Bible-Centre

La Bible en cinq ans pour le 12 septembre 2009

King James Version (en)

Jonah, Chapter 1,  verse 17

17 and swallowed by a fish
17 Now the LORD had prepared a great fish to swallow up Jonah. And Jonah was in the belly of the fish three days and three nights.
Lire la suite:Jonah, Chapter 2
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1  Jonah disobeys the command of God, Jon 1:1-3.
Is arrested by a storm, Jon 1:4-6.
Discovered to be the cause of the storm, Jon 1:7-10.
Cast into the sea and swallowed by a fish, Jon 1:11-17.


1:17 A great fish - The Hebrew word is, numbered, has appointed him for Jonah's receiver and deliverer. God has the command of all his creatures, and can make any of them serve his designs of mercy to his people.


Réduire
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

17 f) Sur ce poisson, et plus généralement sur les prodiges accumulés par l’auteur de Jonas, voir l’Introduction.


Ce petit livre diffère de tous les autres livres prophétiques. C’est uniquement un récit : il raconte l’histoire d’un prophète désobéissant qui veut d’abord se dérober à sa mission et qui ensuite se plaint à Dieu du succès inattendu de sa prédication. Le héros à qui est attribuée cette aventure un peu ridicule est un prophète contemporain de Jéroboam II, mentionné en 2 R 14.25. Mais le livret ne se présente pas comme étant son œuvre et effectivement ne peut pas être de lui. La « grande ville » de Ninive, détruite en 612, n’est plus qu’un lointain souvenir, la pensée et l’expression empruntent aux livres de Jérémie et d’Ézéchiel, la langue est tardive. Tout invite à placer la composition après l’Exil, dans le courant du Ve siècle. Le psaume, 2.3-10, qui est d’un genre littéraire différent et qui n’a aucun rapport avec la situation concrète de Jonas ni avec l’enseignement du livre, a été ajouté après coup.

Cette date basse doit déjà mettre en garde contre une interprétation historique. Celle-ci est écartée aussi par d’autres arguments : Dieu peut changer les cœurs, mais la subite conversion au Dieu d’Israël du roi de Ninive et de tout son peuple aurait laissé des traces dans les documents assyriens et dans la Bible. Dieu est aussi maître des lois de la nature, mais les prodiges sont ici accumulés comme autant de « bons tours » joués par Dieu au prophète : la tempête subite, Jonas désigné par le sort, le poisson monstrueux, le ricin qui pousse en une nuit et qui sèche en une heure, et le tout est raconté avec une ironie non déguisée, bien étrangère au style de l’histoire.

Le livre est destiné à plaire, et aussi à instruire : c’est un récit didactique, et son enseignement marque l’un des sommets de l’Ancien Testament. Brisant avec une interprétation étroite des prophéties, il affirme que les menaces, même les plus catégoriques, sont l’expression d’une volonté miséricordieuse de Dieu, qui n’attend que la manifestation du repentir pour accorder son pardon. Si l’oracle de Jonas ne se réalise pas, c’est qu’en effet les décrets de destruction sont toujours conditionnels. Ce que Dieu veut, c’est la conversion, et la mission du prophète est donc parfaitement réussie, cf. Jr 18.7-8.

Brisant avec le particularisme dans lequel la communauté postexilique était tentée de s’enfermer, ce livre prêche un universalisme extraordinairement ouvert. Ici, tout le monde est sympathique, les marins païens du naufrage, le roi, les habitants et jusqu’aux animaux de Ninive, tout le monde sauf le seul Israélite qui soit en scène, et c’est un prophète, Jonas ! Dieu sera indulgent pour son prophète rebelle, mais surtout, sa miséricorde s’étend même à l’ennemie la plus honnie d’Israël.

On est tout près du Nouveau Testament : Dieu n’est pas seulement le Dieu des Juifs, il est aussi le Dieu des païens, car il n’y a qu’un seul Dieu, Rm 3.29. Dans Mt 12.41 et Lc 11.29-32, Notre Seigneur donnera en exemple la conversion des Ninivites, et Mt 12.40 verra dans Jonas enfermé dans le ventre du monstre la figure du séjour du Christ au tombeau. Cet emploi de l’histoire de Jonas ne doit pas être invoqué comme une preuve de son historicité : Jésus utilise cet apologue de l’Ancien Testament comme les prédicateurs chrétiens utilisent les paraboles du Nouveau ; c’est le même souci d’enseigner par des images familières aux auditeurs, sans qu’un jugement soit porté sur la réalité des faits.

Réduire

Jonah, Chapter 2,  verses 1-9

1 The prayer of Jonah
Then Jonah prayed unto the LORD his God out of the fish's belly,
And said, I cried by reason of mine affliction unto the LORD, and he heard me; out of the belly of hell cried I, and thou heardest my voice.
For thou hadst cast me into the deep, in the midst of the seas; and the floods compassed me about: all thy billows and thy waves passed over me.
Then I said, I am cast out of thy sight; yet I will look again toward thy holy temple.
The waters compassed me about, even to the soul: the depth closed me round about, the weeds were wrapped about my head.
I went down to the bottoms of the mountains; the earth with her bars was about me for ever: yet hast thou brought up my life from corruption, O LORD my God.
When my soul fainted within me I remembered the LORD: and my prayer came in unto thee, into thine holy temple.
They that observe lying vanities forsake their own mercy.
But I will sacrifice unto thee with the voice of thanksgiving; I will pay that that I have vowed. Salvation is of the LORD.
Lire la suite:Jonah, Chapter 2
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

2  Jonah's prayer and deliverance.


2:2 Affliction - Straits with which he was encompassed, his body and mind being both shut up, the one by the monstrous dungeon of the fish's belly, and the other by the terrors of the Almighty.Heardest my voice - Of which undoubtedly God gave him an assurance in his own soul.


2:4 I said - With myself, I thought in the midst of my fears and sufferings. Cast out - Cut off from all hope of life, and as it were forgotten of God. I will look - Toward heaven.


2:5 The weeds - It seems to mean, my case was as hopeless as that of a man wrapt about with weeds in the depth of the sea.


2:6 I went down - The fish carried him down as deep in the sea as are the bottoms of the mountains. With her bars - I seemed to be imprisoned where the bars that secured were as durable as the rocks, which they were made of. Yet - By what was first my danger, thou hast wonderfully secured me. From corruption - Or the pit, a description of the state of the dead. O Lord - In the assurance of faith, he speaks of the thing as already done.


2:7 Thine holy temple - Heaven, the temple of his glory, whence God gives the command for his delivery.


2:8 They - Whoever they are that depend upon idols.Mercy - The Lord, who is to all that depend upon him, the fountain of living waters; who is an eternal fountain of mercy, and flows freely to all that wait for him.


2:9 Vowed - Which probably was to go to Nineveh, and preach what God commanded him. The Lord - He only can save.


Réduire
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 g) Ce cantique, mosaïque d’emprunts à divers psaumes, a la structure habituelle des psaumes d’action de grâces rappel des angoisses passées, récit de la délivrance. Les psalmistes assimilent les grands dangers à la mort, et la libération à une résurrection de même ici, cf. vv. 6, 7, 8. La mer, ennemie de Dieu à l’origine, cf. Jb 7.12, est regardée, soit comme le Royaume de la mort, soit du moins comme le chemin qui y conduit. On comprend donc les expressions si fortes de ce cantique, et aussi que l’aventure de Jonas ait été présentée par Jésus, Mt 12.40 ; Lc 11.30, comme la figure de son propre séjour « dans le cœur de la terre » (le shéol plutôt que le tombeau, cf. 2.2-3). Le Royaume de la mort apparaît alors comme un monstre vorace, qui ne peut retenir Jésus et le rejette lors de sa résurrection. L’analogie entre le baptême du chrétien et la résurrection du Christ a conduit à utiliser dans le même sens la figure de Jonas dans la typologie baptismale.


4 h) Ou, avec une petite corr. d’après Théod. (’eyk au lieu de ’ak) « Comment regarderai-je ? »


6 i) « la racine des montagnes » désigne sans doute le fond de la mer (sur laquelle était censée reposer la terre).


Ce petit livre diffère de tous les autres livres prophétiques. C’est uniquement un récit : il raconte l’histoire d’un prophète désobéissant qui veut d’abord se dérober à sa mission et qui ensuite se plaint à Dieu du succès inattendu de sa prédication. Le héros à qui est attribuée cette aventure un peu ridicule est un prophète contemporain de Jéroboam II, mentionné en 2 R 14.25. Mais le livret ne se présente pas comme étant son œuvre et effectivement ne peut pas être de lui. La « grande ville » de Ninive, détruite en 612, n’est plus qu’un lointain souvenir, la pensée et l’expression empruntent aux livres de Jérémie et d’Ézéchiel, la langue est tardive. Tout invite à placer la composition après l’Exil, dans le courant du Ve siècle. Le psaume, 2.3-10, qui est d’un genre littéraire différent et qui n’a aucun rapport avec la situation concrète de Jonas ni avec l’enseignement du livre, a été ajouté après coup.

Cette date basse doit déjà mettre en garde contre une interprétation historique. Celle-ci est écartée aussi par d’autres arguments : Dieu peut changer les cœurs, mais la subite conversion au Dieu d’Israël du roi de Ninive et de tout son peuple aurait laissé des traces dans les documents assyriens et dans la Bible. Dieu est aussi maître des lois de la nature, mais les prodiges sont ici accumulés comme autant de « bons tours » joués par Dieu au prophète : la tempête subite, Jonas désigné par le sort, le poisson monstrueux, le ricin qui pousse en une nuit et qui sèche en une heure, et le tout est raconté avec une ironie non déguisée, bien étrangère au style de l’histoire.

Le livre est destiné à plaire, et aussi à instruire : c’est un récit didactique, et son enseignement marque l’un des sommets de l’Ancien Testament. Brisant avec une interprétation étroite des prophéties, il affirme que les menaces, même les plus catégoriques, sont l’expression d’une volonté miséricordieuse de Dieu, qui n’attend que la manifestation du repentir pour accorder son pardon. Si l’oracle de Jonas ne se réalise pas, c’est qu’en effet les décrets de destruction sont toujours conditionnels. Ce que Dieu veut, c’est la conversion, et la mission du prophète est donc parfaitement réussie, cf. Jr 18.7-8.

Brisant avec le particularisme dans lequel la communauté postexilique était tentée de s’enfermer, ce livre prêche un universalisme extraordinairement ouvert. Ici, tout le monde est sympathique, les marins païens du naufrage, le roi, les habitants et jusqu’aux animaux de Ninive, tout le monde sauf le seul Israélite qui soit en scène, et c’est un prophète, Jonas ! Dieu sera indulgent pour son prophète rebelle, mais surtout, sa miséricorde s’étend même à l’ennemie la plus honnie d’Israël.

On est tout près du Nouveau Testament : Dieu n’est pas seulement le Dieu des Juifs, il est aussi le Dieu des païens, car il n’y a qu’un seul Dieu, Rm 3.29. Dans Mt 12.41 et Lc 11.29-32, Notre Seigneur donnera en exemple la conversion des Ninivites, et Mt 12.40 verra dans Jonas enfermé dans le ventre du monstre la figure du séjour du Christ au tombeau. Cet emploi de l’histoire de Jonas ne doit pas être invoqué comme une preuve de son historicité : Jésus utilise cet apologue de l’Ancien Testament comme les prédicateurs chrétiens utilisent les paraboles du Nouveau ; c’est le même souci d’enseigner par des images familières aux auditeurs, sans qu’un jugement soit porté sur la réalité des faits.

Réduire

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.