La joie que procure la maison du Seigneur est toujours la joie de Le rencontrer ; Son Temple, lieu visible où nous pouvons toucher Sa présence invisible, ne peut donc que nous être cher.
Pour le psalmiste, cependant, le Temple n’est pas seul à être un tel lieu : Jérusalem tout entière l’est aussi, ville sainte choisie pour qu’entre ses murs les prières et les rites sacrés unissent le ciel et la terre.
Commençant à l’autel et au Saint des Saints, la prière se répand dans le monde entier ; déjà, aux quatre coins de la terre, ceux qui prient deviennent participants du culte célébré dans l’ancien Temple. Celui-ci est détruit depuis longtemps, mais le Seigneur est vivant, et partout se dressent d’autres maisons de prière où se poursuit le service intarissable qui Lui est rendu.
Puis, à travers la brume des siècles et par la vision prophétique, nous distinguons les contours de la Jérusalem céleste, destinée à triompher à la fin des temps. Pourtant, dès maintenant, ses traits transparaissent à travers les images de la cité terrestre.
