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Lecture en trois ans pour le 25 octobre 2021

New American Standard Bible (en)

1 Timothy, Chapter 2,  verses 1-7

1 A Call to Prayer
1 First of all, then, I urge that entreaties and prayers, petitions and thanksgivings, be made on behalf of all men, 2 for kings and all who are ina Or a high positionauthority, so that we may lead a tranquil and quiet life in all godliness andb Or seriousnessdignity. 3 This is good and acceptable in the sight of God our Savior, 4 who desires all men to be saved and to come to thec Or recognitionknowledge of the truth. 5 For there is one God, and one mediator also between God and men, the man Christ Jesus, 6 who gave Himself as a ransom for all, the testimonyd Or to be givengiven ate Lit its own timesthe proper time. 7 For this I was appointed af Or heraldpreacher and an apostle (I am telling the truth, I am not lying) as a teacher of the Gentiles in faith and truth.
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Notes sur la partie

1 m) « Je recommande » var. « Recommande ».


2 n) Sur le loyalisme de saint Paul, cf. Rm 13.1-7. La fin du v. reflète peut-être des craintes de l’Apôtre pour l’avenir.


4 o) Cette affirmation, cf. 4.10, d’une grande portée théologique, aide à interpréter correctement certains passages de l’épître aux Romains, cf. 9.18, 21 ; etc. Elle est motivée, v. 5, par un rappel de l’unicité de Dieu, cf. Mc 12.29 ; Rm 3.29-30 ; Ep 4.6. Paul a reçu du Seigneur, v. 7, la mission de prêcher le salut offert à tous, Rm 1.1 ; Ac 9.15.


4 p) Le salut est connaissance de la vérité, 4.3 ; 2 Tm 2.25 ; 3.7 ; Tt 1.1. Mais cette connaissance entraîne l’engagement de toute la vie, cf. Os 2.22 ; Jn 8.32 ; 10.14 ; 2 Th 2.12 ; etc.


5 q) Littéralement « (un) homme Christ Jésus ». Jésus est médiateur en sa qualité d’homme, qui lui permet d’être sauveur de tous, v. 4, par sa mort en rançon pour eux, v. 6. Cf. He 2.14-17.


6 r) Cf. 6.13. En acceptant de mourir pour tous les hommes, le Christ a rendu manifeste aux yeux du monde le dessein divin de sauver tous les hommes. Témoin du Père par sa vie, il le fut au degré suprême par sa mort (« témoin » et « martyr » traduiront plus tard le même mot grec). Cf. Jn 3.11 ; Ap 1.5 ; 3.14.


Les lettres à Timothée et à Tite sont adressées à deux des plus fidèles disciples de Paul, Ac 16.14 ; 2 Co 2.13. Elles donnent des directives pour l’organisation et la conduite des communautés qui leur ont été confiées. C’est pourquoi l’on a coutume, depuis le XVIIIe siècle, de les appeler « pastorales ». Par rapport aux autres lettres de Paul, celles-ci présentent des divergences significatives. On note par exemple une différence considérable dans le vocabulaire. Nombre de mots fréquents dans les autres épîtres ont disparu ici et on trouve une forte proportion de mots qui n’apparaissent nulle part ailleurs. Le style n’est plus passionné et enthousiaste mais terne et bureaucratique. La façon d’aborder les problèmes a changé. Paul se contente de condamner les faux enseignements au lieu de s’y opposer en argumentant de manière persuasive. Enfin on a du mal à situer ces lettres dans le cours de la vie de Paul, tel que les Actes nous le font connaître. On comprendra donc que l’authenticité des Pastorales soit discutée. On explique souvent ces différences en invoquant l’âge avancé de Paul, qui aurait peut-être laissé plus de latitude à un secrétaire (peut-être Luc, 2 Tm 4.11) et en rappelant que nous ignorons tout de la vie de Paul après qu’il eut été relâché de prison à Rome. Mais des critiques en aussi grand nombre rejettent ces arguments qu’ils jugent trop subjectifs et maintiennent que les Pastorales ont été composées par un disciple de Paul, à la fin du Ier siècle pour résoudre les problèmes d’une Église très différente. Cette hypothèse n’est nullement impossible mais aucun témoignage n’indique que les lettres pseudépigraphes existaient et représentaient quelque chose d’acceptable. 2 Th 2.2 et Ap 22.18 montrent que les premiers chrétiens voyaient la nécessité de distinguer les écrits authentiques des faux. Une minorité de critiques défend une position intermédiaire entre ces deux extrêmes : selon elle un fidèle disciple de Paul aurait hérité de trois lettres que Timothée et Tite avaient conservées jusqu’à leur mort. Il compléta alors ces lettres en y ajoutant ce qu’il pensait que Paul aurait pu dire pour répondre aux problèmes nouveaux que rencontrait l’Église. Les Pastorales ne seraient donc pas de l’Apôtre mais contiendraient des fragments authentiques : par exemple 2 Tm 1.15-18 ; 4.9-15 ; Tt 3.12-14. L’absence d’accord sur l’étendue et le nombre de ces fragments affaiblit gravement cette hypothèse, qui est également incapable de fournir la moindre preuve à l’appui d’une telle pratique éditoriale à cette époque.

Le fait que toutes les hypothèses actuelles soient insatisfaisantes fait penser qu’on a peut-être eu tort de traiter les Pastorales comme un ensemble unifié ; car alors les observations qui semblent justes pour une des lettres sont appliquées également aux deux autres ce qui provoque la confusion. Or, l’examen détaillé fait apparaître une plus grande proximité entre 1 Tm et Tt qu’entre l’une ou l’autre de celles-ci et 2 Tm. Si l’on considère cette dernière séparément, il n’y a aucune objection convaincante à ce qu’elle ait été écrite par Paul. Adressée à un individu, elle diffère des épîtres adressées à des Églises de la même manière que l’épître d’Ignace à l’Église de Smyrne diffère de son épître à Polycarpe, évêque de la même Église. Si l’on admet que 2 Tm 4.6 n’est pas une allusion à la mort qui approche, 2 Tm s’inscrit naturellement dans le cadre de la fin de l’emprisonnement de Paul à Rome, Ac 28.16s, alors qu’il espérait sa libération. Si l’on accepte l’authenticité de 2 Tm, le caractère hétérogène de 1 Tm et de Tt dans le corpus paulinien devient encore plus évident. En particulier, la vision de ministère qui y est développée contraste vivement avec la dynamique missionnaire qui est de règle chez Paul. Ce qui domine ici, c’est un souci d’intégration à la société ambiante, 1 Tm 2.1-2, 6.1-2 ; Tt 3.1-2 et les qualités requises pour les ministres sont celles de n’importe quel bureaucrate, 1 Tm 3.1-13, Tt 1.5-9. Il y a donc eu une nette évolution dans les Églises pauliniennes. Une Église enthousiaste, enflammée par l’Esprit est devenue une communauté douillette. Mais si le chef charismatique a cédé la place à une direction institutionnelle, il n’y a pas trace du type d’épiscopat monarchique attesté par Ignace d’Antioche. L’autorité dans l’Église est collégiale et les « évêques » 1 Tm 3.2-5, ont la même fonction que les « anciens » 1 Tm 5.17. Chaque ancien doit avoir les qualités d’un « évêque », Tt 1.6-9, il ne faut donc pas assigner à 1 Tm et à Tt une date trop tardive dans le Ier siècle.

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