Pouvez-vous vous représenter un homme ordinaire (non le Fils de l'homme) qui ne pécherait pas? Les grands saints parlaient d'eux-mêmes comme de grands pécheurs. Et ici l'apôtre Jean parle de l'«absence de péché» comme de quelque chose de tout à fait connu: «Nous savons...»
Peut-être la solution de ce paradoxe, comme dans beaucoup de situations de la vie spirituelle, tient-elle dans une formule de quatre mots: «déjà oui, pas encore». Le fait d'être né de Dieu, comme le salut, comme l'entrée dans le Royaume, est une notion dynamique; elle n'est pas accomplie, elle s'accomplit en nous, et à mesure qu'elle s'accomplit, nous nous éloignons du péché, parce que nous nous gardons nous-mêmes du mal, et que le Mauvais n'a rien en nous où «s'accrocher».