1 Timothy, Chapter 2, verses 1-8
1 That it is meet to pray and give thanks for all men, and the reason whyLuke, Chapter 7, verses 1-10
1 Christ findeth a greater faith in the centurion, a Gentile, than in any of the Jews, 10 healeth his servant being absent3 r) Notables de la localité, à ne pas confondre avec les anciens de Jérusalem, membres du Sanhédrin.
5 s) C’était sans doute, comme Corneille, Ac 10.1-2, un païen sympathisant au judaïsme.
7 t) Var. « et mon enfant sera guéri ».
Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.
D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.
Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

2
2:1 I exhort therefore - Seeing God is so gracious.In this chapter he gives directions,
- With regard to public prayers
- With regard to doctrine.
Supplication is here the imploring help in time of need: prayer is any kind of offering up our desires to God. But true prayer is the vehemency of holy zeal, the ardour of divine love, arising from a calm, undisturbed soul, moved upon by the Spirit of God. Intercession is prayer for others.We may likewise give thanks for all men, in the full sense of the word, for that God "willeth all men to be saved," and Christ is the Mediator of all.2:2 For all that are in authority - Seeing even the lowest country magistrates frequently do much good or much harm. God supports the power of magistracy for the sake of his own people, when, in the present state of men, it could not otherwise be kept up in any nation whatever. Godliness - Inward religion; the true worship of God. Honesty - A comprehensive word taking in the whole duty we owe to our neighbour.
2:3 For this - That we pray for all men. Do you ask, "Why are not more converted?" We do not pray enough. Is acceptable in the sight of God our Saviour - Who has actually saved us that believe, and willeth all men to be saved. It is strange that any whom he has actually saved should doubt the universality of his grace!
2:4 Who willeth seriously all men - Not a part only, much less the smallest part. To be saved - Eternally. This is treated of, Ti1 2:5-6.And, in order thereto, to come - They are not compelled.To the knowledge of the truth - Which brings salvation.This is treated of, Ti1 2:6-7.
2:5 For - The fourth verse is proved by the fifth; the first, by the fourth. There is one God - And they who have not him, through the one Mediator, have no God. One mediator also - We could not rejoice that there is a God, were there not a mediator also; one who stands between God and men, to reconcile man to God, and to transact the whole affair of our salvation.This excludes all other mediators, as saints and angels, whom the Papists set up and idolatrously worship as such: just as the heathens of old set up many mediators, to pacify their superior gods. The man - Therefore all men are to apply to this mediator, "who gave himself for all."
2:6 Who gave himself a ransom for all - Such a ransom, the word signifies, wherein a like or equal is given; as an eye for an eye, or life for life: and this ransom, from the dignity of the person redeeming, was more than equivalent to all mankind.To be testified of in due season - Literally, in his own seasons; those chosen by his own wisdom.
2:8 I will - A word strongly expressing his apostolical authority. Therefore - This particle connects the eighth with the first verse. That men pray in every place - Public and private. Wherever men are, there prayer should be. Lifting up holy hands - Pure from all known sin. Without wrath - In any kind, against any creature. And every temper or motion of our soul that is not according to love is wrath. And doubting - Which is contrary to faith. And wrath, or unholy actions, or want of faith in him we call upon, are the three grand hinderances of God's hearing our petitions. Christianity consists of faith and love, embracing truth and grace: therefore the sum of our wishes should be, to pray, and live, and die, without any wrath or doubt.
1 m) « Je recommande » var. « Recommande ».
2 n) Sur le loyalisme de saint Paul, cf. Rm 13.1-7. La fin du v. reflète peut-être des craintes de l’Apôtre pour l’avenir.
4 o) Cette affirmation, cf. 4.10, d’une grande portée théologique, aide à interpréter correctement certains passages de l’épître aux Romains, cf. 9.18, 21 ; etc. Elle est motivée, v. 5, par un rappel de l’unicité de Dieu, cf. Mc 12.29 ; Rm 3.29-30 ; Ep 4.6. Paul a reçu du Seigneur, v. 7, la mission de prêcher le salut offert à tous, Rm 1.1 ; Ac 9.15.
4 p) Le salut est connaissance de la vérité, 4.3 ; 2 Tm 2.25 ; 3.7 ; Tt 1.1. Mais cette connaissance entraîne l’engagement de toute la vie, cf. Os 2.22 ; Jn 8.32 ; 10.14 ; 2 Th 2.12 ; etc.
5 q) Littéralement « (un) homme Christ Jésus ». Jésus est médiateur en sa qualité d’homme, qui lui permet d’être sauveur de tous, v. 4, par sa mort en rançon pour eux, v. 6. Cf. He 2.14-17.
6 r) Cf. 6.13. En acceptant de mourir pour tous les hommes, le Christ a rendu manifeste aux yeux du monde le dessein divin de sauver tous les hommes. Témoin du Père par sa vie, il le fut au degré suprême par sa mort (« témoin » et « martyr » traduiront plus tard le même mot grec). Cf. Jn 3.11 ; Ap 1.5 ; 3.14.
Les lettres à Timothée et à Tite sont adressées à deux des plus fidèles disciples de Paul, Ac 16.14 ; 2 Co 2.13. Elles donnent des directives pour l’organisation et la conduite des communautés qui leur ont été confiées. C’est pourquoi l’on a coutume, depuis le XVIIIe siècle, de les appeler « pastorales ». Par rapport aux autres lettres de Paul, celles-ci présentent des divergences significatives. On note par exemple une différence considérable dans le vocabulaire. Nombre de mots fréquents dans les autres épîtres ont disparu ici et on trouve une forte proportion de mots qui n’apparaissent nulle part ailleurs. Le style n’est plus passionné et enthousiaste mais terne et bureaucratique. La façon d’aborder les problèmes a changé. Paul se contente de condamner les faux enseignements au lieu de s’y opposer en argumentant de manière persuasive. Enfin on a du mal à situer ces lettres dans le cours de la vie de Paul, tel que les Actes nous le font connaître. On comprendra donc que l’authenticité des Pastorales soit discutée. On explique souvent ces différences en invoquant l’âge avancé de Paul, qui aurait peut-être laissé plus de latitude à un secrétaire (peut-être Luc, 2 Tm 4.11) et en rappelant que nous ignorons tout de la vie de Paul après qu’il eut été relâché de prison à Rome. Mais des critiques en aussi grand nombre rejettent ces arguments qu’ils jugent trop subjectifs et maintiennent que les Pastorales ont été composées par un disciple de Paul, à la fin du Ier siècle pour résoudre les problèmes d’une Église très différente. Cette hypothèse n’est nullement impossible mais aucun témoignage n’indique que les lettres pseudépigraphes existaient et représentaient quelque chose d’acceptable. 2 Th 2.2 et Ap 22.18 montrent que les premiers chrétiens voyaient la nécessité de distinguer les écrits authentiques des faux. Une minorité de critiques défend une position intermédiaire entre ces deux extrêmes : selon elle un fidèle disciple de Paul aurait hérité de trois lettres que Timothée et Tite avaient conservées jusqu’à leur mort. Il compléta alors ces lettres en y ajoutant ce qu’il pensait que Paul aurait pu dire pour répondre aux problèmes nouveaux que rencontrait l’Église. Les Pastorales ne seraient donc pas de l’Apôtre mais contiendraient des fragments authentiques : par exemple 2 Tm 1.15-18 ; 4.9-15 ; Tt 3.12-14. L’absence d’accord sur l’étendue et le nombre de ces fragments affaiblit gravement cette hypothèse, qui est également incapable de fournir la moindre preuve à l’appui d’une telle pratique éditoriale à cette époque.
Le fait que toutes les hypothèses actuelles soient insatisfaisantes fait penser qu’on a peut-être eu tort de traiter les Pastorales comme un ensemble unifié ; car alors les observations qui semblent justes pour une des lettres sont appliquées également aux deux autres ce qui provoque la confusion. Or, l’examen détaillé fait apparaître une plus grande proximité entre 1 Tm et Tt qu’entre l’une ou l’autre de celles-ci et 2 Tm. Si l’on considère cette dernière séparément, il n’y a aucune objection convaincante à ce qu’elle ait été écrite par Paul. Adressée à un individu, elle diffère des épîtres adressées à des Églises de la même manière que l’épître d’Ignace à l’Église de Smyrne diffère de son épître à Polycarpe, évêque de la même Église. Si l’on admet que 2 Tm 4.6 n’est pas une allusion à la mort qui approche, 2 Tm s’inscrit naturellement dans le cadre de la fin de l’emprisonnement de Paul à Rome, Ac 28.16s, alors qu’il espérait sa libération. Si l’on accepte l’authenticité de 2 Tm, le caractère hétérogène de 1 Tm et de Tt dans le corpus paulinien devient encore plus évident. En particulier, la vision de ministère qui y est développée contraste vivement avec la dynamique missionnaire qui est de règle chez Paul. Ce qui domine ici, c’est un souci d’intégration à la société ambiante, 1 Tm 2.1-2, 6.1-2 ; Tt 3.1-2 et les qualités requises pour les ministres sont celles de n’importe quel bureaucrate, 1 Tm 3.1-13, Tt 1.5-9. Il y a donc eu une nette évolution dans les Églises pauliniennes. Une Église enthousiaste, enflammée par l’Esprit est devenue une communauté douillette. Mais si le chef charismatique a cédé la place à une direction institutionnelle, il n’y a pas trace du type d’épiscopat monarchique attesté par Ignace d’Antioche. L’autorité dans l’Église est collégiale et les « évêques » 1 Tm 3.2-5, ont la même fonction que les « anciens » 1 Tm 5.17. Chaque ancien doit avoir les qualités d’un « évêque », Tt 1.6-9, il ne faut donc pas assigner à 1 Tm et à Tt une date trop tardive dans le Ier siècle.