Le repas dans la maison de l'un des pharisiens, en raison de sa riche signification symbolique (le banquet, c'est le Royaume messianique), donne aussitôt à Jésus matière pour de nouvelles paraboles sur le Royaume qu'Il est venu annoncer aux hommes.
Le poisson, comme on le sait, cherche les eaux les plus profondes, et l'homme cherche ce qui lui convient le mieux. Aucun des invités n'a envie de s'asseoir avec un homme défiguré par l'hydropisie; qu'il vienne plutôt un autre jour, car chercher la guérison le jour du sabbat, c'est un péché. Il vaut mieux festoyer avec des amis et des voisins que tu connais, qui sentent bon et qui ne laisseront pas tes mets riches disparaître sans retour: eux aussi t'inviteront à un «repas en retour». Et si tu es invité, il serait encore bon de t'asseoir à la première place, plus près de l'hôte généreux.
C'est la vie humaine ordinaire, mais pour chaque situation Jésus trouve une parole juste, sans moralisme ni dénonciations furieuses. Il nous montre simplement (comme en plaisantant), à nous qui sommes assis avec Lui à table dans la maison du pharisien, toute l'absurdité de notre vie normale quand on la regarde «du point de vue» du Royaume de Dieu.
