Dans la lecture d'aujourd'hui, le prophète Isaïe dit des choses très importantes pour nous aujourd'hui sur ce qui se passe...
Dans la lecture d'aujourd'hui, le prophète Isaïe dit des choses très importantes pour nous aujourd'hui sur ce qui arrive à une société qui ne se laisse pas guider par la vérité de Dieu. Il brosse le tableau d'un appauvrissement et d'un rapetissement complets, et les détails de ce tableau sont, hélas, trop reconnaissables. Le prophète parle d'une société où il n'y a ni juge juste, ni chef sage, ni prophète annonçant la Vérité. Même un dirigeant convenable pour le plus petit groupe, on n'en trouve pas. La voix de l'artiste se tait, et les représentations de la vraie beauté se perdent. Alors, dit le prophète, les gens se saisissent de n'importe quel homme correctement vêtu et lui donnent le pouvoir, tandis que lui jure qu'il ne peut pas guérir les blessures de la société...
C'est ainsi que Jérusalem s'écroula et que Juda tomba. C'est ainsi que s'écroule une société où la vérité de Dieu est oubliée. Le prophète parle d'un peuple qui n'a même plus honte de son péché et de son infidélité envers Dieu, et qui attire lui-même le mal sur lui. Le prophète dit que les chefs ont perverti les sentiers du peuple. Cela nous est très compréhensible, car nous avons l'habitude de rejeter sur les chefs la faute de tous les péchés et de toutes les blessures de la société. Mais le prophète vient de dire que cette société, qui n'a pas honte du péché, choisit elle-même pour chefs n'importe qui. Pour que nous comprenions tout à fait clairement de quoi il s'agit, le prophète dit aux chefs du peuple de Dieu: «ce que vous avez pillé aux pauvres est dans vos maisons».
Il se peut que nous ne soyons pas en mesure de corriger ce qui nous arrive. Mais, au moins, il nous importe d'entendre ce que le prophète dit de nous, afin de comprendre clairement pourquoi nous nous trouvons dans un état si lamentable, et de savoir pour quoi prier et de quoi nous repentir.