Voilà, Paul l’a dit. Et l’on aurait tellement voulu passer quelque part sur le bord, enfin, plus ou moins convenablement... Rester dans les limites d’un « comportement acceptable »... Mais lui parle avec force : « La sainteté, sans laquelle personne ne verra le Seigneur ». Voilà. Nous, nous ne cessons de dire : les saints, c’est une chose ; nous, les gens ordinaires, c’en est une autre... L’apôtre Paul nous coupe l’herbe sous le pied. Peut-être sont-ils vraiment plus intelligents, plus justes, peut-être leur est-il vraiment plus facile qu’à nous. Mais tout cela ne nous aidera en rien. Sans la sainteté, il est impossible de voir le Seigneur.
Mais l’essence de la sainteté ne consiste pas à « ne pas faire ceci, cela, la cinquième et la vingtième chose ». Le mot hébreu « qadosh », traduit par « saint », signifie littéralement « séparé ». Le saint est celui qui appartient entièrement à Dieu, et non au monde. Et sans cette séparation d’avec le monde et ce don de soi à Dieu, Le voir... est impossible.