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Lecture en trois ans pour le 30 mai 2020

La Bible de Jérusalem (fr)

Jéremie, Chapitre 40

IV. Les souffrances de Jérémie> 1 Encore le sort de Jérémie., 7 Godolias gouverneur ; son assassinat.
Parole qui fut adressée à Jérémie de la part de Yahvé, après que Nebuzaradân, commandant de la garde, l’eut renvoyé de Rama, l’ayant pris alors qu’il se trouvait enchaîné au milieu de tous les captifs de Jérusalem et de Juda qu’on déportait à Babylone.
Le commandant de la garde prit donc Jérémie et lui dit : « Yahvé, ton Dieu, avait prédit ce malheur pour ce pays
et il l’a amené. Yahvé a agi selon ses menaces. C’est que vous avez péché contre Yahvé sans écouter sa voix : alors ce malheur vous est arrivé.
Maintenant, vois, je te délivre aujourd’hui même des chaînes que tu as aux mains. S’il te plaît de m’accompagner à Babylone, viens, j’aurai les yeux sur toi. S’il te déplaît de m’y accompagner, abstiens-toi. Vois, tout le pays est devant toi ; tu peux aller où cela te semble bon et juste d’aller. »
Et comme Jérémie ne s’en retournait pas encore, il ajouta : « Tu peux te tourner vers Godolias, fils d’Ahiqam, fils de Shaphân, que le roi de Babylone a nommé gouverneur des villes de Juda, et rester avec lui au milieu du peuple, ou bien aller partout où cela te semble bon. » Puis le commandant de la garde, lui ayant remis des vivres et un présent, le congédia.
Et Jérémie se rendit à Miçpa, auprès de Godolias, fils d’Ahiqam, et demeura avec lui, parmi ceux du peuple qui étaient restés dans le pays.
Tous les officiers de l’armée qui, avec leurs hommes, étaient dans la campagne, apprirent que le roi de Babylone avait institué Godolias, fils d’Ahiqam, comme gouverneur du pays et lui avait confié hommes, femmes et enfants, et ceux du petit peuple qui n’avaient pas été déportés à Babylone.
Ils vinrent auprès de Godolias à Miçpa : Yishmaël, fils de Netanyahu, Yohanân et Yonatân, fils de Qaréah, Seraya, fils de Tanhumèt, les fils de Éphaï le Netophatite, Yezanyahu, fils du Maakatite, eux et leurs hommes.
Godolias, fils d’Ahiqam, fils de Shaphân, leur fit un serment, à eux et à leurs hommes : « Ne craignez pas de servir les Chaldéens, restez au pays, servez le roi de Babylone et vous vous en trouverez bien.
10 Pour moi, voici, je m’établis à Miçpa comme responsable en face des Chaldéens qui viennent chez nous. Mais vous, faites la récolte du vin, des fruits et de l’huile, remplissez vos jarres et demeurez en vos villes, que vous occupez. »
11 Pareillement, tous les Judéens qui se trouvaient en Moab, chez les Ammonites, en Édom et en tout autre pays, avaient appris que le roi de Babylone avait laissé un reste à Juda et avait préposé sur lui Godolias, fils d’Ahiqam, fils de Shaphân.
12 Tous ces Judéens revinrent donc de tous les lieux où ils s’étaient dispersés ; rentrés au pays de Juda, près de Godolias, à Miçpa, ils firent une récolte très abondante de vin et de fruits.
13 Yohanân, fils de Qaréah, et tous les officiers de l’armée qui étaient dans la campagne vinrent trouver Godolias à Miçpa
14 et lui dirent : « Sais-tu que Baalis, roi des Ammonites, a donné mission à Yishmaël, fils de Netanya, d’attenter à ta vie ? » Mais Godolias, fils d’Ahiqam, ne les crut pas.
15 Yohanân, fils de Qaréah, dit même en secret à Godolias, à Miçpa : « J’irai tuer Yishmaël, fils de Netanya, sans que personne le sache. Pourquoi attenterait-il à ta vie, et pourquoi tous les Judéens rassemblés autour de toi seraient-ils dispersés ? Pourquoi le reste de Juda périrait-il ? »
16 Mais Godolias, fils d’Ahiqam, répondit à Yohanân, fils de Qaréah : « Ne fais pas cela, car ce que tu dis sur Yishmaël est faux ! »

Jéremie, Chapitre 41

IV. Les souffrances de Jérémie> 7 Godolias gouverneur ; son assassinat.
Or au septième mois, Yishmaël, fils de Netanya, fils d’Élishama, qui était de souche royale, vint avec des grands du roi et dix hommes trouver Godolias, fils d’Ahiqam, à Miçpa. Et tandis qu’ils prenaient ensemble leur repas, là, à Miçpa,
Yishmaël, fils de Netanya, se leva avec ses dix hommes et ils frappèrent de l’épée Godolias, fils d’Ahiqam, fils de Shaphân. Ainsi firent-ils mourir celui que le roi de Babylone avait préposé au pays.
De même, tous les Judéens qui étaient avec lui, Godolias, à Miçpa, et les Chaldéens qui se trouvaient là — c’étaient des hommes de guerre — Yishmaël les tua.
Le deuxième jour après le meurtre de Godolias, alors que personne encore n’était au courant,
arrivèrent des hommes de Sichem, Silo et Samarie, au nombre de quatre-vingts, avec la barbe rasée, les vêtements déchirés, et le corps marqué d’incisions ; ils portaient des oblations et de l’encens qu’ils voulaient présenter au Temple de Yahvé.
Yishmaël, fils de Netanya, sortit de Miçpa à leur rencontre, et il avançait en pleurant. Les ayant rejoints, il leur dit : « Venez chez Godolias, fils d’Ahiqam. »
Mais quand ils eurent pénétré en pleine ville, Yishmaël, fils de Netanya, les égorgea, aidé de ses hommes, et les fit jeter au fond d’une citerne.
Toutefois, parmi ces gens, il s’en trouva dix qui dirent à Yishmaël : « Laisse-nous en vie, car nous avons dans les champs des provisions cachées, froment, orge, huile et miel. » Alors, les épargnant, il ne les fit pas mourir avec leurs frères.
La citerne où Yishmaël avait jeté tous les cadavres des gens qu’il avait tués était une grande citerne, celle que le roi Asa avait aménagée contre Basha, roi d’Israël. C’est elle que Yishmaël, fils de Netanya, emplit d’hommes assassinés.
10 Puis Yishmaël fit prisonniers tout le reste du peuple qui était à Miçpa, les filles du roi et tout le peuple resté à Miçpa que Nebuzaradân, commandant de la garde, avait confiés à Godolias, fils d’Ahiqam ; Yishmaël, fils de Netanya, les emmena prisonniers et se mit en marche pour passer chez les Ammonites.
11 Quand Yohanân, fils de Qaréah, et tous les officiers qui se trouvaient avec lui apprirent tous les crimes de Yishmaël, fils de Netanya,
12 ils rassemblèrent tous leurs hommes et partirent attaquer Yishmaël, fils de Netanya. Ils l’atteignirent au grand étang de Gabaôn.
13 À la vue de Yohanân, fils de Qaréah, et de tous les officiers qui l’accompagnaient, tout le peuple autour de Yishmaël éclata de joie.
14 Tous ces gens que Yishmaël avait emmenés de Miçpa firent volte-face, ils se retournèrent et s’en allèrent auprès de Yohanân, fils de Qaréah.
15 Quant à Yishmaël, fils de Netanya, il échappa à Yohanân, avec huit hommes, et s’en fut chez les Ammonites.
16 Alors Yohanân, fils de Qaréah, et tous les officiers qui l’accompagnaient rassemblèrent tout le reste du peuple que Yishmaël, fils de Netanya, avait emmené de Miçpa comme prisonniers, après qu’il eut tué Godolias, fils d’Ahiqam : hommes — gens de guerre —, femmes et enfants, ainsi que les eunuques, ramenés par eux de Gabaôn.
17 Ils se mirent en marche et firent étape au Khan de Kimham, près de Bethléem, pour gagner ensuite l’Égypte,
18 loin des Chaldéens qu’on redoutait, car Yishmaël, fils de Netanya, avait tué Godolias, fils d’Ahiqam, que le roi de Babylone avait préposé au pays.
Lire la suite:Jéremie, Chapitre 42
Notes:
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Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

40:1 f) L’ensemble des récits sur le sort de Jérémie doit comporter des lacunes. Délivré à Jérusalem, 39.14, on apprend ici qu’il s’est trouvé dans les rangs des captifs à Rama (cf. 31.15). Il faut rapprocher ce second récit de 39.11-12.


40:6 g) Miçpa (probablement l’actuel Tell en-Nasbeh), à 13 km au nord de Jérusalem, ancien sanctuaire d’Israël, cf. Jg 20.1 ; 1 S 7.5 ; 10.17. — Godolias est d’une famille de hauts fonctionnaires judéens, amie de Jérémie, cf. 26.24.


40:14 h) Baalis résistait encore à Nabuchodonosor et la soumission de Godolias devait le gêner. — Yishmaël, officier d’ascendance davidique, cf. v. 8, ne pouvait que considérer Godolias comme un parvenu de la politique.


41:3 i) L’anniversaire de ce jour (septembre 587) fut célébré les années suivantes, cf. Za 7.5 ; 8.19.


41:5 j) Jérusalem était donc restée, ou redevenue depuis la réforme de Josias, 2 R 23.19-20, le grand sanctuaire pour nombre d’Israélites du Nord. En dépit du désastre, un culte s’y continuait.


41:7 k) « les fit jeter » syr. ; omis par hébr., mais cf. v. 9 — Le motif du meurtre n’apparaît pas clairement peut-être le vol, cf. v. 8, ou le désir de cacher les derniers événements.


41:9 l) « une grande citerne » bôr gadôl grec ; « par la main de Godolias » beyad gedaliahû hébr.


41:12 m) Actuellement El-Djib, à une dizaine de km au nord-ouest de Jérusalem.


41:16 n) « que (Yishmaël) avait emmené prisonniers » ’asher shabah ’otam conj., cf. v. 10s ; « qu’il (Yohanân) avait ramené d’auprès (de Yishmaël) ’asher heshîb me ’et hébr.


Un peu plus d’un siècle après Isaïe, vers 650 av. J.-C., Jérémie naissait d’une famille sacerdotale installée aux environs de Jérusalem. Mieux que pour aucun autre prophète, sa vie et son caractère nous sont connus par les récits biographiques à la troisième personne qui parsèment son livre et dont voici la suite chronologique : 19.1 – 20.6 ; 26 ; 36 ; 45 ; 28-29 ; 51.59-64 ; 34.8-22 ; 37-44. Les « Confessions de Jérémie », 11.18 – 12.6 ; 15.10-21 ; 17.14-18 ; 18.18-23 ; 20.7-18, proviennent du prophète lui-même. Elles ne constituent pas une autobiographie, mais elles sont un témoignage émouvant des crises intérieures qu’il a traversées et qui sont décrites dans le style des Psaumes de lamentation. Appelé tout jeune par Dieu, en 626, la treizième année de Josias, 1.2, il a vécu la période tragique où se prépara et s’accomplit la ruine du royaume de Juda. La réforme religieuse et la restauration nationale de Josias éveillèrent des espoirs qui furent anéantis par la mort du roi à Megiddo en 609 et par le bouleversement du monde oriental, la chute de Ninive en 612 et l’expansion de l’empire chaldéen. Dès 605, Nabuchodonosor a imposé sa domination à la Palestine, puis Juda s’est révolté à l’instigation de l’Égypte qui intriguera jusqu’à la fin et, en 597, Nabuchodonosor conquiert Jérusalem et déporte une partie de ses habitants. Une nouvelle révolte ramène les armées chaldéennes et, en 587, Jérusalem est prise, le Temple est incendié, une seconde déportation a lieu. Jérémie a traversé cette dramatique histoire, prêchant, menaçant, prédisant la ruine, avertissant en vain les rois incapables qui se succèdent sur le trône de David, accusé de défaitisme par les militaires, persécuté, incarcéré. Après la prise de Jérusalem, et bien qu’il vît dans les exilés l’espoir de l’avenir, Jérémie choisit de rester en Palestine auprès de Godolias, nommé gouverneur par les Chaldéens. Mais celui-ci fut assassiné et un groupe de Juifs, craignant les représailles, s’enfuit en Égypte, entraînant Jérémie. C’est probablement là qu’il mourut.

Le drame de cette vie n’est pas seulement dans les événements auxquels Jérémie fut mêlé, il est aussi dans le prophète lui-même. Il avait une âme tendre, faite pour aimer, et il a été envoyé « pour arracher et renverser, pour exterminer et démolir », 1.10, il a eu à prédire surtout le malheur, 20.8. Il était désireux de paix et il a eu toujours à lutter, contre les siens, contre les rois, les prêtres, les faux prophètes, tout le peuple, « homme de querelle et de discorde pour tout le pays », 15.10. Il a été déchiré par la mission à laquelle il ne pouvait pas se soustraire, 20.9. Ses dialogues intérieurs avec Dieu sont semés de cris de douleur : « Pourquoi ma souffrance est-elle continue ? » 15.18, et le passage poignant qui annonce Job : « Maudit soit le jour où je suis né... », 20.14 et la suite.

Mais cette souffrance a épuré son âme et l’a ouverte au commerce divin. Ce qui nous rend Jérémie si cher et si proche, c’est la religion intérieure et cordiale qu’il a pratiquée, avant de la formuler dans l’annonce de la Nouvelle Alliance, 31.31-34. Cette religion personnelle l’a conduit à un approfondissement de l’enseignement traditionnel : Dieu scrute les reins et les cœurs, 11.20, il rend à chacun selon ses actes, 31.29-30 ; l’amitié avec Dieu, 2.2, est rompue par le péché, qui sort du cœur mauvais, 4.4 ; 17.9 ; 18.12. Ce côté affectif l’apparente à Osée dont il a subi l’influence ; cette intériorisation de la Loi, ce rôle du cœur dans les rapports avec Dieu, ce souci de la personne individuelle le rapprochent du Deutéronome. Jérémie a certainement vu avec faveur la réforme de Josias qui s’inspirait de ce livre, mais il a été cruellement déçu par son inefficacité pour changer la vie morale et religieuse du peuple.

La mission de Jérémie a échoué de son vivant, mais sa figure n’a cessé de grandir après sa mort. Par sa doctrine d’une Alliance nouvelle, fondée sur la religion du cœur, il a été le père du Judaïsme dans sa ligne la plus pure, et l’on relève son influence dans Ézéchiel, la seconde partie d’Isaïe et plusieurs Psaumes. L’époque maccabéenne le compte parmi les protecteurs du peuple, 2 M 2.1-8 ; 15.12-16. En mettant les valeurs spirituelles au premier plan, en dévoilant les rapports intimes que l’âme doit avoir avec Dieu, il a préparé la Nouvelle Alliance chrétienne, et sa vie d’abnégation et de souffrance au service de Dieu, après avoir pu fournir des traits à l’image du Serviteur dans Isa 53, fait de Jérémie une figure du Christ.

Cette influence durable suppose que les enseignements de Jérémie ont été souvent lus, médités et commentés. Cette action de toute une lignée spirituelle se reflète dans la composition de son livre. Il ne se présente pas, loin de là, comme une œuvre d’un seul jet. En dehors des oracles poétiques et des récits biographiques, il contient des discours en prose dans un style proche de celui du Deutéronome. Leur authenticité a été contestée et on les a attribués à des rédacteurs « deutéronomistes » d’après l’Exil. En fait, leur style est celui de la prose judéenne du VIIe et du début du VIe siècle av. J.-C., leur théologie est celle du courant religieux auquel appartiennent aussi bien Jérémie que le Deutéronome. Ils sont l’écho authentique de la prédication de Jérémie, recueillie par ses auditeurs. Toute cette tradition jérémienne ne s’est pas transmise sous une forme unique. La version grecque offre une recension qui est notablement plus courte (un huitième) que le texte massorétique et souvent différente dans le détail ; les découvertes de Qumrân prouvent que les deux recensions existaient en hébreu. De plus, le grec met les oracles contre les nations après 25.13 et dans un autre ordre que l’hébreu, qui les rejette à la fin du livre, 46-51. Ces prophéties ont peut-être formé d’abord une collection particulière et elles ne proviennent pas toutes de Jérémie : au moins, les oracles contre Moab et Édom ont été fortement retravaillés et le long oracle contre Babylone, 50-51, date de la fin de l’Exil. Le chap. 52 Se donne lui-même comme un appendice historique, qui est parallèle à 2 R 24.18 – 25.30. D’autres compléments de moindre étendue ont été insérés dans le cours du livre et témoignent de l’usage qu’en faisaient et de l’estime qu’en avaient les captifs de Babylone et la communauté renaissante après l’Exil. Il y a aussi une abondance de doublets, qui supposent un travail rédactionnel. Enfin, les indications chronologiques, qui sont nombreuses, ne se suivent pas. Le désordre actuel du livre est le résultat d’un long travail de composition, dont il est bien difficile de retracer toutes les étapes.

Le chap. 36 nous donne cependant les indications précieuses : en 605, Jérémie dicta à Baruch les oracles qu’il avait prononcés depuis le début de son ministère, 36.2, c’est-à-dire depuis 626. Ce rouleau, brûlé par Joiaqim, fut récrit et complété, 36.32. Sur le contenu de ce recueil, on ne peut faire que des hypothèses. Il semble avoir été introduit par 25.1-12 et groupait les pièces antérieures à 605 qu’on trouve dans les chap. 1-18, mais il contenait aussi, d’après 36.2, des oracles anciens contre les nations, auxquels se réfère 25.13-38. Les compléments qui y furent ajoutés ensuite sont, dans les mêmes sections, des pièces postérieures à 605 et d’autres oracles contre les nations. On y inséra les feuillets des « Confessions », dont le détail a été donné plus haut. On y joignit deux petits livrets, sur les rois, 21.11 – 23.8, et sur les prophètes, 23.9-40, qui ont pu avoir existé d’abord à part.

On isole déjà ainsi deux parties dans le livre : l’une contient des menaces contre Juda et Jérusalem, 1.1 – 25.13, l’autre des prophéties contre les nations, 25.13-38 et 46-51. Une troisième partie est constituée par 26-35, où l’on a rassemblé dans un ordre arbitraire des morceaux qui ont un ton plus optimiste. Ces pièces sont presque toutes en prose et proviennent en grande partie d’une biographie de Jérémie, qu’on attribue à Baruch. Il faut mettre à part les chap. 30-31 qui sont un livret poétique de consolation. La quatrième partie, 36-44, en prose, continue la biographie de Jérémie et donne le récit de ses souffrances pendant et après le siège de Jérusalem. Elle se termine par 45.1-5, qui est comme la signature de Baruch.

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