Résumant tout ce qui a été dit du Royaume, du témoignage et des relations entre les habitants du Royaume, Paul conclut qu'il ne doit pas regretter ce qu'il avait dit auparavant au sujet de certains frères de Corinthe. En effet, si, comme l'apôtre l'a appris, ils se sont très sincèrement inquiétés pour lui lorsque...
Résumant tout ce qui a été dit du Royaume, du témoignage et des relations entre les habitants du Royaume, Paul conclut qu'il ne doit pas regretter ce qu'il avait dit auparavant au sujet de certains frères de Corinthe (v. 1-4). En effet, si, comme l'apôtre l'a appris, ils se sont très sincèrement inquiétés pour lui lorsqu'il a connu de graves difficultés en Macédoine (v. 5-7), cela signifie qu'ils l'ont bien compris et ne se sont pas offensés de reproches tout à fait justifiés dans ce cas. Paul peut donc être rassuré : s'il n'y a pas d'offense, c'est manifestement que le problème a été reconnu et qu'il y a repentir du péché que l'apôtre avait signalé à l'Église de Corinthe.
Bien sûr, personne ne peut se réjouir qu'on lui fasse une telle remarque, mais le résultat peut varier selon la réaction de ceux à qui l'on signale leur péché, et Paul se réjouit que cette fois leur réaction ait été adéquate (v. 8-9). Il ne s'agit probablement pas seulement du fait qu'ils ont écouté ses paroles et suivi son conseil, mais aussi qu'en agissant ainsi, les frères de Corinthe ont témoigné de leur confiance envers l'apôtre, tant sur le plan spirituel que sur le plan purement humain.
En effet, on ne peut écouter une critique que si, premièrement, on fait confiance à l'expérience et aux connaissances de celui qui la formule, en supposant que l'on peut compter sur lui à cet égard, et si, deuxièmement, ce qui n'est pas moins important, on lui fait confiance en tant que personne, avec la certitude que ses conseils et ses critiques ne sont motivés ni par l'intérêt personnel ni par le désir de s'affirmer, mais par le souci du prochain. Les relations qui se nouent entre les habitants du Royaume admettent évidemment la critique, mais elles supposent dans tous les cas la sincérité, la probité et la bonne volonté de celui qui la formule. Ainsi, pour Paul, la réaction adéquate des frères de Corinthe devient le signe qu'ils ont reçu ses paroles en chrétiens, de la part d'un chrétien, comme il convient aux habitants du Royaume.