Il n'y a tout de même aucun enseignement qui place l'homme aussi haut que le Christ l'a placé; car si l'aide que nous apportons à n'importe lequel de ceux qui nous entourent se révèle être une aide apportée au Christ lui-même, nous voyons ici plus que l'amour de Dieu pour l'homme. Ici, nous redécouvrons le sens des paroles depuis longtemps connues selon lesquelles le Seigneur nous a créés à son image et à sa ressemblance, et même le fait que nous souillions constamment cette image n'annule pas la très haute destination qu'il a pensée pour nous.
Ici aussi nous trouvons une réponse à ceux qui demandent avec inquiétude: « Que deviendra-t-il de ceux qui étaient loin de la foi, mais accomplissaient de bonnes œuvres? » Bien sûr, aucun de nous ne pourra répondre avec une pleine certitude à la question de savoir qui ira où. Et pourtant, si les œuvres étaient vraiment bonnes, ceux qui les ont accomplies ne seront pas oubliés. Car même sans penser à servir le Seigneur, ils ont pris soin de lui. Mais, en conséquence, à ceux qui n'ont pas apporté l'aide nécessaire à ceux qui les entouraient, il sera demandé compte selon les œuvres, et non selon l'adhésion à des principes théoriques.
Il est intéressant que si, au début de la parabole, il est question du Fils de l'homme, le récit parle ensuite du Roi. Le Christ révèle une fois encore à ses disciples qui il est, car en justice seul le Seigneur est digne d'être Roi.
