2 Samuel, Chapter 7, verses 1-5, 8-12, 14-16
1 Nathan, first approving the purpose of David to build God an house, 4 after by the word of God forbiddeth him, 12 He promiseth him benefits and blessings in his seedRomans, Chapter 16, verses 25-27
21 and after sundry salutations endeth with praise and thanks to God16
16:25 Now to him who is able - The last words of this epistle exactly answer the first, Rom 1:1-5: in particular, concerning the power of God, the gospel, Jesus Christ, the scriptures, the obedience of faith, all nations.To establish you - Both Jews and gentiles. According to my gospel, and the preaching of Jesus Christ - That is, according to the tenor of the gospel of Jesus Christ, which I preach. According to the revelation of the mystery - Of the calling of the gentiles, which, as plainly as it was foretold in the Prophets, was still hid from many even of the believing Jews.
16:26 According to the commandment - The foundation of the apostolical office. Of the eternal God - A more proper epithet could not be. A new dispensation infers no change in God.Known unto him are all his works, and every variation of them, from eternity. Made known to all nations - Not barely that they might know, but enjoy it also, through obeying the faith.
16:27 To the only wise God - Whose manifold wisdom is known in the church through the gospel, Eph 3:10. "To him who is able," and, to the wise God," are joined, as Co1 1:24, where Christ is styled "the wisdom of God," and "the power of God." To him be glory through Christ Jesus for ever - And let every believer say, Amen!
25 y) La doxologie, placée ici par la plupart des témoins, se trouve dans quelques-uns à la fin du chap. 15 ou du chap. 14 ; elle est omise par d’autres. — Sous cette forme solennelle, cf. Ep 3.20 ; Jude 24-25, Paul reprend les thèmes essentiels de l’épître.
25 z) Dans la doctrine et dans la pratique de la vie chrétienne. Cf. 1.11 ; 1 Th 3.2, 13 ; 2 Th 2.17 ; 3.3 ; 1 Co 1.8 ; 2 Co 1.21 ; Col 2.7.
25 a) Cette idée d’un « secret » plein de sagesse, v. 27 ; 1 Co 2.7 ; Ep 3.9 ; Col 2.2-3, longtemps caché en Dieu et aujourd’hui révélé, v. 25 ; 1 Co 2.7, 10 ; Ep 3.5, 9s ; Col 1.26, est reprise par Paul de l’apocalyptique juive, Dn 2.18-19, mais il l’approfondit en l’appliquant au plan de salut dans son étape suprême : le salut opéré par la croix du Christ, 1 Co 2.8, l’appel des païens à ce salut, v. 26 ; 11.25 ; Col 1.26-27 ; Ep 3.6, objet de l’Évangile de Paul, v. 25 ; Col 1.23 ; 4.3 ; Ep 3.3-12 ; 6.19, et enfin la restauration de l’univers dans le Christ comme son seul chef, Ep 1.9-10. Voir encore 1 Co 4.1 ; 13.2 ; 1 Co 14.2 ; 15.51 ; Ep 5.32 ; 2 Th 2.7 ; 1 Tm 3.9, 16 ; 2 Tm 1.9-10 ; Mt 13.11 ; Ap 1.20 ; 10.7 ; 17.5, 7.
27 b) Cf. 11.33-36 ; 1 Co 1.24 ; 2.7 ; Ep 3.10 ; Col 2.3 ; Ap 7.12.
27 c) Le NT adopte les bénédictions et doxologies d’Israël, Gn 14.19 ; Ps 41.14, mais en appelant souvent Dieu Père et en lui adjoignant Jésus Christ, 9.5 ; 11.35-36 ; 1 Co 8.6 ; cf. Ga 1.5 ; Ep 3.21 ; Ph 4.20 ; 1 Tm 1.17 ; 6.16 ; 2 Tm 4.18 ; He 13.21 ; 1 P 4.11 ; 2 P 3.18 ; Jude 25 ; Ap 1.6. Les doxologies postérieures nommeront le plus souvent les trois « Personnes », cf. 2 Co 13.13.
Les épîtres aux Galates et aux Romains doivent être traitées ensemble, car elles s’attaquent au même problème, l’une comme la première réaction que provoque une situation concrète, l’autre comme un exposé plus calme et plus complet qui met en ordre les idées suscitées par la polémique. Cette étroite parenté des deux épîtres est une des raisons majeures qui déconseillent de reporter la composition de Ga aux premières années de Paul, avant même le concile de Jérusalem, ainsi que certains l’ont proposé. Il a paru à ceux-ci que la deuxième visite de Paul à Jérusalem, racontée en Ga 2.1-10, devait être la deuxième visite mentionnée par les Actes, Ac 11.30 ; 12.25, non la troisième, Ac 15.2-30 (qui diffère sur plusieurs points du récit de Paul). Celui-ci paraissant d’autre part ignorer le Décret de Ac 15.20, 29 (cf. Ga 2.6), sa lettre devait être antérieure au concile de Jérusalem, et il suffisait pour cela d’admettre que les « Galates » fussent les Lycaoniens et les Pisidiens évangélisés durant le premier voyage missionnaire, l’aller et le retour de Paul expliquant la double visite que paraît supposer Ga 4.13.
Mais tout cela est peu fondé. S’il est vrai que la Lycaonie et la Pisidie ont été politiquement rattachées dès 36-25 av. J.-C. à la Galatie, le langage courant du Ier siècle de notre ère n’en a pas moins continué à réserver cette dernière dénomination à la Galatie proprement dite, sise plus au nord, et il paraît en particulier difficile que leurs habitants aient pu être appelés « Galates », Ga 3.1. D’ailleurs cette supposition difficile n’est nullement exigée. La deuxième visite de Ga 2.1-10 s’identifie fort bien avec la troisième de Ac 15 – avec laquelle elle a de si fortes ressemblances – beaucoup mieux qu’avec la deuxième, Ac 11.30 ; 12.25, si peu importante que Paul a pu la passer sous silence dans son argumentation de Ga, à moins encore qu’elle n’ait pas eu lieu et résulte simplement d’un doublet littéraire de saint Luc (cf. les Actes, Introduction et Ac 11.30). Ainsi l’épître aux Galates est bien postérieure au concile de Jérusalem. Si Paul n’y parle pas du Décret, c’est peut-être que celui-ci est lui-même d’une époque plus tardive (cf. Ac 15.1), circonstance qui expliquerait aussi l’attitude de Pierre blâmée en Ga 2.11-14. Les destinataires sont bien les habitants de la région « galate » parcourue par Paul lors des deuxième et troisième voyages, Ac 16.6 ; 18.23. Et la lettre a pu être écrite d’Éphèse, ou même de Macédoine, entre 54 et 55.
L’épître aux Romains a dû la suivre de près. Paul est à Corinthe (hiver 55-56), sur le point de partir pour Jérusalem d’où il espère se rendre à Rome et de là en Espagne, Rm 15.22-32 ; cf. 1 Co 16.3-6 ; Ac 19.21 ; 20.3. Mais il n’a pas fondé l’Église de Rome et n’est que médiocrement informé sur son compte, peut-être par des gens comme Aquilas, Ac 18.2 ; les quelques allusions de son épître laissent seulement entrevoir une communauté où les convertis du judaïsme et du paganisme risquent de se mésestimer. Aussi juge-t-il à propos, pour préparer sa venue, d’envoyer par sa patronne Phébée, Rm 16.1, une lettre où il expose sa solution du problème judaïsme et christianisme, telle qu’elle vient de mûrir sous le coup de la crise galate. Pour ce faire, il reprend les idées de Ga, mais d’une façon plus ordonnée et nuancée. Autant Ga représente un cri jailli du cœur où l’apologie personnelle, Ga 1.11 – 2.21, se juxtapose à l’argumentation doctrinale, Ga 4.1 – 4.31, et aux avertissements véhéments, Ga 5.1 – 6.18, autant Rm offre un développement continu où quelques grandes sections s’enchaînent harmonieusement à l’aide de thèmes d’abord annoncés et ensuite repris.
Pas plus que des épîtres aux Corinthiens et aux Galates, l’authenticité de l’épître aux Romains n’est sérieusement discutée par personne. Tout au plus a-t-on pu se demander si les ch. 15 et 16 ne lui ont pas été ajoutés après coup. Ce dernier en particulier, avec ses salutations si nombreuses, aurait été primitivement un billet destiné à l’Église d’Éphèse. Mais le chap. 15, en dépit de certains manuscrits, ne peut être détaché du corps de l’épître ; et ceux qui y maintiennent également le chap. 16 font observer que Paul n’adresse jamais de salutations à des individus appartenant aux communautés dans lesquelles il a travaillé. Cela aurait provoqué des jalousies s’il en avait traité différemment certains, dans un groupe dont tous les membres lui étaient connus. La liste de noms du chap. 16 indique qu’il était adressé à une Église que Paul n’avait pas fondée – ce qui exclut Éphèse comme destinataire. Quant à la doxologie Rm 16.25-27, les caractères particuliers de son style ne constituent pas un motif suffisant pour rejeter son authenticité, mais peuvent suggérer une date plus tardive.
Tandis que les épîtres aux Corinthiens opposaient le Christ Sagesse de Dieu à la vaine sagesse du monde, les épîtres aux Galates et aux Romains opposent le Christ Justice de Dieu à la justice que les hommes prétendraient mériter par leurs propres efforts. Là le danger venait de l’esprit grec avec sa confiance orgueilleuse dans la raison ; ici il vient de l’esprit juif, avec sa confiance orgueilleuse en la Loi. Des judaïsants sont venus dire aux fidèles de Galatie qu’ils ne pouvaient être sauvés s’ils ne pratiquaient la circoncision, se plaçant ainsi sous le joug de la Loi, Ga 5.2s. Paul s’oppose de toutes ses forces à ce retour en arrière qui rendrait vaine l’œuvre du Christ, Ga 5.4. Sans nier la valeur de l’économie ancienne, il lui assigne ses justes limites d’étape provisoire dans l’ensemble du plan de salut, Ga 3.23-25. La Loi de Moïse, de soi bonne et sainte, Rm 7.12, a fait connaître à l’homme la volonté de Dieu, mais sans lui donner la force intérieure de l’accomplir ; aussi n’a-t-elle abouti qu’à lui faire prendre conscience de son péché et du besoin qu’il a du secours de Dieu, Ga 3.19-22 ; Rm 3.20 ; 7.7-13. Or ce secours de pure grâce, promis jadis à Abraham avant le don de la Loi, Ga 3.16-18 ; Rm 4, vient d’être accordé en Jésus Christ : sa mort et sa résurrection ont opéré la destruction de l’humanité ancienne, viciée par le péché d’Adam, et la recréation d’une humanité nouvelle dont il est le prototype, Rm 5.12-21. Rattaché au Christ par la foi et animé de son Esprit, l’homme reçoit désormais gratuitement la vraie justice et peut vivre selon la volonté divine, Rm 8.1-4. Sa foi doit bien s’épanouir dans des œuvres bonnes ; mais ces œuvres accomplies par la force de l’Esprit, Ga 5.22-25 ; Rm 8.5-13, ne sont plus ces œuvres de la Loi dans lesquelles le Juif mettait sa confiance. Elles sont accessibles à tous ceux qui croient, fussent-ils venus du paganisme, Ga 3.6-9, 14 ; Rm 4.11. L’économie mosaïque, qui a eu sa valeur d’étape préparatoire, est donc désormais révolue. Les Juifs qui prétendent s’y maintenir se mettent en dehors du vrai salut. Dieu a permis leur aveuglement pour assurer l’accès des païens. Ils ne sauraient cependant déchoir pour toujours de leur élection première, car Dieu est fidèle : quelques-uns d’entre eux, le « petit reste » annoncé par les prophètes, ont cru ; les autres se convertiront un jour, Rm 9-11. Dès maintenant les fidèles du Christ, qu’ils soient d’origine juive ou païenne, doivent ne plus faire qu’un dans la charité et le support mutuel, Rm 12.1 – 15.13. Telles sont les grandes perspectives qui, esquissées dans Ga, sont amplifiées dans Rm et nous valent d’admirables développements sur le passé pécheur de toute l’humanité, Rm 1.18–3.20, et la lutte intérieure en chaque homme, Rm 7.14-25, la gratuité du salut, Rm 3.24 et passim, l’efficacité de la mort et de la résurrection du Christ, Rm 4.24s ; 5.6-11, participées par la foi et le baptême, Ga 3.26s ; Rm 6.3-11, l’appel de tous les hommes à devenir des enfants de Dieu, Ga 4.1-7 ; Rm 8.14-17, l’amour plein de sagesse du Dieu juste et fidèle qui dirige tout le plan du salut avec ses différentes étapes, Rm 3.21-26 ; 8.31-39. Les perspectives eschatologiques demeurent : nous sommes sauvés en espérance, Rm 5.1-11 ; 8.24 ; mais, comme dans les épîtres aux Corinthiens, l’accent est mis sur la réalité du salut déjà commencé : l’Esprit de la Promesse est déjà possédé à titre de prémices, Rm 8.23, dès maintenant le chrétien vit dans le Christ, Rm 6.11, et le Christ vit en lui, Ga 2.20.
L’épître aux Romains représente ainsi l’une des plus belles synthèses de la doctrine paulinienne. Ce n’est pourtant pas une synthèse complète, ce n’est pas toute la doctrine. L’intérêt de premier plan que lui a valu la controverse luthérienne serait dommageable s’il faisait négliger de la compléter par les autres épîtres en l’intégrant dans une synthèse plus vaste.
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1:26 In the sixth month - After Elisabeth had conceived.
1:27 Espoused - It was customary among the Jews, for persons that married to contract before witnesses some time before. And as Christ was to be born of a pure virgin, so the wisdom of God ordered it to be of one espoused, that to prevent reproach he might have a reputed father, according to the flesh.
1:28 Hail, thou highly favoured; the Lord is with thee; blessed art thou among women - Hail is the salutation used by our Lord to the women after his resurrection: thou art highly favoured, or hast found favour with God, Luk 1:30, is no more than was said of Noah, Moses, and David.The Lord is with thee, was said to Gideon, Jdg 6:12; and blessed shall she be above women, of Jael, Jdg 5:24.This salutation gives no room for any pretence of paying adoration to the virgin; as having no appearance of a prayer, or of worship offered to her.
1:32 He shall be called the Son of the Highest - In this respect also: and that in a more eminent sense than any, either man or angel, can be called so. The Lord shall give him the throne of his father David - That is, the spiritual kingdom, of which David's was a type.
1:33 He shall reign over the house of Jacob - In which all true believers are included.
1:35 The Holy Ghost shall come upon thee, and the power of the Highest shall overshadow thee - The power of God was put forth by the Holy Ghost, as the immediate Divine agent in this work: and so he exerted the power of the Highest as his own power, who together with the Father and the Son is the most high God.Therefore also - Not only as he is God from eternity, but on this account likewise he shall be called the Son of God.
1:36 And behold, thy cousin Elisabeth - Though Elisabeth was of the house of Aaron, and Mary of the house of David, by the fathers side, they might be related by their mothers. For the law only forbad heiresses marrying into another tribe.And so other persons continually intermarried; particularly the families of David and of Levi.
1:38 And Mary said, Behold the handmaid of the Lord - It is not improbable, that this time of the virgin's humble faith, consent, and expectation, might be the very time of her conceiving.
26 q) La représentation de cet événement s’inspire de plusieurs passages de l’AT, notamment de l’apparition de l’ange à Gédéon, Jg 6.11-24 (comparer l’annonce de la naissance de Samson Jg 13.2-7). La dignité de l’enfant est évoquée par des allusions aux promesses de l’AT, surtout à celles faites à David et à sa lignée, 2 S 7.1 ss.
26 r) À dater de la conception de Jean.
28 s) « Réjouis-toi » plutôt que « Salut ». Appel à la joie messianique, écho de celui des prophètes à la Fille de Sion, et motivé comme lui par la venue de Dieu parmi son peuple ; cf. Isa 12.6 ; So 3.14-15 ; Jl 2.21-27 ; Za 2.14 ; 9.9. « comblée de grâce », litt. « toi qui as été et demeures remplie de la faveur divine ». Add. « Tu es bénie entre les femmes », par influence de 1.42.
33 t) Les paroles de l’ange s’inspirent de plusieurs passages messianiques de l’AT.
34 u) La « vierge » Marie n’est que « fiancée » (v. 27) et n’a pas de relations conjugales (sens sémitique de « connaître », cf. Gn 4.1, etc.). Ce fait, qui semble s’opposer à l’annonce des vv. 31-33, amène l’explication du v. 35. Rien dans le texte n’impose l’idée d’un vœu de virginité.
35 v) L’expression évoque, soit la nuée lumineuse, signe de la présence de Yahvé, cf. Ex 13.22 ; 19.16 ; 24.16, soit les ailes de l’oiseau qui symbolise la puissance protectrice, Ps 17.8 ; 57.2 ; 140.8, et créatrice, Gn 1.2, de Dieu. Comparer 9.34. Dans la conception de Jésus tout vient de la puissance de l’Esprit Saint.
Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.
D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.
Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

7 Nathan approves David's design of building an house for God, Sa2 7:1-3.
God forbids it, but promises to bless him and his seed, Sa2 7:4-17.
His prayer and thanksgiving, Sa2 7:18-29.
7:1 Sat - That is, was settled in the house which Hiram's men had built for him, then he reflected upon the unsettled state of the ark.
7:2 Curtains - That is, in a tent or tabernacle, ver. Sa2 7:6, composed of several curtains.
7:3 Nathan said - Pursue thy intentions, and build an house for the ark. The design being pious and the thing not forbidden by God, Nathan hastily approves it, before he had consulted God about it, as both he and David ought to have done in a matter of so great moment. And therefore Nathan meets with this rebuke, that he is forced to acknowledge his error, and recant it. For the holy prophets did not speak all things by prophetic inspiration, but some things by an human spirit.
7:4 The word of the Lord came - Because David's mistake was pious, and from an honest mind, God would not suffer him to lie long in it.
7:5 Shalt thou - That is, thou shalt not.
1 a) La prophétie est construite sur une opposition ce n’est pas David qui fera une maison (un temple) à Yahvé, v. 5, c’est Yahvé qui fera une maison (une dynastie) à David, v. 11. La promesse concerne essentiellement la permanence de la lignée davidique sur le trône d’Israël, vv. 12-16. C’est ainsi qu’elle est comprise par David, vv. 19, 25, 27, 29, cf. 23.5, et par les Ps 89.30-38 ; 132.11-12. C’est le texte de l’alliance de Yahvé avec David et sa dynastie. L’oracle dépasse donc la personne du premier successeur de David, Salomon, à qui il est appliqué par le v. 13, par 1 Ch 17.11-14 ; 22.10 ; 28.6 et par 1 R 5.19 ; 8.16-19. Mais le clair-obscur de la prophétie laisse entrevoir un descendant privilégié en qui Dieu se complaira. C’est le premier chaînon des prophéties sur le Messie, fils de David, Isa 7.14 ; Mi 4.14 ; Ag 2.23, et Ac 2.30 appliquera le texte au Christ.
Les livres de Samuel ne formaient qu’un seul ouvrage dans la Bible hébraïque. La division en deux livres remonte à la traduction grecque, qui a également joint Samuel et Rois sous un même titre : les quatre livres des Règnes ; la Vulgate les appelle les quatre livres des Rois. Le Samuel hébreu correspond aux deux premiers. Ce titre provient de la tradition qui attribuait au prophète Samuel la composition de cet écrit.
Le texte est l’un des plus mal conservés de l’Ancien Testament. La traduction grecque des Septante donne un texte assez souvent différent, qui remonte à un prototype dont les grottes de Qumrân ont livré d’importants fragments. Il existait donc plusieurs recensions hébraïques des livres de Samuel.
On y distingue cinq parties : a) Samuel, 1 S 1-7 ; b) Samuel et Saül, 1 S 8-15 ; c) Saül et David, 1 S 16 à 2 S 1 ; d) David, 2 S 2-20 ; e) suppléments, 2 S 21-24.
L’ouvrage combine ou juxtapose des sources et des traditions diverses sur les débuts de la période monarchique. Il y a une histoire de l’arche et de sa captivité chez les Philistins, 1 S 4-6, où Samuel ne paraît pas et qui se continuera dans 2 S 6. Elle est encadrée par un récit de l’enfance de Samuel, 1 S 1-3, et par un récit qui présente Samuel comme le dernier des Juges et anticipe la libération du joug philistin, 7. Samuel joue un rôle essentiel dans l’histoire de l’institution de la royauté, 1 S 8-12, où l’on a distingué depuis longtemps deux groupes de traditions : 1 S 9 ; 10.1-16 ; 11 d’une part et 1 S 8 ; 10.17-24 ; 12 d’autre part. On a appelé le premier groupe une version « monarchiste » de l’événement et le second, une version « anti-monarchiste »; cette dernière serait postérieure. En fait, les deux traditions sont anciennes et représentent seulement des tendances différentes ; de plus, le second courant n’est pas si « anti-monarchiste » qu’on le dit, il est seulement opposé à une royauté qui ne respecterait pas les droits de Dieu. Les guerres de Saül contre les Philistins sont racontées dans 13-14, avec une première version du rejet de Saül, 13.7b-15a ; une seconde version de ce rejet est donnée dans 15, en liaison avec une guerre contre les Amalécites. Ce rejet prépare l’onction de David par Samuel, 1 S 16.1-13. Sur les débuts de David et ses démêlés avec Saül, des traditions parallèles et, semble-t-il, également anciennes ont été recueillies dans 1 S 16.14 – 2 S 1, où les doublets sont fréquents. La fin de cette histoire se trouve dans 2 S 2-5 : la royauté de David à Hébron, la guerre philistine et la prise de Jérusalem assurent la confirmation de David comme roi sur tout Israël, 2 S 5.12. Le chap. 6 reprend l’histoire de l’arche ; la prophétie de Natân, 7, est ancienne mais a été remaniée ; le chap. 8 est un sommaire rédactionnel. À partir de 2 S 9 commence un long récit qui ne s’achèvera qu’au début des Rois, 1 R 1-2. C’est l’histoire de la famille de David et des luttes autour de la succession au trône, écrite dans la première moitié du règne de Salomon peut-être en utilisant des témoignages directs. Elle est interrompue par 2 S 21-24, qui rassemble des pièces d’origine diverse sur le règne de David.
En dehors de la grande histoire de 2 S 9-20, il est possible que d’autres ensembles aient été constitués dès les premiers siècles de la monarchie : un premier cycle de Samuel, deux histoires de Saül et de David. Il se peut aussi que ces ensembles aient déjà été combinés aux environs de l’an 700, mais les livres ne reçurent leur forme définitive que dans la grande histoire deutéronomiste. Cependant l’influence du Deutéronome est ici beaucoup moins apparente que dans Juges et Rois. On la décèle en particulier dans les premiers chapitres de l’ouvrage, notamment 1 S 2.22-36 ; 7 et 12, peut-être dans un remaniement de la prophétie de Natân, 2 S 7, mais le récit de 2 S 9-20 a été conservé à peu près sans retouche.
Les livres de Samuel couvrent la période qui va des origines de la monarchie israélite à la fin du règne de David. L’expansion des Philistins – la bataille d’Apheq, 1 S 4, se situe vers 1050 – mettait en danger l’existence même d’Israël et imposa la monarchie. Saül, vers 1030, débute comme un continuateur des Juges, mais sa reconnaissance par toutes les tribus lui confère une autorité générale et permanente : la royauté est née. La guerre de libération commence et les Philistins sont rejetés chez eux, 1 S 14 ; les rencontres ultérieures se font en bordure du territoire israélite, 1 S 17 (Vallée du Térébinthe), 28 et 31 (Gelboé). Ce dernier combat tourne au désastre et Saül y meurt, vers 1010. L’unité nationale est à nouveau compromise, David est sacré roi à Hébron par les Judéens, et les tribus du Nord lui opposent Ishbaal, descendant de Saül, réfugié en Transjordanie. Cependant, le meurtre d’Ishbaal rend l’union possible et David est reconnu comme roi par Israël.