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La Bible en cinq ans pour le 5 février 2007

Traduction en slavon d'Église (ru)

Кни1га вторaz Цaрствъ, ГлавA 1

1 И# бы1сть є3гдA ќмре саyлъ, и3 давjдъ возврати1сz побэди1въ ґмали1ка, и3 пребы1сть давjдъ въ секелaзэ дни6 двA.
2 И# бы1сть въ тре1тій де1нь, и3 се2, мyжъ пріи1де t полкA людjй саyловыхъ, ри6зы же є3гw2 (бsху) раздр†ны, и3 пе1рсть на главЁ є3гw2: и3 бы1сть є3гдA вни1де къ давjду (џтрокъ), и3 пaдъ на земли2 поклони1сz є3мY.
3 И# рече2 є3мY давjдъ: tкyду ты2 прише1лъ є3си2; И# рече2 є3мY: t полкA ї}лева ѓзъ и3збэго1хъ.
4 И# рече2 є3мY давjдъ: что2 сло1во сіе2; возвэсти1 ми. И# рече2: ћкw побэго1ша лю1діе t брaни, и3 падо1ша мно1зи t людjй, и3 и3змро1ша, и3 саyлъ и3 їwнаfaнъ сы1нъ є3гw2 ќмре.
5 И# рече2 давjдъ џтроку возвэсти1вшему є3мY: кaкw знaеши, ћкw ќмре саyлъ и3 їwнаfaнъ сы1нъ є3гw2;
6 И# рече2 џтрокъ возвэщazй є3мY: по слyчаю пріидо1хъ въ го1ру гелвyйскую, и3 се2, саyлъ нападaше на копіе2 свое2, и3 се2, колєсни1цы и3 вельмHжи собрaшасz нaнь:
7 и3 њбозрёсz вспsть (саyлъ), и3 ви1дэ мS, и3 призвa мz, и3 рёхъ: се2, ѓзъ:
8 и3 рече1 ми: кто2 ты2 є3си2; и3 рёхъ: ґмаликjтинъ є4смь ѓзъ:
9 и3 рече1 ми: пріиди2 ў2бо на мS и3 ўбjй мS, ћкw њб8sтъ мS тьмA лю1таz, ћкw є3ще2 душA моS во мнЁ:
10 и3 стaхъ над8 ни1мъ, и3 ўби1хъ є3го2: вёдэхъ бо, ћкw не бyдетъ жи1въ по паде1ніи свое1мъ: и3 взsвъ вэне1цъ цaрскій, и4же бЁ на главЁ є3гw2, и3 нарaмницу, ћже бЁ на плєщY є3гw2, и3 принесо1хъ сі‰ къ господи1ну моемY сёмw.
11 И# є4мьсz давjдъ за ри6зы сво‰, и3 раздрA |, и3 вси2 мyжіе и5же съ ни1мъ раздрaша ри6зы сво‰,
12 и3 рыдaша и3 плaкашасz, и3 пости1шасz до ве1чера њ саyлэ, и3 њ їwнаfaнэ сы1нэ є3гw2, и3 њ лю1дехъ їyдиныхъ и3 њ до1мэ ї}левэ, ћкw и3збіе1ни бы1ша мече1мъ.
13 И# рече2 давjдъ џтроку возвэсти1вшему є3мY: tкyду ты2 є3си2; И# рече2: сы1нъ мyжа прише1льца ґмаликjтина є4смь ѓзъ.
14 И# рече2 є3мY давjдъ: кaкw не ўбоsлсz є3си2 воздви1гнути рyку твою2 погуби1ти хрістA гDнz;
15 И# призвA давjдъ є3ди1наго t џтрwкъ свои1хъ и3 рече2: и3ди2, ўбjй є3го2. И# ўби2 є3го2, и3 ќмре.
16 И# рече2 є3мY давjдъ: кро1вь твоS на главЁ твое1й, ћкw ўстA тво‰ на тS возвэщaша, глаго1люще: ћкw ѓзъ ўби1хъ хрістA гDнz.
17 И# плaкасz давjдъ плaчемъ си1мъ њ саyлэ и3 њ їwнаfaнэ сы1нэ є3гw2,
18 и3 рече2 є4же научи1ти сы1ны ї{дины стрэлsнію. Се2 напи1сано въ кни1зэ првdнагw.
19 И# рече2: воздви1гни сто1лпъ, ї}лю, над8 ўме1ршими на высо1кихъ твои1хъ ћзвеными: кaкw падо1ша си1льніи;
20 не возвэщaйте въ ге1fэ, ниже2 повёдайте на и3схо1дищихъ ґскалHнихъ, да не возвеселsтсz дщє1ри и3ноплемє1нничи, ни да возрaдуютсz дщє1ри неwбрёзанныхъ.
21 Го1ры гелв{йскіz, да не сни1детъ росA ниже2 до1ждь на вaсъ: и3 се1ла начaткwвъ (жи1тныхъ), ћкw тaмw пове1рженъ бы1сть щи1тъ си1льныхъ: щи1тъ саyловъ не бы1сть помaзанъ є3ле1емъ:
22 t кро1ве ћзвеныхъ и3 t тyка си1льныхъ лyкъ їwнаfaновъ не возврати1сz то1щь вспsть, и3 ме1чь саyловъ не возврати1сz то1щь:
23 саyлъ и3 їwнаfaнъ возлю1бленніи и3 прекрaсніи неразлyчни, благолёпни въ животЁ свое1мъ, и3 въ сме1рти свое1й не разлучи1шасz: пaче nрлHвъ ле1гцы и3 пaче львHвъ крёпцы:
24 плaчите по саyлэ, дщє1ри ї}лєвы, и4же вaсъ њблачaше въ червлєни1цы со ўкраше1ніемъ вaшимъ, и3 возлагaше ўкраше1ніе злaто на ри6зы вaшz:
25 кaкw падо1ша си1льніи посредЁ брaни; їwнаfaне, до сме1рти на высо1кихъ твои1хъ ћзвенъ є3си2:
26 болёзную њ тебЁ, брaте мо1й їwнаfaне, крaсный ми2 ѕэлw2, ўдиви1сz любо1вь твоS t менє2 пaче любве2 же1нскіz:
27 кaкw падо1ша си1льніи, и3 погибо1ша nр{жіz бр†ннаz;
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Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 a) Autre tradition sur la mort de Saül. Le récit, qui fait suite directement à 1 S 30, est lui-même composite d’après une forme de la tradition, un homme de l’armée vient annoncer la mort de Saül et de Jonathan ; David et le peuple font le deuil, vv. 1-4 et 11-12. D’après l’autre forme, un jeune Amalécite se vante d’avoir tué Saül et rapporte les insignes royaux, espérant une récompense ; il est exécuté sur l’ordre de David, vv. 5-10 et 13-16.


16 b) David s’adresse au mort son sang ne criera pas vengeance (contre David), car il a été justement exécuté, cf. 1 R 2.32.


18 c) La lamentation (v. 19-27) accompagnait sans doute les exercices de tir à l’arc, cf. 22, 35. Le « livre du Juste » est un ancien recueil poétique perdu, également cité en Jos 10.13.


21 d) La nature doit participer à la douleur de David ; l’absence de pluie interdira la fertilité du sol.


25 e) Le poème reprend ici l’expression d’ouverture (v. 19), mais cette fois le nom de Jonathan est prononcé.


Les livres de Samuel ne formaient qu’un seul ouvrage dans la Bible hébraïque. La division en deux livres remonte à la traduction grecque, qui a également joint Samuel et Rois sous un même titre : les quatre livres des Règnes ; la Vulgate les appelle les quatre livres des Rois. Le Samuel hébreu correspond aux deux premiers. Ce titre provient de la tradition qui attribuait au prophète Samuel la composition de cet écrit.

Le texte est l’un des plus mal conservés de l’Ancien Testament. La traduction grecque des Septante donne un texte assez souvent différent, qui remonte à un prototype dont les grottes de Qumrân ont livré d’importants fragments. Il existait donc plusieurs recensions hébraïques des livres de Samuel.

On y distingue cinq parties : a) Samuel, 1 S 1-7 ; b) Samuel et Saül, 1 S 8-15 ; c) Saül et David, 1 S 16 à 2 S 1 ; d) David, 2 S 2-20 ; e) suppléments, 2 S 21-24.

L’ouvrage combine ou juxtapose des sources et des traditions diverses sur les débuts de la période monarchique. Il y a une histoire de l’arche et de sa captivité chez les Philistins, 1 S 4-6, où Samuel ne paraît pas et qui se continuera dans 2 S 6. Elle est encadrée par un récit de l’enfance de Samuel, 1 S 1-3, et par un récit qui présente Samuel comme le dernier des Juges et anticipe la libération du joug philistin, 7. Samuel joue un rôle essentiel dans l’histoire de l’institution de la royauté, 1 S 8-12, où l’on a distingué depuis longtemps deux groupes de traditions : 1 S 9 ; 10.1-16 ; 11 d’une part et 1 S 8 ; 10.17-24 ; 12 d’autre part. On a appelé le premier groupe une version « monarchiste » de l’événement et le second, une version « anti-monarchiste »; cette dernière serait postérieure. En fait, les deux traditions sont anciennes et représentent seulement des tendances différentes ; de plus, le second courant n’est pas si « anti-monarchiste » qu’on le dit, il est seulement opposé à une royauté qui ne respecterait pas les droits de Dieu. Les guerres de Saül contre les Philistins sont racontées dans 13-14, avec une première version du rejet de Saül, 13.7b-15a ; une seconde version de ce rejet est donnée dans 15, en liaison avec une guerre contre les Amalécites. Ce rejet prépare l’onction de David par Samuel, 1 S 16.1-13. Sur les débuts de David et ses démêlés avec Saül, des traditions parallèles et, semble-t-il, également anciennes ont été recueillies dans 1 S 16.14 – 2 S 1, où les doublets sont fréquents. La fin de cette histoire se trouve dans 2 S 2-5 : la royauté de David à Hébron, la guerre philistine et la prise de Jérusalem assurent la confirmation de David comme roi sur tout Israël, 2 S 5.12. Le chap. 6 reprend l’histoire de l’arche ; la prophétie de Natân, 7, est ancienne mais a été remaniée ; le chap. 8 est un sommaire rédactionnel. À partir de 2 S 9 commence un long récit qui ne s’achèvera qu’au début des Rois, 1 R 1-2. C’est l’histoire de la famille de David et des luttes autour de la succession au trône, écrite dans la première moitié du règne de Salomon peut-être en utilisant des témoignages directs. Elle est interrompue par 2 S 21-24, qui rassemble des pièces d’origine diverse sur le règne de David.

En dehors de la grande histoire de 2 S 9-20, il est possible que d’autres ensembles aient été constitués dès les premiers siècles de la monarchie : un premier cycle de Samuel, deux histoires de Saül et de David. Il se peut aussi que ces ensembles aient déjà été combinés aux environs de l’an 700, mais les livres ne reçurent leur forme définitive que dans la grande histoire deutéronomiste. Cependant l’influence du Deutéronome est ici beaucoup moins apparente que dans Juges et Rois. On la décèle en particulier dans les premiers chapitres de l’ouvrage, notamment 1 S 2.22-36 ; 7 et 12, peut-être dans un remaniement de la prophétie de Natân, 2 S 7, mais le récit de 2 S 9-20 a été conservé à peu près sans retouche.

Les livres de Samuel couvrent la période qui va des origines de la monarchie israélite à la fin du règne de David. L’expansion des Philistins – la bataille d’Apheq, 1 S 4, se situe vers 1050 – mettait en danger l’existence même d’Israël et imposa la monarchie. Saül, vers 1030, débute comme un continuateur des Juges, mais sa reconnaissance par toutes les tribus lui confère une autorité générale et permanente : la royauté est née. La guerre de libération commence et les Philistins sont rejetés chez eux, 1 S 14 ; les rencontres ultérieures se font en bordure du territoire israélite, 1 S 17 (Vallée du Térébinthe), 28 et 31 (Gelboé). Ce dernier combat tourne au désastre et Saül y meurt, vers 1010. L’unité nationale est à nouveau compromise, David est sacré roi à Hébron par les Judéens, et les tribus du Nord lui opposent Ishbaal, descendant de Saül, réfugié en Transjordanie. Cependant, le meurtre d’Ishbaal rend l’union possible et David est reconnu comme roi par Israël.

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