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La Bible en cinq ans pour le 27 juillet 2019

King James Version (en)

Proverbs, Chapter 12

4 A virtuous woman is a crown to her husband; but she that maketh ashamed is as rottenness in his bones
1 Whoso loveth instruction loveth knowledge: but he that hateth reproof is brutish.
2 A good man obtaineth favour of the LORD: but a man of wicked devices will he condemn.
3 A man shall not be established by wickedness: but the root of the righteous shall not be moved.
4 A virtuous woman is a crown to her husband: but she that maketh ashamed is as rottenness in his bones.
5 The thoughts of the righteous are right: but the counsels of the wicked are deceit.
6 The words of the wicked are to lie in wait for blood: but the mouth of the upright shall deliver them.
7 The wicked are overthrown, and are not: but the house of the righteous shall stand.
8 A man shall be commended according to his wisdom: but he that is of a perverse heart shall be despised.
9 He that is despised, and hath a servant, is better than he that honoureth himself, and lacketh bread.
10 A righteous man regardeth the life of his beast: but the tender mercies of the wicked are cruel.
11 He that tilleth his land shall be satisfied with bread: but he that followeth vain persons is void of understanding.
12 The wicked desireth the net of evil men: but the root of the righteous yieldeth fruit.
13 The wicked is snared by the transgression of his lips: but the just shall come out of trouble.
14 A man shall be satisfied with good by the fruit of his mouth: and the recompence of a man's hands shall be rendered unto him.
15 The way of a fool is right in his own eyes: but he that hearkeneth unto counsel is wise.
16 A fool's wrath is presently known: but a prudent man covereth shame.
17 He that speaketh truth sheweth forth righteousness: but a false witness deceit.
18 There is that speaketh like the piercings of a sword: but the tongue of the wise is health.
19 The lip of truth shall be established for ever: but a lying tongue is but for a moment.
20 Deceit is in the heart of them that imagine evil: but to the counsellers of peace is joy.
21 There shall no evil happen to the just: but the wicked shall be filled with mischief.
22 Lying lips are abomination to the LORD: but they that deal truly are his delight.
23 A prudent man concealeth knowledge: but the heart of fools proclaimeth foolishness.
24 The hand of the diligent shall bear rule: but the slothful shall be under tribute.
25 Heaviness in the heart of man maketh it stoop: but a good word maketh it glad.
26 The righteous is more excellent than his neighbour: but the way of the wicked seduceth them.
27 The slothful man roasteth not that which he took in hunting: but the substance of a diligent man is precious.
28 In the way of righteousness is life; and in the pathway thereof there is no death.
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12 


12:6 Lie in wait - Are designed to entrap others, and to destroy them.Deliver them - From those that lie in wait for them.


12:7 Are not - Both they and their families suddenly perish.


12:9 Despised - That lives in a mean condition. Honoureth - That glories in his high birth or gay attire.


12:10 Regardeth - He will not destroy it either by labour beyond its strength, or by denying it necessary food or rest. Cruel - There is cruelty mixed even with their most merciful actions.


12:11 Tilleth - That employs his time in an honest calling.Vain persons - In an idle course of living.


12:12 Desireth - He approves those arts, which wicked men use like nets to ensnare other men. The root - That piety, which is the root of his actions, yields him sufficient fruit both for his own need, and to do good to others.


12:14 Mouth - By his pious and profitable discourses. Hands - Of his actions.


12:15 Hearkeneth - That distrusts his own judgments, and seeks counsel from others.


12:16 Covereth - The shame, or injury done to him, which he conceals and bears with patience.


12:17 Deceit - He who uses himself to lying in his common talk, will use falsehood and deceit in judgment.


12:18 Health - Tends to the comfort and benefit of others.


12:19 A moment - Liars, though they may make a fair shew for a season, yet are quickly convicted.


12:20 Deceit - They whose hearts devise mischief shall be deceived in their hopes, and bring trouble upon themselves: but they who by good counsels labour to promote peace, shall reap the comfort of it themselves.


12:23 Concealeth - He does not unseasonably utter what he knows.Foolishness - Betrays his ignorance and folly.


12:25 A good word - A compassionate or encouraging word.


12:26 Neighbour - Than any other men. Seduceth - Heb. maketh them to err, to lose that excellency or happiness which they had promised themselves.


12:27 Resteth not - Does not enjoy the fruit of his labours.Precious - Yields him comfort and blessing with it.


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26 y) « montre la voie » sens incertain. La forme verbale est unique, mais on s’accorde généralement à la faire venir du verbe signifiant « explorer ».


27 z) Parce qu’il n’a rien pris.


28 a) « perversion » to`ebah conj. ; « des pervers » grec ; « un sentier » netibah hébr. — « à la mort » ’el mawet mss et versions ; « pas la mort » ’al mawet hébr. ; c’est probablement une relecture faisant allusion à la vie future.


Le livre des Proverbes est le plus typique de la littérature sapientielle d’Israël. Il s’est formé autour de deux recueils : 10-22.16, intitulé « Proverbes de Salomon » (375 sentences), et 25-29, introduit par « Voici encore des proverbes de Salomon, que transcrivirent les gens d’Ézéchias » (128 sentences). À ces deux parties sont ajoutés des appendices : à la première, les « Paroles des sages », Pr 22.17-24.22, et « Ceci est encore des sages », Pr 24.23-34 ; à la seconde, les « Paroles d’Agur », Pr 30.1-14, suivies de proverbes numériques, Pr 30.15-33, et les « Paroles de Lemuel », Pr 31.1-9. Cet ensemble est précédé par une longue introduction, 1-9, où un père fait à son fils des recommandations de sagesse et où la Sagesse elle-même prend la parole. Le livre s’achève par un poème alphabétique, qui loue la femme parfaite, Pr 31.10-31.

L’ordre des sections est indifférent, il n’est pas le même dans la Bible grecque et, à l’intérieur de chacune, les maximes s’alignent sans aucun plan et avec des répétitions. Le livre est donc une collection de collections, encadrées par un prologue et un épilogue. Il reflète une évolution littéraire qui a été esquissée dans l’introduction générale aux livres sapientiaux. Les deux grands recueils représentent le mâshâl sous sa forme primitive et n’ont que de brèves sentences, généralement d’un seul distique. La formule devient déjà plus ample dans les appendices ; les petits poèmes numériques de Pr 30.15-33, cf. Pr 6.16-19, ajoutent à l’enseignement l’attrait d’une présentation énigmatique, déjà connue anciennement, cf. Am 1. Le prologue, 1-9, est une suite d’instructions, coupée par deux harangues de la Sagesse personnifiée, et l’épilogue, Pr 31.10-31, est une composition savante.

Cette évolution de la forme correspond à une succession dans le temps. Les parties les plus anciennes sont les deux grands recueils de 10-22 et 25-29. Ils sont attribués à Salomon, qui, d’après 1 R 5.12, « prononça trois mille sentences », et qui fut toujours considéré comme le plus grand sage d’Israël. En dehors de ce témoignage de la tradition, le ton des Proverbes est trop anonyme pour qu’on puisse rapporter sûrement au roi telle ou telle maxime particulière, mais il n’y a pas de raison de douter que l’ensemble ne remonte à son époque ; les maximes du second recueil étaient déjà anciennes lorsque les gens d’Ézéchias les recueillirent vers l’an 700. Formant le noyau du livre, ces deux collections lui ont donné son nom : il s’appelle tout entier « Proverbes de Salomon », 11. Mais les sous-titres des petites sections indiquent que ce titre général ne doit pas être pris à la lettre : il recouvre aussi l’œuvre de sages anonymes, Pr 22.17-24.34, et les paroles d’Agur et de Lemuel, Pr 30.1-31.8. Même si ces noms de deux sages arabes sont fictifs et n’appartiennent pas à des personnages réels, ils témoignent de l’estime qu’on faisait de la sagesse étrangère. Une preuve claire de cette estime est donnée par certaines « paroles des sages », Pr 22.17-23.11, qui s’inspirent des maximes égyptiennes d’Amenemopé, écrites au début du premier millénaire avant notre ère.

Les discours de Pr 1-9 se modèlent sur les « Instructions », qui sont un genre classique de la sagesse égyptienne, mais aussi sur les « Conseils d’un père à son fils », récemment retrouvés dans un texte akkadien d’Ugarit. Même la personnification de la Sagesse a des antécédents littéraires en Égypte, où fut personnifiée Maat, la Justice-Vérité. Mais l’imitation n’est pas servile, elle préserve l’originalité du penseur israélite et est transformée par sa foi yahviste. On peut avec confiance dater d’avant l’Exil tout le centre du livre, les chap. 10-29 ; la date des chap. 30-31 est incertaine. Quant au prologue, 1-9, il est sûrement plus tardif : son contenu et ses attaches littéraires avec les écrits postérieurs à l’Exil permettent de fixer sa composition au Ve siècle av. J.-C. Ce doit être le moment aussi où l’ouvrage prit sa forme définitive.

Parce que le livre représente ainsi plusieurs siècles de réflexion des sages, on y suit un progrès de la doctrine. Dans les deux anciens recueils domine un ton de sagesse humaine et profane, qui déconcerte le lecteur chrétien. Cependant, déjà, un proverbe sur sept y a un caractère religieux. C’est l’exposé d’une théologie pratique : Dieu récompense la vérité, la charité, la pureté de cœur, l’humilité, et punit les vices opposés. La source et le résumé de toutes ces vertus est la sagesse, qui est crainte de Yahvé, Pr 15.16, 33 ; 16.6 ; 22.4, et c’est en Yahvé seul qu’il faut se confier, Pr 20.22 ; 29.25. La première partie donne les mêmes conseils de sagesse humaine et religieuse ; elle insiste sur des fautes que les vieux sages passaient sous silence : l’adultère et la fréquentation de la femme étrangère, Pr 21.6s ; 5.2s, 15s. L’épilogue manifeste également un plus grand respect de la femme. Surtout, le prologue donne, pour la première fois, un enseignement suivi sur la sagesse, sa valeur, son rôle de guide et de modérateur des actions. Prenant elle-même la parole, la Sagesse fait son propre éloge et définit son rapport avec Dieu, en qui elle est de toute éternité et qu’elle a assisté quand il a créé le monde, Pr 8.22-31. C’est le premier des textes sur la Sagesse personnifiée, qui ont été présentés ensemble.

L’enseignement des Proverbes a sans doute été bien dépassé par celui du Christ, Sagesse de Dieu, mais certaines maximes annoncent déjà la morale de l’Évangile. On doit aussi se souvenir que la vraie religion ne se développe que sur un fond d’honnêteté humaine, et le fréquent usage que le Nouveau Testament fait du livre (quatorze citations et une vingtaine d’allusions) commande aux chrétiens le respect pour ces pensées des vieux sages d’Israël.

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