Bible-Centre

Lectures orthodoxes pour le 13 novembre 2025

La Bible de Jérusalem (fr)

1 Thessaloniciens, Chapitre 2,  vers 9-14

1 L’attitude de Paul pendant son séjour à Thessalonique., 13 La foi et la patience des Thessaloniciens.
9 Vous vous souvenez, frères, de nos labeurs et fatigues : de nuit comme de jour, nous travaillions, pour n’être à la charge d’aucun de vous, tandis que nous vous annoncions l’Évangile de Dieu !
10 Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, combien notre attitude envers vous, les croyants, a été sainte, juste, sans reproche.
11 Comme un père pour ses enfants, vous le savez, nous vous avons, chacun de vous,
12 exhortés, encouragés, adjurés de mener une vie digne de Dieu qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire.
13 Voilà pourquoi, de notre côté, nous ne cessons de rendre grâces à Dieu de ce que, une fois reçue la Parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l’avez accueillie, non comme une parole d’hommes, mais comme ce qu’elle est réellement, la Parole de Dieu. Et cette parole reste active en vous, les croyants.
14 Car vous vous êtes mis, frères, à imiter les Églises de Dieu dans le Christ Jésus qui sont en Judée : vous avez souffert de la part de vos compatriotes les mêmes traitements qu’ils ont soufferts de la part des Juifs :
Notes:
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12 h) Var. « a appelés ».


12 i) Le Royaume de Dieu, 2 Th 1.5 ; Ac 19.8 ; Ep 5.5 ; etc. ; Mt 4.17, et sa gloire sont des biens proprement divins auxquels Dieu appelle, 4.7 ; 5.24, et conduit ses élus, 1.4.


13 j) Cette seconde action de grâces, 1.2-10, a été considérée comme le début d’une lettre indépendante, qui se terminait à l’origine en 4.2 ; en effet, 3.11—4.2 a les caractéristiques d’une conclusion et fait double emploi avec 5.23-28. Certains croient voir dans les vv. 13-16 une interpolation, mais les raisons avancées ne sont pas convaincantes.


13 k) Description concentrée de la tradition apostolique. La parole est d’abord « reçue », 4.1 ; 2 Th 3.6 ; 1 Co 11.23 ; 15.1, 3 ; Ga 1.9 ; Ph 4.9 ; Col 2.6, c’est-à-dire entendue, Rm 10.17 ; Ep 1.13 ; Ac 15.7 ; etc., puis, pénétrant jusqu’au cœur, cf. Rm 10.8-10, elle y est « accueillie », 1.6 ; 2 Th 2.10 ; 2 Co 11.4 ; Ac 8.14, etc. ; Mc 4.20, c’est-à-dire que l’auditeur reconnaît que Dieu parle par son envoyé, 4.1s ; 2 Co 3.5 ; 13.3.


13 l) Ou peut-être « est rendue active », Dieu agissant par sa parole dans les croyants, cf. 1.8 ; 2 Th 3.1 ; He 4.12.


14 m) La sévérité des vv. 15-16 (qui relient le Jésus de l’histoire au Jésus de la foi) reflète les polémiques primitives de Jérusalem, Mt 5.12 ; 21.33-46 ; 23.29-37 ; Ac 2.23 ; elle est causée par l’acharnement de la Synagogue à entraver la prédication de Paul chez les païens, v. 16 ; cf. Ph 3.2-3 ; Ac 13.5. Cependant Paul ne s’en prend qu’aux adversaires directs de sa mission. Il rappellera souvent les grandeurs du peuple élu et complétera, en d’autres contextes, le présent tableau cf. Rm 9:-11 ; Ga 4.21-31. Il n’épargnera pas ses efforts pour resserrer l’unité entre les chrétiens venus du paganisme et ceux qui sont nés d’Israël, cf. 1 Co 16.1 ; Ep 2.11-22.


Les premières épîtres en date sont adressées aux Thessaloniciens, que Paul a évangélisés au cours du deuxième voyage, Ac 17.1-10, de l’automne 49 au printemps 50. Obligé par les attaques des Juifs de partir pour Bérée, d’où il gagna Athènes et Corinthe, c’est sans doute de cette dernière ville, durant l’été 50, qu’il écrivit 1 Th. Silas et Timothée sont à ses côtés et les bonnes nouvelles rapportées par ce dernier d’une deuxième visite à Thessalonique sont l’occasion pour Paul d’une effusion du cœur, 1 Th 1-3, suivie d’exhortations pratiques, 1 Th 4.1-12 ; 5.12-28, entre lesquelles s’insère une réponse sur le sort des défunts et la Parousie du Christ, 1 Th 4.13–5.11. Écrite sans doute de Corinthe quelques mois plus tard (2 Th 2.15), 2 Th donne, avec d’autres exhortations pratiques, 1 ; 2 Th 2.13–3.15, de nouvelles instructions sur la date de la Parousie et les signes qui doivent la précéder, 2 Th 2.1-12.

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Luc, Chapitre 11,  vers 47-54

IV. La montée vers Jérusalem> 23 Intransigeance de Jésus., 37 Contre les Pharisiens et les légistes.
47 « Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et ce sont vos pères qui les ont tués !
48 Vous êtes donc des témoins et vous approuvez les actes de vos pères ; eux ont tué, et vous, vous bâtissez !
49 « Et voilà pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils en tueront et pourchasseront,
50 afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la fondation du monde,
51 depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui périt entre l’autel et le Temple. Oui, je vous le dis, il en sera demandé compte à cette génération.
52 « Malheur à vous, les légistes, parce que vous avez enlevé la clef de la science ! Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! »
53 Quand il fut sorti de là, les scribes et les Pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement et à le faire parler sur une foule de choses,
54 lui tendant des pièges pour surprendre de sa bouche quelque parole.

Luc, Chapitre 12,  vers 1

IV. La montée vers Jérusalem> 1 Parler ouvertement et sans crainte.
1 Sur ces entrefaites, la foule s’étant rassemblée par milliers, au point qu’on s’écrasait les uns les autres, il se mit à dire, et d’abord à ses disciples : « Méfiez-vous du levain ­ c’est-à-dire de l’hypocrisie ­ des Pharisiens.
Lire la suite:Luc, Chapitre 12
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

11:48 u) Ironique. En bâtissant des tombeaux aux prophètes, les légistes croient réparer les fautes de leurs pères. Mais ils ont les mêmes dispositions qu’eux.


11:49 v) Il s’agit ici des décrets divins interprétés par Jésus.


11:53 w) L’opposition des ennemis de Jésus va grandissant Lc, mieux que Mc, en a marqué les étapes, 6.11 ; 11.53-54 ; 19.48 ; 20.19-20 ; 22.2.


12:1 x) Ou bien « se mit à dire à ses disciples En premier lieu, méfiez-vous... ».


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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