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La Bible pour les débutants pour le 11 juillet 2020

King James Version (en)

Luke, Chapter 2,  verses 1-20

1 Augustus taxeth all the Roman Empire, 6 The nativity of Christ -, 8 one angel relateth it to the shepherds, 13 many sing praises to God for it
And it came to pass in those days, that there went out a decree from Caesar Augustus, that all the world should be taxed.
(And this taxing was first made when Cyrenius was governor of Syria.)
And all went to be taxed, every one into his own city.
And Joseph also went up from Galilee, out of the city of Nazareth, into Judaea, unto the city of David, which is called Bethlehem; (because he was of the house and lineage of David:)
To be taxed with Mary his espoused wife, being great with child.
And so it was, that, while they were there, the days were accomplished that she should be delivered.
And she brought forth her firstborn son, and wrapped him in swaddling clothes, and laid him in a manger; because there was no room for them in the inn.
And there were in the same country shepherds abiding in the field, keeping watch over their flock by night.
And, lo, the angel of the Lord came upon them, and the glory of the Lord shone round about them: and they were sore afraid.
10 And the angel said unto them, Fear not: for, behold, I bring you good tidings of great joy, which shall be to all people.
11 For unto you is born this day in the city of David a Saviour, which is Christ the Lord.
12 And this shall be a sign unto you; Ye shall find the babe wrapped in swaddling clothes, lying in a manger.
13 And suddenly there was with the angel a multitude of the heavenly host praising God, and saying,
14 Glory to God in the highest, and on earth peace, good will toward men.
15 And it came to pass, as the angels were gone away from them into heaven, the shepherds said one to another, Let us now go even unto Bethlehem, and see this thing which is come to pass, which the Lord hath made known unto us.
16 And they came with haste, and found Mary, and Joseph, and the babe lying in a manger.
17 And when they had seen it, they made known abroad the saying which was told them concerning this child.
18 And all they that heard it wondered at those things which were told them by the shepherds.
19 But Mary kept all these things, and pondered them in her heart.
20 And the shepherds returned, glorifying and praising God for all the things that they had heard and seen, as it was told unto them.
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2 


2:1 That all the world should be enrolled - That all the inhabitants, male and female, of every town in the Roman empire, with their families and estates, should be registered.


2:2 When Cyrenius was governor of Syria - When Publius Sulpicius Quirinus governed the province of Syria, in which Judea was then included.


2:6 And while they were there, the days were fulfilled that she should be delivered - Mary seems not to have known that the child must have been born in Bethlehem, agreeably to the prophecy.But the providence of God took care for it.


2:7 She laid him in the manger - Perhaps it might rather be translated in the stall. They were lodged in the ox stall, fitted up on occasion of the great concourse, for poor guests.There was no room for them in the inn - Now also, there is seldom room for Christ in an inn. Mat 1:25


2:11 To you - Shepherds; Israel; mankind.


2:14 Glory be to God in the highest; on earth peace; good will toward men - The shouts of the multitude are generally broken into short sentences. This rejoicing acclamation strongly represents the piety and benevolence of these heavenly spirits: as if they had said, Glory be to God in the highest heavens: let all the angelic legions resound his praises. For with the Redeemer's birth, peace, and all kind of happiness, come down to dwell on earth: yea, the overflowings of Divine good will and favour are now exercised toward men.


2:20 For all the things that they had heard - From Mary; as it was told them - By the angels.


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1 n) Empereur romain de 30 av. J-C. à 14 ap. J.-C. ­ L’Empire connut une série de recensements, organisés selon un rythme régulier, pour établir notamment les registres des impôts.


2 o) Ce « premier » recensement sous Quirinius reste énigmatique. Puisque l’historien juif Flavius Josèphe date le seul qui nous soit connu de 6 ap. J.-C., la chronologie de la naissance de Jésus fournie par est difficile à concilier avec celle de Mt, où Jésus est né avant la mort d’Hérode le Grand (4 av. J.-C.). En effet, le premier recensement de la Judée fit époque l’occasion en fut la réorganisation du pays comme province dépendante de l’administration romaine, après la déposition de l’ethnarque Archélaüs, fils d’Hérode. Ce recensement provoqua l’insurrection de Judas le Galiléen, qui est mentionnée en Ac 5.37. ­ pour l’« ère chrétienne », voir 3.1.


7 p) En grec biblique, le terme n’implique pas nécessairement des frères puînés, mais souligne la dignité et les droits de l’enfant.


7 q) Plutôt qu’une hôtellerie (pandocheion , 10.34), le mot grec kataluma peut désigner une salle, 1 S 1.18 ; 9.22 ; 22.11, où logeait la famille de Joseph. Si celui-ci avait son domicile à Bethléem, on s’explique mieux qu’il y soit retourné pour le recensement, et aussi qu’il y ait amené sa jeune femme enceinte. La crèche, mangeoire des animaux, était sans doute aménagée dans un mur du pauvre logis, et celui-ci était si occupé qu’on ne put trouver meilleure place pour coucher l’enfant. Une pieuse légende a garni cette crèche de deux animaux, cf. Ha 3.2 ; Isa 1.3.


11 r) C’est donc le Messie attendu ; mais il sera « Seigneur » titre que l’AT réservait jalousement à Dieu. Une ère nouvelle va commencer. Cf. 1.43.


14 s) La traduction courante « paix aux hommes de bonne volonté », fondée sur la Vulg., ne rend pas le sens usuel du terme grec. ­ Autre leçon moins sûre « paix sur la terre et chez les hommes bienveillance divine ».


20 t) Thème cher à Luc 1.64 ; 2.28, 38 ; 5.25-26 ; 7.16 ; 13.13 ; 17.15, 18 ; 18.43 ; 19.37 ; 23.47 ; 24.53. Cf. Ac 2.47.


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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