Le Seigneur entend fouler les hauteurs de la terre, souillées par l'idolâtrie; Il veut les piétiner avec les sanctuaires païens. Ce qui se laisse entraîner dans les abominations, si cela ne s'en délivre pas, sera contraint de partager le sort de ces abominations mêmes et risque d'être détruit avec elles. Le monde, incapable de tenir devant le Seigneur, ressemble à de la cire qui fond devant le feu, et cette image revient plus d'une fois pendant la lecture de l'Écriture et la méditation sur le Créateur. Il n'y a qu'une manière de ne pas brûler en se tenant près de Lui: s'enflammer à Son feu et brûler à Sa rencontre. Mais les hommes ne l'ont pas voulu.
Dans les paroles disant que le désastre de Samarie, qui avait goûté aux péchés païens, est arrivé jusqu'aux portes de Jérusalem, on entend un avertissement adressé aux habitants de Juda: ne tombez pas dans les mêmes péchés; mais aussi une mise en garde: ne vous réjouissez pas de la chute du voisin, vous risquez vous-mêmes de tomber de la même manière, et même plus durement encore. À nous, lecteurs d'aujourd'hui, les noms des localités mentionnées disent peu de chose; nous ne distinguons même plus sur le territoire duquel des deux royaumes, Israël ou Juda, elles se trouvaient. Mais pour ceux qui écoutaient la prophétie en ces temps anciens, les détails géographiques n'étaient pas l'essentiel; l'essentiel était l'appel à se briser le coeur sur les péchés, sans se séparer des autres hommes. Cet appel nous est aussi adressé.
