En prenant congé des presbytres d'Éphèse, sans espérer les revoir, l'apôtre Paul leur donne une dernière instruction, comme un testament. Et, se donnant lui-même en exemple, il leur dit des choses assez inattendues...
En prenant congé des presbytres d'Éphèse, sans espérer les revoir, l'apôtre Paul leur donne une dernière instruction, comme un testament. Et, se donnant lui-même en exemple, il leur dit des choses assez inattendues. Nous avons l'habitude de lier la vie chrétienne avant tout aux travaux spirituels ; l'activité matérielle, le travail séculier, sont pour nous comme une nécessité pénible. C'est-à-dire que nous acceptons de les supporter comme quelque chose de secondaire, qui nous permet de survivre, mais qui réduit les possibilités de notre service « spirituel ».
Paul, lui, propose de percevoir ce travail comme un véritable service et, en même temps, de travailler de telle manière que l'on puisse non seulement se nourrir soi-même et nourrir sa famille, mais aussi aider les autres, soutenir les faibles, avoir la possibilité de donner. La position de premier plan commandée par le Christ aux chrétiens dans le monde (« lumière du monde », « sel de la terre ») consiste aussi à être les meilleurs travailleurs, non pour leur propre gloire, mais pour la transfiguration de ce monde.