Un chrétien doit-il payer des impôts ? Les paroles du Christ sur le tribut à César ont souvent été comprises comme la justification d'une sorte d'« équilibre raisonnable » entre vie séculière et vie religieuse. César, dit-on, a ses droits sur nous, et Dieu a les Siens. Mais César et Dieu ne sont comparables ni par leur pouvoir ni par notre responsabilité envers eux. Dieu seul nous a créés et nous donne la vie. Dieu seul doit être servi et adoré par nous. Nous avons tout reçu de Dieu.
Beaucoup pensent qu'il faut d'abord rendre « à César ce qui est à César », puis donner à Dieu ce qui restera. Mais si nous rendons d'abord à Dieu ce qui Lui est « dû » (et nous Lui devons bien plus que nous ne possédons — souvenons-nous de la parabole des talents), que restera-t-il au pauvre César ? Bien sûr, le chrétien doit participer à la vie de la société, notamment en payant des impôts à l'État, mais ce n'est pas servir César (on ne peut servir deux maîtres) : c'est servir la société, les hommes, le prochain, et donc servir l'amour et Dieu. Ainsi, les paroles de Jésus sur le tribut prolongent Sa parabole de la vigne : nous cultivons la vigne de Dieu et devons Lui en remettre les fruits.
