Le tout début du verset 11 fait penser à des relations réciproques entre nous et le texte sacré. Paul, qui utilise à maintes reprises des citations de l'Écriture pour confirmer ses paroles, affirme ici au contraire qu'une certaine parole est digne de foi. Cette reconnaissance mutuelle de la présence de l'Esprit Saint dans la Parole et dans l'homme est remarquable !
La suite représente apparemment un fragment d'un ancien hymne chrétien, dont le sens principal est la proclamation que la vie en union avec Dieu, ayant commencé ici dans la souffrance et la mort partagées avec Jésus-Christ, se poursuit aussi après la mort, dans Sa Résurrection et Son règne. Notons pour nous-mêmes le caractère quelque peu paradoxal de la fin de ce fragment : notre reniement de Dieu (c'est-à-dire la rupture des relations avec Lui) signifie notre infidélité, mais le reniement de Dieu envers nous n'est pas infidélité, parce qu'Il demeure fidèle à Lui-même et à Son dessein, ce qui donne de l'espérance à notre existence dans ce monde changeant et infidèle.