvé Sabaot : Puisque vous n’avez pas écouté mes paroles,
voici que j’envoie chercher toutes les familles du Nord (oracle de Yahvé ! autour de Nabuchodonosor roi de Babylone, mon serviteur) et je les amènerai contre ce pays et ses habitants (et contre toutes ces nations d’alentour) ; je les frapperai d’anathème et en ferai un objet de stupeur, une risée, des ruines pour toujours.
10 Je ferai disparaître chez eux les cris de joie et d’allégresse, les appels du fiancé et de la fiancée, le bruit des deux meules et la lumière de la lampe.
11 Tout ce pays sera réduit en ruine et en désolation, et ces nations seront asservies au roi de Babylone pendant soixante-dix ans.
12 (Mais quand seront accomplis les soixante-dix ans, je visiterai le roi de Babylone et cette nation — oracle de Yahvé —, à cause de leur crime, ainsi que le pays des Chaldéens, pour en faire une désolation éternelle.)
13 Je ferai s’accomplir contre ce pays toutes les paroles que j’ai prononcées contre lui, tout ce qui est écrit dans ce livre. Ce qu’a prophétisé Jérémie contre toutes les nations.
14 (Car elles aussi seront asservies à des nations puissantes et à de grands rois, et je leur rendrai selon leurs actes et selon l’œuvre de leurs mains.)
15 Car Yahvé, Dieu d’Israël, me parla ainsi : Prends de ma main cette coupe de vin de colère et fais-la boire à toutes les nations vers lesquelles je vais t’envoyer ;
16 elles boiront, chancelleront et deviendront folles, à cause de l’épée que je vais envoyer au milieu d’elles.
17 Je pris la coupe de la main de Yahvé et la fis boire à toutes les nations vers lesquelles Yahvé m’avait envoyé :
18 (Jérusalem et les villes de Juda, ses rois et ses princes, pour en faire une ruine, un objet de stupeur, une risée et une malédiction, comme aujourd’hui même.)
19 Pharaon, roi d’Égypte, avec ses serviteurs, ses princes et tout son peuple,
20 ainsi que tout le ramassis des étrangers (tous les rois du pays de Uç) ; tous les rois du pays des Philistins, Ashqelôn, Gaza, Éqrôn et ce qui reste encore d’Ashdod ;
21 Édom, Moab et les fils d’Ammon ;
22 (tous) les rois de Tyr, (tous) les rois de Sidon, les rois de l’île qui est au-delà de la mer ;
23 Dedân, Téma, Buz, tous les hommes aux tempes rasées,
24 tous les rois de l’Arabie (et tous les rois du ramassis des étrangers) qui habitent le désert.
25 (Tous les rois de Zimri), tous les rois d’Élam et tous les rois de Médie ;
26 tous les rois du Nord, proches ou lointains, l’un après l’autre, et tous les royaumes qui sont sur la terre. (Quant au roi de Shéshak, il boira après eux.)
27 Tu leur diras : Ainsi parle Yahvé Sabaot, le Dieu d’Israël : Buvez ! Enivrez-vous ! Vomissez ! Tombez sans pouvoir vous relever, devant l’épée que je vais envoyer au milieu de vous.
28 Si jamais ils refusent d’accepter de ta main la coupe à boire, tu leur diras : Ainsi parle Yahvé Sabaot. Vous boirez !
29 Car voici : c’est par la ville qui porte mon nom que j’inaugure le malheur, et vous seriez épargnés ? Non ! vous ne serez pas épargnés, car j’appelle moi-même l’épée contre tous les habitants de la terre, oracle de Yahvé Sabaot.
30 Et toi, tu leur annonceras toutes ces paroles, tu leur diras :Yahvé rugit d’en haut,
de sa demeure sainte il élève la voix,
il rugit avec vigueur contre son pacage,
il pousse le cri des fouleurs à la cuve
contre tous les habitants de la terre.
31 Le tumulte en parvient jusqu’au bout de la terre.
Car Yahvé ouvre le procès des nations,
il institue le jugement de toute chair ;
les impies, il les livre à l’épée,
oracle de Yahvé.
32 Ainsi parle Yahvé Sabaot.
Voici : le malheur s’étend
de nation en nation,
un grand ouragan s’élève
des extrémités de la terre.
33 Il y aura des victimes de Yahvé en ce jour-là, d’un bout de la terre à l’autre ; on ne les pleurera pas, on ne les ramassera pas, on ne les enterrera pas. Ils resteront sur le sol en guise de fumier.
34 Hurlez, pasteurs, criez,
roulez-vous à terre, chefs du troupeau,
car vos jours sont à point pour le massacre
et pour votre dispersion,
vous tomberez comme un vase de choix.
35 Plus de refuge pour les pasteurs,
ni d’évasion pour les chefs du troupeau.
36 Clameur des pasteurs,
hurlement des chefs du troupeau !
Car Yahvé a dévasté leur pacage,
37 les paisibles pâturages sont réduits au silence
à cause de l’ardente colère de Yahvé !
38 Le lion a quitté son repaire
et leur pays est devenu un objet de stupeur,
à cause de l’ardeur dévastatrice,
à cause de l’ardeur de sa colère.
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Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 h) Ce morceau récapitule le ministère prophétique de Jérémie depuis son appel, et annonce le danger chaldéen imminent, qui donne une actualité nouvelle à toutes les menaces antérieures. On peut le considérer comme le sommaire récapitulatif, cf. v. 13, du rouleau dicté à Baruch par Jérémie en 605, cf. 36.2, puis récrit et complété, 36.32, voir l’Introduction. — L’hébr. et le grec présentent ici de grandes différences. On suit l’hébr., sauf exception. Les parenthèses indiquent un texte qui ne semble pas primitif (souvent omis par le grec).


9 i) Ceci correspond à la conception religieuse de l’histoire propre aux prophètes les païens eux-mêmes sont au service de Dieu, cf. 42.9 ; Isa 10.5.


11 j) Chiffre rond pour la durée de l’Exil, repris en 29.10 et sous une autre forme en 27.7. Le thème se retrouve en 2 Ch 36.21 et est à la base de Dn 9.


14 k) C’est une sorte de préface aux oracles contre les nations, 46-51, dont les plus anciens devaient faire partie du rouleau dicté en 605. Le grec donne ces oracles à la suite du chap. 25, l’hébreu les relègue à la fin du livre. — Ici encore l’hébreu et le grec présentent des différences.


14 l) « seront asservies » conj. ; « furent asservies » hébr.


17 m) La liste des peuples menacés comprend quatre groupes, nommés ici dans l’ordre où ils apparaissent en 46-51. 1° l’Égypte ; 2° à l’ouest, les Philistins ; 3° à l’est, Édom, Moab, Ammon ; 4° au sud-est, Dédân, Téma et Buz. On a surchargé les vv. 18-29 à mesure que le recueil des oracles contre les nations prenait sa figure actuelle, en ajoutant les Phéniciens, cf. 47.4 ; Élam, cf. 49.34 ; Babylone, cf. 50-51. — Ce qui ne semble pas primitif et se trouve omis par le grec est mis entre parenthèses.


20 n) Uç, entre l’Arabie du nord-ouest et le pays d’Édom, cf. Gn 36.28 ; Jb 1.1.


22 o) Chypre, mais les autres colonies phéniciennes sont peut-être sous-entendues.


23 p) Dédân, tribu nord-arabe, aux confins d’Édom, cf. 49.8 ; Isa 21.13 ; Téma, clan apparenté, Isa 21.14 ; Buz, également au nord-ouest de la presqu’île arabique, est apparenté à Uç, Gn 22.21 ; les « hommes aux tempes rasées » sont d’autres Arabes, cf. 9.25.


25 q) Peut-être Zimki, qui en écriture cryptographique désignerait l’Élam (cette écriture étant postérieure à Jérémie, il s’agirait d’une glose). À moins qu’il ne faille lire Gimri, à rapprocher de Gomer fils de Japhet, 10.2-3 ; il s’agirait alors des Cimmériens.


26 r) Sans doute écriture cryptographique pour Babel.


31 s) Les vv. 30-31, qui décrivent le jugement universel de Dieu, comme Isa 66, sont peut-être postexiliques.


38 t) « Le lion » conj. ; « Comme le lion » hébr. — Ce terme peut désigner Yahvé, cf. Isa 31.4, ou l’ennemi (Nabuchodonosor) prêt à ravager le pays, cf. 2.15. À moins qu’il ne faille comprendre « Comme un lion, on quitte son repaire, car leur pays... » mais le passage du singulier au pluriel n’est pas en faveur de cette interprétation.


Un peu plus d’un siècle après Isaïe, vers 650 av. J.-C., Jérémie naissait d’une famille sacerdotale installée aux environs de Jérusalem. Mieux que pour aucun autre prophète, sa vie et son caractère nous sont connus par les récits biographiques à la troisième personne qui parsèment son livre et dont voici la suite chronologique : 19.1 – 20.6 ; 26 ; 36 ; 45 ; 28-29 ; 51.59-64 ; 34.8-22 ; 37-44. Les « Confessions de Jérémie », 11.18 – 12.6 ; 15.10-21 ; 17.14-18 ; 18.18-23 ; 20.7-18, proviennent du prophète lui-même. Elles ne constituent pas une autobiographie, mais elles sont un témoignage émouvant des crises intérieures qu’il a traversées et qui sont décrites dans le style des Psaumes de lamentation. Appelé tout jeune par Dieu, en 626, la treizième année de Josias, 1.2, il a vécu la période tragique où se prépara et s’accomplit la ruine du royaume de Juda. La réforme religieuse et la restauration nationale de Josias éveillèrent des espoirs qui furent anéantis par la mort du roi à Megiddo en 609 et par le bouleversement du monde oriental, la chute de Ninive en 612 et l’expansion de l’empire chaldéen. Dès 605, Nabuchodonosor a imposé sa domination à la Palestine, puis Juda s’est révolté à l’instigation de l’Égypte qui intriguera jusqu’à la fin et, en 597, Nabuchodonosor conquiert Jérusalem et déporte une partie de ses habitants. Une nouvelle révolte ramène les armées chaldéennes et, en 587, Jérusalem est prise, le Temple est incendié, une seconde déportation a lieu. Jérémie a traversé cette dramatique histoire, prêchant, menaçant, prédisant la ruine, avertissant en vain les rois incapables qui se succèdent sur le trône de David, accusé de défaitisme par les militaires, persécuté, incarcéré. Après la prise de Jérusalem, et bien qu’il vît dans les exilés l’espoir de l’avenir, Jérémie choisit de rester en Palestine auprès de Godolias, nommé gouverneur par les Chaldéens. Mais celui-ci fut assassiné et un groupe de Juifs, craignant les représailles, s’enfuit en Égypte, entraînant Jérémie. C’est probablement là qu’il mourut.

Le drame de cette vie n’est pas seulement dans les événements auxquels Jérémie fut mêlé, il est aussi dans le prophète lui-même. Il avait une âme tendre, faite pour aimer, et il a été envoyé « pour arracher et renverser, pour exterminer et démolir », 1.10, il a eu à prédire surtout le malheur, 20.8. Il était désireux de paix et il a eu toujours à lutter, contre les siens, contre les rois, les prêtres, les faux prophètes, tout le peuple, « homme de querelle et de discorde pour tout le pays », 15.10. Il a été déchiré par la mission à laquelle il ne pouvait pas se soustraire, 20.9. Ses dialogues intérieurs avec Dieu sont semés de cris de douleur : « Pourquoi ma souffrance est-elle continue ? » 15.18, et le passage poignant qui annonce Job : « Maudit soit le jour où je suis né... », 20.14 et la suite.

Mais cette souffrance a épuré son âme et l’a ouverte au commerce divin. Ce qui nous rend Jérémie si cher et si proche, c’est la religion intérieure et cordiale qu’il a pratiquée, avant de la formuler dans l’annonce de la Nouvelle Alliance, 31.31-34. Cette religion personnelle l’a conduit à un approfondissement de l’enseignement traditionnel : Dieu scrute les reins et les cœurs, 11.20, il rend à chacun selon ses actes, 31.29-30 ; l’amitié avec Dieu, 2.2, est rompue par le péché, qui sort du cœur mauvais, 4.4 ; 17.9 ; 18.12. Ce côté affectif l’apparente à Osée dont il a subi l’influence ; cette intériorisation de la Loi, ce rôle du cœur dans les rapports avec Dieu, ce souci de la personne individuelle le rapprochent du Deutéronome. Jérémie a certainement vu avec faveur la réforme de Josias qui s’inspirait de ce livre, mais il a été cruellement déçu par son inefficacité pour changer la vie morale et religieuse du peuple.

La mission de Jérémie a échoué de son vivant, mais sa figure n’a cessé de grandir après sa mort. Par sa doctrine d’une Alliance nouvelle, fondée sur la religion du cœur, il a été le père du Judaïsme dans sa ligne la plus pure, et l’on relève son influence dans Ézéchiel, la seconde partie d’Isaïe et plusieurs Psaumes. L’époque maccabéenne le compte parmi les protecteurs du peuple, 2 M 2.1-8 ; 15.12-16. En mettant les valeurs spirituelles au premier plan, en dévoilant les rapports intimes que l’âme doit avoir avec Dieu, il a préparé la Nouvelle Alliance chrétienne, et sa vie d’abnégation et de souffrance au service de Dieu, après avoir pu fournir des traits à l’image du Serviteur dans Isa 53, fait de Jérémie une figure du Christ.

Cette influence durable suppose que les enseignements de Jérémie ont été souvent lus, médités et commentés. Cette action de toute une lignée spirituelle se reflète dans la composition de son livre. Il ne se présente pas, loin de là, comme une œuvre d’un seul jet. En dehors des oracles poétiques et des récits biographiques, il contient des discours en prose dans un style proche de celui du Deutéronome. Leur authenticité a été contestée et on les a attribués à des rédacteurs « deutéronomistes » d’après l’Exil. En fait, leur style est celui de la prose judéenne du VIIe et du début du VIe siècle av. J.-C., leur théologie est celle du courant religieux auquel appartiennent aussi bien Jérémie que le Deutéronome. Ils sont l’écho authentique de la prédication de Jérémie, recueillie par ses auditeurs. Toute cette tradition jérémienne ne s’est pas transmise sous une forme unique. La version grecque offre une recension qui est notablement plus courte (un huitième) que le texte massorétique et souvent différente dans le détail ; les découvertes de Qumrân prouvent que les deux recensions existaient en hébreu. De plus, le grec met les oracles contre les nations après 25.13 et dans un autre ordre que l’hébreu, qui les rejette à la fin du livre, 46-51. Ces prophéties ont peut-être formé d’abord une collection particulière et elles ne proviennent pas toutes de Jérémie : au moins, les oracles contre Moab et Édom ont été fortement retravaillés et le long oracle contre Babylone, 50-51, date de la fin de l’Exil. Le chap. 52 Se donne lui-même comme un appendice historique, qui est parallèle à 2 R 24.18 – 25.30. D’autres compléments de moindre étendue ont été insérés dans le cours du livre et témoignent de l’usage qu’en faisaient et de l’estime qu’en avaient les captifs de Babylone et la communauté renaissante après l’Exil. Il y a aussi une abondance de doublets, qui supposent un travail rédactionnel. Enfin, les indications chronologiques, qui sont nombreuses, ne se suivent pas. Le désordre actuel du livre est le résultat d’un long travail de composition, dont il est bien difficile de retracer toutes les étapes.

Le chap. 36 nous donne cependant les indications précieuses : en 605, Jérémie dicta à Baruch les oracles qu’il avait prononcés depuis le début de son ministère, 36.2, c’est-à-dire depuis 626. Ce rouleau, brûlé par Joiaqim, fut récrit et complété, 36.32. Sur le contenu de ce recueil, on ne peut faire que des hypothèses. Il semble avoir été introduit par 25.1-12 et groupait les pièces antérieures à 605 qu’on trouve dans les chap. 1-18, mais il contenait aussi, d’après 36.2, des oracles anciens contre les nations, auxquels se réfère 25.13-38. Les compléments qui y furent ajoutés ensuite sont, dans les mêmes sections, des pièces postérieures à 605 et d’autres oracles contre les nations. On y inséra les feuillets des « Confessions », dont le détail a été donné plus haut. On y joignit deux petits livrets, sur les rois, 21.11 – 23.8, et sur les prophètes, 23.9-40, qui ont pu avoir existé d’abord à part.

On isole déjà ainsi deux parties dans le livre : l’une contient des menaces contre Juda et Jérusalem, 1.1 – 25.13, l’autre des prophéties contre les nations, 25.13-38 et 46-51. Une troisième partie est constituée par 26-35, où l’on a rassemblé dans un ordre arbitraire des morceaux qui ont un ton plus optimiste. Ces pièces sont presque toutes en prose et proviennent en grande partie d’une biographie de Jérémie, qu’on attribue à Baruch. Il faut mettre à part les chap. 30-31 qui sont un livret poétique de consolation. La quatrième partie, 36-44, en prose, continue la biographie de Jérémie et donne le récit de ses souffrances pendant et après le siège de Jérusalem. Elle se termine par 45.1-5, qui est comme la signature de Baruch.

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