Bible-Centre

La réflexion principale pour le 9 juillet 2016

En qui le croyant doit-il croire davantage : les hommes, les circonstances qui se forment, ce qu'on appelle d'ordinaire les faits objectifs, ou Dieu ? La question paraît rhétorique. Mais en est-il toujours ainsi dans les faits ? Hélas, cette question aussi peut être considérée comme plutôt rhétorique. Pourquoi donc ? Sans doute, en grande partie, parce que pour beaucoup de chrétiens le christianisme est devenu, et pour certains il a peut-être toujours été, seulement une religion, semblable à beaucoup d'autres ; et s'il est meilleur que les autres, ce n'est que dans le sens où une religion peut, pour une personne concrète, être plus proche ou mieux adaptée que toutes les autres. Dans ce cas, la relation de l'homme avec Dieu, tout en restant au premier plan pour lui, ne deviendra pourtant pas la réalité qui détermine sa vie. En effet, l'homme vit dans le monde non transfiguré, soumis à ses lois, et s'il est réaliste, non un romantique désespéré, il ne peut pas ne pas comprendre que même pour lui, Dieu ne recréera pas le monde à nouveau afin de le rendre plus adapté aux croyants. Il en va autrement pour l'homme qui vit dans le Royaume, le chrétien au sens originel et véritable du mot. Pour un tel homme, le Royaume se révèle, sinon l'unique, du moins la réalité principale et déterminante : car même en tenant compte du fait que, n'étant pas encore parvenu à la plénitude de la transfiguration, il appartient encore partiellement à l'ordre non transfiguré des choses, cet homme ne peut pas ne pas comprendre que sa vie est néanmoins entièrement déterminée par le Royaume, à tel point que, même privé de cette part de vie qui appartient au monde non transfiguré, il ne perdra pourtant pas l'essentiel : le Royaume et sa vie, qui dépassent de beaucoup la misérable ressemblance de vie qui porte ce nom dans le monde déchu. Alors la réalité s'ouvre aussi à lui autrement, non parce qu'elle deviendrait soudain radicalement différente, mais parce qu'il commence à la voir tout entière, et non cette petite part que ceux qui ne connaissent que le monde non transfiguré, gisant dans le mal, appellent réalité. Même les justes de l'époque préchrétienne vivaient dans le pressentiment du Royaume : lui seul pouvait leur donner la force de suivre le chemin de la justice. Quant à Paul, après la rencontre sur le chemin de Damas, il ne lui restait évidemment plus aucun doute sur la réalité du Royaume, devenue la part déterminante de sa propre vie. C'est pourquoi il voit aussi le monde non transfiguré avec d'autres yeux. Les yeux d'un habitant du Royaume, où les promesses données par Dieu ne peuvent manquer de s'accomplir.

RÉFLEXIONS

 

Les simples paroles de l'ange: «Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi» nous ramènent encore à l'ancienne conviction que le monde... 

 

À qui le croyant doit-il croire davantage : aux hommes, aux circonstances qui se forment, à ce qu’on appelle d’ordinaire les faits objectifs, ou à Dieu ? La question paraît... 

 

Le récit passionnant du voyage de Paul et de ses compagnons vers Rome est depuis longtemps comparé, à juste titre, à... 

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