Il arrive qu'on n'ait pas la force de commencer une affaire, pas la force de réévaluer sa position, civique, religieuse ou autre, ou tout simplement pas la force de se lever. Pas de force, parce que nous l'avons dépensée à quelque chose, ou parce qu'un mal nous tourmente: peu importe. Péché ou maladie, est-ce si important? Peut-être est-ce le péché, peut-être la maladie. Souvent, on ne peut pas tracer de ligne entre les deux.
Nous le voulons beaucoup, nous voulons beaucoup la clarté, mais nous ne l'avons pas, et il ne le faut pas, car il n'y a que le bien et le mal, et c'est seulement entre eux qu'une ligne de démarcation stricte est nécessaire. Mais il ne faut classer ni l'un ni l'autre. On nous dira: nous ne savons pas vers qui aller, vers le médecin ou vers le prêtre. Il vaut la peine d'aller vers l'un et vers l'autre, mais il est important de se souvenir que nous allons vers Dieu pour qu'il nous guérisse.
On parle beaucoup aujourd'hui de la collaboration du prêtre et du psychologue. Et c'est une bonne chose: le temps de la divergence des domaines d'activité est passé, car une limite fondamentale a été atteinte, et nous entrons dans un temps où, peu à peu, la convergence recommence. Cela enrichira tous, car dans chaque phénomène du monde visible se trouve l'empreinte du Créateur, mais elle se révèle sous des angles différents. Voir ici non pas une image « plate », mais une image « en relief » demande un grand travail; mais ce travail est béni.
