Joël, Chapitre 2, vers 12-26
I. Le fléau des sauterelles> 12 Appel à la pénitence., 18 2. RÉPONSE DE YAHVÉ, 19 Fin du fléau et libération., 21 Vision d’abondance.Joël, Chapitre 4, vers 12-21
2. LE JUGEMENT DES PEUPLES> 9 Convocation des peuples., 15 Le Jour de Yahvé., 18 3. ÈRE PARADISIAQUE DE LA RESTAURATION D’ISRAËL14 m) Le terme peut signifier le traîneau armé de pointes qui sert à dépiquer le blé, cf. Isa 28.27 ; 41.15 ; Am 1.3 ; Jb 41.22 ; l’image est appelée par la moisson du v. 13 ; on traduirait alors « Vallée de la Herse »; le même mot signifie aussi le verdict, la décision, qui tranche une question.
17 n) Inviolable, cf. Isa 51.23 ; 52.1 ; Jr 31.40 ; Na 2.1 ; Ab 17 ; Za 9.8 ; 14.21.
18 o) Localisation incertaine, dans ce contexte apocalyptique où la Terre sainte est renouvelée.
21 p) Interrogation implicite, fréquente dans l’hébreu. Ce v. 11 peut être une addition.
Le livre de Joël se divise naturellement en deux parties. Dans la première, une invasion de sauterelles qui ravage Juda provoque une liturgie de deuil et de supplication ; Yahvé répond en promettant la fin du fléau et le retour de l’abondance, Jl 1.2–2.27. La seconde partie décrit dans un style apocalyptique le jugement des nations et la victoire définitive de Yahvé et d’Israël, 3-4. L’unité entre les deux parties est assurée par la référence au Jour de Yahvé, qui est proprement le thème des chap. 3-4 mais qui paraît déjà dans Jl 1.15 ; 2.1-2, 10-11. Les sauterelles sont l’armée de Yahvé, lancée pour exécuter son jugement, un Jour de Yahvé, dont on peut être sauvé par la pénitence et la prière ; le fléau devient le type du grand jugement final, le Jour de Yahvé qui ouvrira les temps eschatologiques. Il n’y a pas lieu de distinguer deux auteurs ni deux époques de composition. On a encore défendu récemment une date à la fin de l’époque monarchique. La majorité des exégètes opte pour la période postexilique, avec les arguments suivants : l’absence de référence à un roi, les allusions à l’Exil mais aussi au Temple reconstruit, les rapports avec le Deutéronome et les prophètes postérieurs, Ézéchiel, Sophonie, Malachie, Abdias, cité à Jl 3.5. Le livre aurait été composé aux environs de 400 av. J.-C.
Ses attaches avec le culte sont évidentes. Les chap. 1-2 ont les caractères d’une liturgie pénitentielle, qui s’achève par la promesse prophétique du pardon divin. On a donc considéré Joël comme un prophète cultuel, attaché au service du Temple. Cependant, ces traits peuvent s’expliquer par l’imitation littéraire de formes liturgiques. Le livret n’est pas le compte rendu d’une prédication dans le Temple, il est une composition écrite, faite pour être lue. On est à la fin du courant prophétique.
L’effusion de l’esprit prophétique sur tout le peuple de Dieu à l’ère eschatologique, Jl 3.1-5, répond au souhait de Moïse dans Nb 11.29. Le Nouveau Testament considère que l’annonce s’est réalisée lors de la venue de l’Esprit sur les Apôtres du Christ, et saint Pierre citera tout ce passage, Ac 2.16-21 : Joël est le prophète de la Pentecôte. Il est aussi le prophète de la pénitence et ses invitations au jeûne et à la prière, empruntées des cérémonies du Temple ou rédigées sur leur modèle, entreront naturellement dans la liturgie chrétienne du Carême.

14 q) Renouveau de la prospérité agricole, cf. Dt 7.13-14 ; 16.10, 15, 17, etc. ; cf. Ag 2.15-19, qui permettra la reprise du culte, cf. 1.9.
16 r) « Prescrivez » et « convoquez » litt. « Sanctifiez », cf. 1.14.
17 s) C’est-à-dire dans la cour à l’est du sanctuaire, cf. 1 R 6.3 ; Ez 8.16 ; 40.48-49, entre le portique (Ulam) et le grand autel des holocaustes, 1 R 8.64 ; 2 Ch 8.12. Les prêtres prient tournés vers le sanctuaire.
20 t) L’armée des sauterelles, vv. 1-11, assimilée ici à l’ennemi qui « vient du Nord » pour exécuter les jugements de Yahvé, image classique dans la littérature prophétique, cf. Jr 1.13-15 ; Ez 26.7, etc.
23 u) Stique incertain. — « selon la justice », litt. « pour la justice », peut-être glose au peuple repenti, Yahvé donne la pluie « selon sa justice », c’est-à-dire sa loyauté envers le peuple, en vertu de l’Alliance ; ou bien « en juste mesure », ou encore « en vue de la justice », comme signe de la rentrée en grâce du peuple. La Vulg. a donné à ce texte un sens messianique en traduisant « le maître de Justice », le docteur qui enseigne la justice, cf. Os 10.12 hébr. et Jr 23.6 ; 33.15. Cette appellation se retrouve, pour désigner le personnage principal de la secte de l’Alliance, dans les textes de Qumrân.
23 v) « comme jadis » mss. hébr. versions ; « en premier lieu » hébr.
Le livre de Joël se divise naturellement en deux parties. Dans la première, une invasion de sauterelles qui ravage Juda provoque une liturgie de deuil et de supplication ; Yahvé répond en promettant la fin du fléau et le retour de l’abondance, Jl 1.2–2.27. La seconde partie décrit dans un style apocalyptique le jugement des nations et la victoire définitive de Yahvé et d’Israël, 3-4. L’unité entre les deux parties est assurée par la référence au Jour de Yahvé, qui est proprement le thème des chap. 3-4 mais qui paraît déjà dans Jl 1.15 ; 2.1-2, 10-11. Les sauterelles sont l’armée de Yahvé, lancée pour exécuter son jugement, un Jour de Yahvé, dont on peut être sauvé par la pénitence et la prière ; le fléau devient le type du grand jugement final, le Jour de Yahvé qui ouvrira les temps eschatologiques. Il n’y a pas lieu de distinguer deux auteurs ni deux époques de composition. On a encore défendu récemment une date à la fin de l’époque monarchique. La majorité des exégètes opte pour la période postexilique, avec les arguments suivants : l’absence de référence à un roi, les allusions à l’Exil mais aussi au Temple reconstruit, les rapports avec le Deutéronome et les prophètes postérieurs, Ézéchiel, Sophonie, Malachie, Abdias, cité à Jl 3.5. Le livre aurait été composé aux environs de 400 av. J.-C.
Ses attaches avec le culte sont évidentes. Les chap. 1-2 ont les caractères d’une liturgie pénitentielle, qui s’achève par la promesse prophétique du pardon divin. On a donc considéré Joël comme un prophète cultuel, attaché au service du Temple. Cependant, ces traits peuvent s’expliquer par l’imitation littéraire de formes liturgiques. Le livret n’est pas le compte rendu d’une prédication dans le Temple, il est une composition écrite, faite pour être lue. On est à la fin du courant prophétique.
L’effusion de l’esprit prophétique sur tout le peuple de Dieu à l’ère eschatologique, Jl 3.1-5, répond au souhait de Moïse dans Nb 11.29. Le Nouveau Testament considère que l’annonce s’est réalisée lors de la venue de l’Esprit sur les Apôtres du Christ, et saint Pierre citera tout ce passage, Ac 2.16-21 : Joël est le prophète de la Pentecôte. Il est aussi le prophète de la pénitence et ses invitations au jeûne et à la prière, empruntées des cérémonies du Temple ou rédigées sur leur modèle, entreront naturellement dans la liturgie chrétienne du Carême.