Paul attire l'attention sur un fait qui fut discuté plus d'une fois dans les débats rabbiniques de son époque: Abraham a entendu Dieu, l'a connu et lui a fait confiance avant le don de la Torah, et même avant le jour où il fut circoncis. La circoncision était un moment essentiel: pour les Juifs de ce temps, et pour les Juifs croyants orthodoxes encore aujourd'hui, le monde se divise entre circoncis et incirconcis, entre les siens et les étrangers, entre les Juifs et les païens. C'est pourquoi, dans le milieu rabbinique, on discutait beaucoup pour savoir à quel moment précis Abraham devient « le père de tous les croyants ».
L'apôtre affirme: Abraham le devint au moment même où il fit confiance à Dieu. Quant à la Torah et à la circoncision, elles vinrent ensuite. Et cela se comprend, car la Torah, en fin de compte, n'est pas une fin en soi, mais seulement un moyen sur le chemin de la justice, ce même chemin qui, selon Paul, maintenant, après la venue du Christ, n'est possible qu'avec lui.
C'est pourquoi la foi est l'essentiel. Il ne s'agit bien sûr pas de ce que nous appelons souvent foi aujourd'hui: non pas d'une dogmatique dont nous sommes convaincus de la justesse, non pas des symboles de foi que nous sommes prêts à défendre, ni même d'une vision du monde que nous percevons comme la plus juste et la plus adéquate. Il s'agit de la foi au sens biblique du mot, de la foi comme confiance et comme relations qui découlent de cette confiance. Et les relations sont toujours dynamiques et existent au présent, toujours ici et maintenant.
La Torah, quant à elle, nous aide seulement à construire notre vie, intérieure et extérieure, de telle manière que les relations avec Dieu, les relations avec le Christ, demeurent toujours pour nous ce centre autour duquel tout le reste est rassemblé. Quant aux « œuvres de la Torah », y compris une œuvre aussi importante que la circoncision, elles appartiennent déjà au troisième niveau, extérieur, de l'existence humaine. Il est bien sûr important lui aussi, mais ce n'est pas lui qui détermine les relations de l'homme avec Dieu et avec les hommes. Ainsi l'apôtre construit cette hiérarchie des niveaux d'existence, ou, comme dirait un philosophe contemporain, des couches existentielles, sans laquelle une vie chrétienne plénière sera pour le moins difficile, sinon tout simplement impossible.
Paul attire l'attention sur un fait qui fut discuté plus d'une fois dans les débats rabbiniques de son époque: Abraham a entendu Dieu, l'a connu et lui a fait confiance avant le don de la Torah, et même avant le jour où il fut circoncis. La circoncision était un moment essentiel: pour les Juifs de ce temps...
Paul attire l'attention sur un fait qui fut discuté plus d'une fois dans les débats rabbiniques de son époque: Abraham a entendu Dieu, l'a connu et lui a fait confiance avant le don de la Torah, et même avant le jour où il fut circoncis. La circoncision était un moment essentiel: pour les Juifs de ce temps... Lire la suite
Les paroles du Christ, qui annoncent les persécutions proches et encouragent les croyants, peuvent à première vue rappeler la manière dont on « conditionne » les adeptes dans les sectes totalitaires: « Nous seuls avons raison, et tous les autres sont stupides. C'est pourquoi on nous frappera, mais nous tiendrons bon, parce que nous avons raison, et nous recevrons pour cela une récompense. Et nous ne pouvons pas avoir tort, parce que cela ne peut jamais arriver ». Ou quelque chose du même genre...
Cependant, il y a une différence essentielle entre ce que dit Jésus et ce que peuvent dire les hommes. Elle se cache précisément dans Celui qui parle, puisque chez le Christ seul une vérité authentique se tient derrière les paroles. Seul Dieu lui-même peut réellement promettre quoi que ce soit, parce que seules ses promesses sont irrévocables.
Même si notre récompense est invisible, notre patience en est d'autant plus précieuse, car « ce que l'on voit, pourquoi l'espérer encore? » (Rm 8:24). Et si le Christ dit que rien ne nous arrivera sans la volonté de notre Père, nous pouvons être sûrs qu'il en est ainsi. Car chacun le comprend sans doute, et beaucoup d'entre nous le savent par leur propre expérience: Dieu prend réellement soin de nous. Même si nous marchons dans la rue et qu'aucune brique ne nous tombe dessus, il y a toutes les raisons d'y voir un don de Dieu...
Les paroles du Christ, qui annoncent les persécutions proches et encouragent les croyants, peuvent à première vue rappeler la manière dont on « conditionne » les adeptes dans les sectes totalitaires...
Les paroles du Christ, qui annoncent les persécutions proches et encouragent les croyants, peuvent à première vue rappeler la manière dont on « conditionne » les adeptes dans les sectes totalitaires... Lire la suite
Jésus accomplit en substance un bouleversement dans la compréhension et la pratique de la prière. Il apparaît que Dieu n'a absolument pas besoin de nos demandes de prière. Bien plus, celui qui demande lui-même n'a pas non plus besoin de la prière. On pourrait objecter: « Pour Dieu, tout est clair, mais les hommes, en priant, saisissent parfois plus clairement leurs besoins en les formulant, et, dans un état apaisé, prennent conscience de leurs besoins intérieurs, comme d'ailleurs aussi extérieurs. En fin de compte, c'est précisément la prière qui sert souvent de source de résolution pour atteindre des buts conscients et nettement formulés ». Tout cela peut être reconnu comme vrai dans une certaine mesure; toutefois une telle autoréflexion intérieure ne peut déjà plus être appelée prière proprement dite: c'est plutôt une méditation avec des éléments de verbalisation.
D'ailleurs, la méditation, au sens de réflexion ou au sens de silence, n'est pas une chose si inutile. Mais elle aussi doit avoir pour contenu non pas tant notre vie psychique isolée que l'ouverture du cœur et de l'intelligence à la rencontre de Dieu et des circonstances de la vie. Et il faudrait ici mettre l'accent précisément sur Dieu, qui donne perspective et espace à la vie humaine.
Jésus parle justement de la prière comme de l'élan de tout l'être humain vers Dieu, Source et Fondement de tout. Et le seul but, au fond, d'une prière ainsi comprise est d'acquérir une sensibilité intérieure à la perception des mouvements de l'Esprit, qui seul fait des hommes les collaborateurs de Dieu et ceux qui partagent sa pensée, du Dieu qui se révèle dans le Christ. Dans ce cas, chaque chrétien ou chrétienne reçoit la possibilité de participer à l'édification de son Royaume et à l'accomplissement de sa volonté, et donc de réaliser sa vocation et ses dons, de recevoir son pardon et sa liberté, et de les donner à ceux qui, près de nous, en sont privés.
Jésus accomplit en substance un bouleversement dans la compréhension et la pratique de la prière. Il apparaît que Dieu n'a absolument pas besoin de nos demandes de prière. Bien plus, celui qui demande lui-même n'a pas non plus besoin de la prière. On pourrait objecter...
Jésus accomplit en substance un bouleversement dans la compréhension et la pratique de la prière. Il apparaît que Dieu n'a absolument pas besoin de nos demandes de prière. Bien plus, celui qui demande lui-même n'a pas non plus besoin de la prière. On pourrait objecter... Lire la suite
Les ennemis s'approchent de Jérusalem, mais le prophète Isaïe promet le salut au roi Achaz et au peuple. Cette promesse sera confirmée par un signe miraculeux: la Vierge concevra et enfantera un Fils, dont le nom sera « Dieu avec nous ».
Sept siècles plus tard, l'évangéliste rapportera cette prophétie à la naissance du Sauveur d'Israël, en qui Dieu lui-même visitera son peuple. Ainsi la nouvelle du Messie à venir devient salut pour le peuple de Dieu: le Christ sauve ceux qui croient en lui même sept cents ans avant sa naissance.
Les ennemis s'approchent de Jérusalem, mais le prophète Isaïe promet le salut au roi Achaz et au peuple. Cette promesse sera confirmée par un signe miraculeux...
Les ennemis s'approchent de Jérusalem, mais le prophète Isaïe promet le salut au roi Achaz et au peuple. Cette promesse sera confirmée par un signe miraculeux... Lire la suite
La crainte de Dieu, comme nous le voyons, n'exclut pas l'audace avec laquelle Habacuc pose ses questions au Créateur. À certains, elles pourraient paraître impies, car on peut même y voir Habacuc, exigeant une réponse du Seigneur, comme s'il lui lançait un défi. Or il ne rejette pas ces questions et y répond. Et ici nous découvrons soudain que le Seigneur ne se ferme pas à nous: il est prêt à donner des réponses à toutes nos questions difficiles, pourvu seulement que nous soyons prêts à les entendre et à les comprendre. Bien plus, non seulement il veut que nous saisissions et acceptions sa volonté, mais il ne rejette pas non plus notre désir d'entrer en dialogue avec lui. Après tout, c'est lui qui a doté l'homme de raison, et ses dons ne nous ont pas été donnés pour que nous les laissions pourrir dans un coin reculé du cellier.
Une autre chose est que la seule raison humaine ne suffit pas pour saisir la sagesse suprême; il faut la confiance envers Celui dont l'intelligence est infiniment plus élevée. Car ce que le Seigneur nous révèle est souvent difficile à assimiler pour notre conscience. La confiance en Dieu est d'autant plus nécessaire que la loi sur laquelle les pieux s'appuyaient jusqu'ici est déclarée avoir perdu sa force. La loi, bien sûr, n'en est pas devenue inconsistante, mais sa violation constante a beaucoup affaibli la possibilité de son action pleine et entière. Il faudra payer pour cela: à la place de l'ancien mal, devenu déjà habituel, les Chaldéens apporteront un nouveau mal. En eux, les transgresseurs de la loi affaiblie se heurteront à des « matérialistes élémentaires », qui n'adorent que les choses terrestres compréhensibles. Leur dieu est appelé la force: ils adorent tout ce qui sert à accroître leur puissance.
Les païens chaldéens sont comparés à des pêcheurs qui prennent les hommes dans leurs filets et les envoient en esclavage, et ici nous nous rappelons paradoxalement l'appel du Christ à devenir pêcheurs d'hommes, adressé aux pêcheurs galiléens. Mais ceux qui ont accepté d'être pris dans les filets des apôtres sont, au contraire, délivrés des filets de l'esclavage du péché.
La crainte de Dieu, comme nous le voyons, n'exclut pas l'audace avec laquelle Habacuc pose ses questions au Créateur. À certains, elles pourraient paraître impies, car on peut même y voir Habacuc, exigeant une réponse du Seigneur, comme s'il lui lançait un défi. Or...
La crainte de Dieu, comme nous le voyons, n'exclut pas l'audace avec laquelle Habacuc pose ses questions au Créateur. À certains, elles pourraient paraître impies, car on peut même y voir Habacuc, exigeant une réponse du Seigneur, comme s'il lui lançait un défi. Or... Lire la suite
Dans les prescriptions sur la pureté rituelle et la purification de l'impur, ce qui est important pour nous est que seul un homme pur pouvait accomplir la purification, un homme qui ne s'était pas souillé par le contact avec l'impureté, et cela seulement au moyen d'une victime sans défaut brûlée, dont le sang avait aspergé la Demeure de l'Alliance. L'apôtre dit que ces lois rituelles n'étaient que des préfigurations de notre purification du péché (He 9:23). Et seul Celui qui n'a lui-même ni péché ni défaut peut accomplir cette purification, en devenant la victime parfaite qui sanctifie tous ceux qui croient en lui.
Dans les prescriptions sur la pureté rituelle et la purification de l'impur, ce qui est important pour nous est que seul un homme pur pouvait accomplir la purification, un homme qui ne s'était pas souillé par le contact avec l'impureté, et cela seulement...
Dans les prescriptions sur la pureté rituelle et la purification de l'impur, ce qui est important pour nous est que seul un homme pur pouvait accomplir la purification, un homme qui ne s'était pas souillé par le contact avec l'impureté, et cela seulement... Lire la suite
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||