Les œuvres du Seigneur demeurent fermes pour les siècles des siècles ; rien ne peut leur être comparé. Mais s’il en est ainsi, pourquoi permet-Il...
Les œuvres du Seigneur demeurent fermes pour les siècles des siècles ; rien ne peut leur être comparé. Mais s’il en est ainsi, pourquoi permet-Il à Son peuple de prendre possession de l’héritage des nations ? Bien sûr, il s’agit d’abord de la Terre promise, reconquise sur les païens, mais est-ce tout ? Les terres de Palestine ne sont-elles pas aussi l’image d’un autre héritage, spirituel ?
Avec une telle interprétation, il est facile de céder à la tentation de considérer les multiples manifestations des coutumes païennes comme un héritage à assimiler. Nous savons que beaucoup d’Israélites raisonnaient précisément ainsi, et la Bible montre à maintes reprises où cela les conduisait.
Pourtant, la terre avait été promise aux descendants d’Abraham non seulement bien avant les guerres de Josué, mais même avant que ne s’y établissent les peuples païens que Josué en chassa. La terre qu’ils possédaient n’était pas la leur. Et si la question se pose de la nécessité d’assimiler les réalisations véritablement précieuses de la culture et de la technique qui ont pris forme dans un milieu païen, il n’est pas inutile de se demander : est-ce vraiment le paganisme qui les a produites ? Ne proviennent-elles pas d’une autre source, comme ces terres qui n’étaient pas destinées aux païens ?