Bible-Centre

La réflexion principale pour le 2 février 2026

La venue du Messie, aux temps évangéliques, était associée par la plupart de ceux qui L'attendaient au jour du jugement de Dieu. Rien d'étonnant à cela : le Messie devait établir sur la terre Son Royaume, et tout le monde ne pouvait pas y entrer, mais seulement le juste. Le jour de la venue du Messie et de l'avènement du Royaume messianique devait donc, par définition, devenir aussi le jour du Jugement. Il est vrai que ce Jugement était compris de diverses manières, au point que la religiosité populaire offre une multitude d'images pour le décrire.

Jean utilise l'une de ces images dans sa prédication. Elle repose sur la scène de la séparation de l'humanité, séparation symboliquement décrite comme le vannage du blé au moment de la moisson. C'est une image à laquelle le Sauveur Lui-même a recouru plus d'une fois durant Son ministère terrestre ; manifestement, elle s'est révélée très heureuse pour décrire ce qui arrivera au jour du triomphe du Royaume et du Jugement définitif. Il s'agit de la séparation entre les justes et les pécheurs. Mais il n'y a pas seulement séparation : il y a plutôt une sorte d'épreuve, un test de conformité.

Le grain d'un côté, la balle de l'autre, cela se comprend. Mais le grain diffère qualitativement de la balle ; leur poids aussi est différent, et il l'est parce que le grain est plein, tandis que la balle est vide, simple enveloppe, coquille creuse. C'est là que passe la différence principale entre ceux qui entrent dans le Royaume et ceux qui restent dehors. Toute la question est de savoir avec quoi l'homme arrive au seuil du Royaume. Est-il plein ou vide ? Et cela, à son tour, dépend du chemin qu'il a parcouru.

La justice est avant tout liée à cette présence de Dieu sans laquelle elle ne peut tout simplement pas exister. C'est précisément cette présence qui remplit l'homme. Elle fait de lui un grain. Mais s'il n'y a rien de tel, si l'homme traverse la vie sans chercher aucune présence de Dieu, ou sans même penser à Dieu, alors il n'aura rien pour le remplir. Au bout du chemin, au seuil du Royaume, il se trouvera alors vide. Ce n'est pas Dieu qui juge l'homme et le chasse de ce seuil. On pourrait dire que l'homme se juge lui-même. Ou, plus exactement, le jugement de l'homme devient le chemin qu'il a parcouru. Parcouru avec Dieu, ou sans Lui.

RÉFLEXIONS

 

Le mot « repentir » nous est devenu familier. Nous nous repentons simplement parce qu'il le faut. Nous nous repentons d'une multitude de péchés, mais notre vie en est-elle changée? Si nous ne portons pas de fruits de repentir, nous pouvons sans hésiter... 

 

La lecture d'aujourd'hui nous ramène de nouveau à la figure de Jean le Baptiste. Et ici nous rencontrons encore la différence de vision entre les évangélistes Matthieu et Luc, cette fois au sujet... 

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.