L'invasion ennemie doit devenir la rétribution de l'infidélité. Tout récemment, le Seigneur était avec son peuple qui combattait les ennemis: c'était grâce à lui que le peuple remportait des victoires. Mais maintenant, il est du côté de ceux qui...
L'invasion ennemie doit devenir la rétribution de l'infidélité. Tout récemment, le Seigneur était avec son peuple qui combattait les ennemis: c'était grâce à lui que le peuple remportait des victoires. Mais maintenant, il est du côté de ceux qui viennent conquérir Jérusalem. Pourtant ce n'est pas le Seigneur qui a trahi le peuple, c'est le peuple qui s'est détourné de lui. Cela entre difficilement dans des esprits habitués à la logique des solutions simples, mais il en est ainsi: même en combattant contre le peuple, le Seigneur continue à le garder et à prendre soin de lui, il cherche à favoriser la correction de ses voies.
Pour l'instant, au milieu de ce peuple, on entend des paroles de paix, mais il n'y a de paix ni sur la terre ni dans les cœurs. Cela aussi nous est familier: trop souvent, à notre époque, les paroles de paix deviennent un rituel hypocrite qui couvre la haine et la disponibilité constante à l'hostilité. Et nous voyons alors que beaucoup de gens, rejetant des paroles qui ont perdu leur crédibilité, non seulement ne cherchent pas la paix véritable, mais sèment ouvertement la discorde. On peut comprendre leur aversion pour l'hypocrisie. Mais l'hypocrisie n'est pas abolie par le mal qui engendre une nouvelle hypocrisie, mais par l'incarnation authentique du bien. Si cela ne se produit pas, le Seigneur non seulement rejette les rites hypocrites, mais il n'empêche pas que s'abatte sur le peuple ce mal même que celui-ci a choisi pour lui-même: celui qui a rejeté la miséricorde devra goûter son contraire.
Et pourtant, de nouveau et encore, les affligés sont comparés à une femme qui enfante, et cette comparaison donne de l'espérance. La femme pendant l'accouchement souffre, mais ses douleurs ne sont pas dépourvues de sens: par elles apparaît une vie nouvelle. Et si le peuple, par un repentir douloureux, naît de nouveau, ses souffrances ne seront pas dépourvues de sens.