Bible-Centre

Lecture en trois ans pour le 17 février 2021

La Bible de Jérusalem (fr)

1 Jean, Chapitre 3,  vers 1-10

II. Vivre en enfants de Dieu> 3 Première condition : rompre avec le péché.
Voyez quelle manifestation d’amour
le Père nous a donnée
pour que nous soyons appelés enfants de Dieu.
Et nous le sommes !
Si le monde ne nous connaît pas,
c’est qu’il ne l’a pas connu.
Bien-aimés,
dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,
et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté.
Nous savons que lors de cette manifestation
nous lui serons semblables,
parce que nous le verrons tel qu’il est.
Quiconque a cette espérance en lui
se rend pur comme celui-là est pur.
Quiconque commet le péché
commet aussi l’iniquité,
car le péché est l’iniquité.
Or vous savez que celui-là s’est manifesté
pour ôter les péchés
et qu’il n’y a pas de péché en lui.
Quiconque demeure en lui ne pèche pas.
Quiconque pèche
ne l’a vu ni connu.
Petits enfants,
que personne ne vous égare.
Celui qui pratique la justice est juste
comme celui-là est juste.
Celui qui commet le péché est du diable,
car le diable est pécheur dès l’origine.
C’est pour détruire les œuvres du diable
que le Fils de Dieu est apparu.
Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché
parce que sa semence demeure en lui ;
il ne peut pécher,
étant né de Dieu.
10 À ceci sont reconnaissables
les enfants de Dieu et les enfants du diable :
quiconque ne pratique pas la justice
n’est pas de Dieu,
ni celui qui n’aime pas son frère.
Lire la suite:1 Jean, Chapitre 3
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 x) Om. « et nous le sommes », et var. (Vulg.) « et que nous le soyons ».


3 y) Jésus.


5 z) « les péchés »; var. « nos péchés ».


6 a) Jean stylise les portraits. De l’espérance de la vision, v. 2, et de la sainteté consommée, v. 3, découle dès maintenant, par l’action de Jésus Christ, v. 5 ; 2.2, l’abstention de tout mal qui convient aux fils de Dieu, v. 9 ; 5.18 ; cf. Ga 5.16, qui ont été « justifiés », v. 7 ; 2.29 ; cf. Rm 3.24-25. Cela n’exclut pas, en fait, la possibilité concrète du péché, 1.8-10, qui précisément brise la communion, cf. 2.3-5.


8 b) Aux expressions être de Dieu, de la vérité, enfants de Dieu, signifiant que le chrétien vit sous l’influence de Dieu qui demeure en lui, s’opposent les expressions être du diable, 3.8, du Mauvais, 3.12, du monde, 2.16 ; 4.5, enfants du diable, 3.10, pour désigner tous ceux qui vivent sous l’influence perverse de Satan et se laissent « égarer » par lui.


9 c) Peut-être le Christ, cf. Ga 3.16 ; 5.18. Mais ce serait plutôt, soit l’Esprit, cf. 2.20, 27, soit le germe de vie qu’est la Parole reçue, 2.7, 24, et fructifiant par l’Esprit, 2.20, 27.


En plus de l’évangile, trois épîtres nous ont été conservées par la tradition sous le nom de Jean. Elles offrent avec l’évangile sous sa forme actuelle une telle parenté littéraire et doctrinale qu’il est difficile de ne pas les attribuer au même auteur, probablement ce « Jean l’Ancien » dont parlait Papias (cf. 2 Jn 1 ; 3 Jn 1). La troisième épître est vraisemblablement la première en date ; elle tend à régler un conflit d’autorité qui avait surgi dans une des Églises relevant de l’autorité de Jean. La deuxième épître met en garde une autre Église particulière contre la propagande de faux docteurs niant la réalité de l’Incarnation. Quant à la première épître, de beaucoup la plus importante, elle se présente plutôt comme une lettre encyclique destinée aux communautés d’Asie, menacées par les déchirements des premières hérésies. Jean y a condensé l’essentiel de son expérience religieuse ; partant de thèmes parallèles successifs (lumière, 1 Jn 1.5s ; justice, 1 Jn 2.29s ; amour, 1 Jn 4.7-8s ; vérité, 1 Jn 5.6s), il veut montrer le lien intime qui existe entre notre état d’enfants de Dieu et la rectitude de notre vie morale, considérée comme fidélité au double commandement de la foi en Jésus et de l’amour fraternel (1 Jn 3.23-24). C’est un des écrits du NT les plus marqués par la pensée qui s’exprime dans les écrits de la secte de Qumrân : le double dualisme « lumière-ténèbres » et « vérité-mensonge » (1 Jn 1.5-7 ; 2.9-11 ; 2.21-22) ; le discernement des « esprits » (2 Jn 4.1-6) qui se termine par l’opposition entre « esprit de vérité et esprit d’erreur », comme à Qumrân. Dans l’évangile, une telle influence qumranienne est limitée à de rares passages, spécialement 3.19-21.

1 Jn 2.18-21 fait état d’un schisme qui se serait produit dans les milieux « johanniques ». Face à des dissidents tentés par la gnose, pour qui seul le message du Fils de Dieu compte, l’épître rappelle que le Sauveur du monde (1 Jn 4.14) était aussi un homme de chair (1 Jn 4.2 ; 2 Jn 7) et de sang (1 Jn 1.7 ; 5.5-6), avec un nom bien humain, Jésus (1 Jn 1.7 ; 2.22 ; 4.3 ; 5.1, 5), et que le disciple doit suivre son exemple (1 Jn 2.6 ; 3.16-18 ; 4.11, 20). De fait, la première épître contient une des affirmations les plus bouleversantes de toute la Bible : « Dieu est Amour » (1 Jn 4.8, 16).

Réduire

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.