Bible-Centre

La réflexion principale pour le 1 avril 2025

La Torah, comme la Bible dans son ensemble, n'a jamais encouragé la vengeance ni poussé qui que ce soit à l'esprit de vengeance. Il y a certes, parmi les lois de la Torah, celle que Jésus cite dans le Sermon sur la montagne, au sujet de l'oeil pour oeil et de la dent pour dent. Cette norme faisait partie de ce principe qui traverse de manière cohérente la législation du Livre de l'Exode : le principe du talion, le principe de la rétribution et de la compensation. Mais ce principe peut être mis en oeuvre de différentes manières. On peut, par exemple, adopter une loi prescrivant le versement d'une compensation monétaire à celui qui a subi un dommage. Dans le même Livre de l'Exode, de telles normes sont nombreuses.

Si quelqu'un causait à un autre un dommage personnel ou matériel, il était en règle générale condamné précisément à compenser le préjudice causé, souvent à plusieurs fois sa valeur. En cas de dommage personnel, celui qui l'avait infligé devait payer les soins de la victime et l'entretenir à ses frais jusqu'à ce que sa capacité de travail soit rétablie. Et si cela ne se produisait pas, le coupable était tenu d'entretenir la victime à ses frais jusqu'à la fin de ses jours. La norme qui suit le principe « oeil pour oeil, dent pour dent » était plutôt un vestige du passé, lorsque la vengeance était le seul, ou du moins le principal, moyen de régler les relations et de compenser le dommage causé.

Il s'agit ici plutôt d'une limitation que d'une prescription : pour qu'à cause d'un oeil crevé on ne crève pas les deux yeux du coupable, et qu'on ne lui arrache pas toutes les dents pour la perte d'une seule dent par la victime. Mais même sous cette forme limitée, la vengeance restait vengeance. Ce n'est pas par hasard que Jésus abolit cette norme : elle était une concession évidente à la condition pécheresse humaine. Quant à l'attitude réelle de la Torah envers la vengeance, on la voit facilement dans la loi qui interdit de se venger sur les biens de son ennemi. On ne peut pas utiliser le malheur arrivé à quelqu'un pour lui faire du mal, même s'il est ton ennemi.

À l'extrême rigueur, s'il n'y a vraiment aucune possibilité de se retenir, on peut lui infliger un dommage proportionné, surtout s'il s'agit par exemple d'une bagarre. Mais on ne peut pas se venger même de son ennemi à chaque occasion favorable. Une telle vengeance sans limites ne signifie qu'une chose : une haine sans fin et ininterrompue envers celui dont on se venge. Une haine avec laquelle il est impossible de vivre. Et pas seulement parce qu'en haïssant ainsi on peut tôt ou tard tuer celui qu'on hait, mais parce que par cette haine on se tue soi-même. Pour toujours et sans retour.

RÉFLEXIONS

 

On a coutume de penser que l'amour des ennemis est une vertu exclusivement évangélique, néotestamentaire. En réalité, comme on le voit, les normes correspondantes existent déjà dans la législation du livre de l'Exode, et cela comme loi, non comme simple souhait ou conseil. Ici, bien sûr, il ne s'agit pas encore de l'amour comme relations stables ; il faut plutôt parler de... 

 

La Torah (comme la Bible dans son ensemble) n'a jamais encouragé la vengeance ni poussé personne à l'esprit de vengeance. Il existe certes, parmi les lois de la Torah, celle que Jésus cite dans le Sermon sur la montagne, à propos de l'oeil pour oeil et de la dent pour dent. Cette norme faisait partie du principe appliqué avec constance dans... 

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