Bible-Centre

La réflexion principale pour le 14 janvier 2025

Sur le péché, beaucoup a été dit et écrit en deux mille ans d'histoire chrétienne. De même que sur la lutte contre lui. Et avant la venue du Christ dans le monde, on en parlait aussi.

Et pourtant, souvent, autrefois comme aujourd'hui, on parle du péché comme d'une transgression de la norme morale. Ou comme d'une source de mal pour le prochain. Or l'auteur de l'épître attire l'attention sur autre chose: il parle d'un cœur mauvais et infidèle qui sépare l'homme de Dieu. Il dit ce qui, d'une part, paraît évident en soi, et qui, d'autre part, nous ramène à cette conception du péché que l'on pourrait appeler biblique à l'origine.

Les livres bibliques n'ont nullement été écrits par des philosophes moralistes. Et les auteurs des livres bibliques considéraient le péché comme un mal non parce que les actes pécheurs contredisent certaines normes morales, même établies par Dieu. Car Dieu non plus n'est pas moraliste. Il hait le péché non parce qu'il est beau et digne pour l'homme d'être moral, ou du moins pas seulement pour cela. Bien sûr, le péché déforme en l'homme l'image de Dieu, et cela ne peut réjouir Dieu. Mais le plus terrible est ailleurs: le péché sépare l'homme de Dieu. Et le plus terrible ici, c'est que Dieu ne peut rien y faire.

L'homme est libre, et Dieu respecte sa liberté. Et si cet homme libre, abusant de sa liberté, dresse entre lui et Dieu un mur fait de ses propres péchés et de leurs conséquences, il ne reste à Dieu qu'à attendre le repentir et une nouvelle conversion. C'est ce mur qui est ce que le péché peut apporter de plus terrible à l'homme. Non parce que tout le reste serait sans importance. Simplement, avec tout le reste, Dieu peut parfaitement s'en charger, pourvu seulement que l'homme Le laisse faire. Mais seul l'homme lui-même est capable de briser ce mur.

Pour cela, il faut une ferme résolution, impossible à l'homme dont le cœur est traversé par le péché ou à qui manque la fidélité. Car la conversion est avant tout un changement de l'orientation spirituelle du cœur, de son intention, comme disent les psychologues contemporains. Et cette nouvelle intention doit être assez profonde et stable; sans cela, on ne pourra ni percer ni briser le mur du péché. Alors il faudra oublier la nouvelle conversion et le renouvellement spirituel. Sinon pour toujours, du moins pour longtemps.

RÉFLEXIONS

 

Des garanties sont-elles données au croyant en échange de sa foi ? Celui qui se dit chrétien est-il sauvé automatiquement ?... 

 

Dans la lecture d'aujourd'hui de l'épître aux Hébreux, les mots «tant qu'on peut dire »aujourd'hui«» ont touché le cœur d'une manière particulière. Tant qu'il est encore temps, tant que l'Éternité n'est pas venue... 

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