Bible-Centre

La réflexion principale pour le 11 mai 2020

Quelle peut être la relation de l’homme envers le Christ, et quelle — envers l'Église ou envers certains de ses membres? La rencontre avec Jésus était toujours pour chacun un événement, obligeant à prendre une décision, que ce soit la rencontre avec Lui pendant Son service terrestre ou après la Résurrection. Et c’est clair: car en Sa personne l’homme se rencontre avec la plénitude de Dieu et avec la plénitude du Royaume, il est impossible de se mettre de coté ici, attendre et surtout faire semblant que rien ne se soit passé. Mais est-ce ce qui se passe, lorsque quelqu’un rencontre sur son chemin des chrétiens? Parfois c’est le cas, et alors la rencontre avec le témoin du Christ et du Royaume signifie pour lui la même chose que l'autre rencontre avec le Ressuscité.

Mais parfois c’est différent: la rencontre ne touche aucunement l’homme, il reste indifférent au témoignage, ou s'étant intéressé, ne s'empresse tout de même pas à prendre une décision. C’est ce qui s'est passé avec Gamaliel, le rabbin scientifique et membre respecté du Sanhédrin. Pourquoi ça se passe ainsi? On peut bien sûr supposer que le problème est le témoin et son témoignage, qui pour quelques raisons ne touche pas toujours le coeur des écoutants. Mais on ne peut dire une telle chose des apôtres: leur sermon a attiré plusieurs. En quoi est alors le problème?

En effet, Gamaliel, selon ses mots, était une personne spirituellement honnête et sincère. Qu’est-ce qui l’a donc empêché d'accepter le Christ et entrer dans le Royaume lorsqu’il a entendu les apôtres? La réponse peut sembler paradoxale, mais il est tout à fait possible : c’est notamment l'honnêteté spirituelle qui a arrêté Gamaliel. Il n'a pas vu ce qu’a vu ceux qui s’adressaient, pourquoi — Dieu est la vérité. Mais Dieu ne tire personne au Royaume par force. Il n'a pas à S'empresser, et Il connaît le coeur humain. L'histoire de Gamaliel, au fond, est l'illustration remarquable des mots du Sauveur disant que personne ne peut venir à Lui, si le Père ne l’attire pas.

Bien sûr, d’autres moments plusieurs viennent à l'Église plus facilement et plus aisément, sans longues hésitations et réflexions. Mais une telle arrivée signifie la possibilité d’une sortie aussi facile. Ou ce qui est encore plus mauvais, la préservation seulement de la visibilité de la vie chrétienne. Ça se passe souvent ainsi particulièrement là, où le christianisme est devenu «une religion traditionnelle», ou, plus exactement, a engendré une religion qui est devenue traditionnelle.

Il est facile d'accepter la religion, particulièrement si elle est traditionnelle, mais voici le Christ ce n’est pas si simple. Et en effet, Gamaliel devait accepter non pas la religion, mais le Christ. Mais Dieu ne l'a pas encore amené à Christ. Et lui, comme quelqu’un de spirituellement honnête, ne peut pas et ne veut pas dépeindre ce qu’il n’y a pas, même si supposer que ces gens prêchant le Messie et le Royaume, lui étaient personnellement sympathiques. Et il dit : laissez-les en paix, et regardons, si leur œuvre est de Dieu. Le choix est reporté. Mais le chemin au Royaume n'est pas fermé.

RÉFLEXIONS

 

La lecture d'aujourd'hui nous montre la limite que peut atteindre la conscience religieuse. Cette limite est désignée... 

 

C'est ainsi que Gamaliel, rabbin de très grande autorité, recommanda au Sanhédrin de traiter la jeune Église du Christ. On appelle ces paroles le « principe de Gamaliel » ; l'évangéliste Luc les rapporte... 

 

En parlant de la Synagogue traditionnelle, il faut garder à l’esprit qu’elle n’était nullement homogène sur le plan spirituel ni religieux. Le témoignage en est l’intervention, au Sanhédrin, de l’un des maîtres de la Torah les plus connus de cette époque... 

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