L'apôtre Paul parle de «légères tribulations» tandis qu’il subissait en réalité de très lourdes épreuves, peu de gens peut subir de telles épreuves. Il explique lui-même, de quoi il s’agit, disant qu’il voit ses souffrances transformées.
L'apôtre les voit déjà terminées, voit comment est leur fruit - la gloire, les voit du point de vue de l'éternité, puisqu’aujourd’hui déjà – Dieu voit notre souffrance - lorsqu’on a mal et il semble que cela ne s'achèvera jamais. Ce mal finira, et sera revêtu de gloire, tout comme la Croix du Christ s'achève par la Résurrection. Et on peut déjà s'approcher aujourd’hui d'une telle vision, si on ne regarde pas «aux choses visibles, mais aux invisible».
On ne peut regarder à l’invisible que par la foi, dont l’apôtre Paul définit comme « la preuve des réalités qu’on ne voit pas» (Heb. 11:1 : «la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve des réalités qu'on ne voit pas»).
La foi allège nos souffrances et tout ce que comprend notre vie. C’est seulement par la foi, en regardant l’invisible, c'est-à-dire en gardant dans notre cœur, comme le plus grand bijou la confiance en Dieu - le Créateur, Prometeur de tout ce qui est sur terre et le Rédempteur, que nous gagnons la vue, devenons capable de voir le sens de nos tribulations, et de nos joies.
Seulement par la foi nous pouvons nous lever jusqu'à la hauteur du dessein Divin et les voies Divines de dispensation, jusqu'au support ferme, solide, qui n'est pas exposé au temps, ne disparaît pas, ne change pas, ne trompe pas, parce que c'est Dieu.
