Immanu-El, lu dans la tradition européenne comme Emmanuel ou Immanuel, n'est pas le nom personnel du Fils de Dieu, mais une appellation symbolique. Il signifie « Dieu avec nous »...
Immanu-El, lu dans la tradition européenne comme Emmanuel ou Immanuel, n'est pas le nom personnel du Fils de Dieu,
mais une appellation symbolique. Il signifie « Dieu avec nous ». Celui que l'Écriture nomme Immanu-El est
Celui en qui se réalise la présence de Dieu avec nous, parmi nous.
Le prophète Ésaïe, qui a employé cette appellation symbolique, voulait nous transmettre précisément ce
sens. Le nom personnel du Sauveur a été caché à Ésaïe, et ce n'est qu'à la Vierge Toute-Pure et à Joseph que l'Ange a donné l'ordre
de nommer l'Enfant Jésus. Ce dernier nom, comme la plupart des noms juifs, est également significatif, il
se traduit par « Dieu sauve » ou « Dieu Sauveur ». Un tel nom était souvent donné aux enfants en Judée (la tradition
affirme que tel était le nom personnel du brigand Barabbas et de certains autres dont parle le Nouveau Testament).
S'agissant d'un enfant ordinaire, ce nom se traduisait par « Dieu est
le Sauveur de cette personne ».
Donné à Jésus, ce nom a acquis sa véritable signification. L'évangéliste Matthieu, s'adressant principalement
à un public juif, écrit que Joseph a reçu l'ordre d'appeler l'Enfant Jésus, et que cela s'est fait pour
l'accomplissement (et non en violation) de la prophétie d'Ésaïe. Dans le contexte biblique, c'est une chose presque évidente, car
les prophéties de l'Ancien Testament ne sont pas des prédictions littérales, mais la révélation du sens des événements à venir.