L'apôtre nous parle de la nécessité d’éprouver les esprits, c'est-à-dire les distinctions entre ce qui est de Dieu et ce qui est de satan dans la vie. Avant ces mots, l'apôtre souligne que la foi, l'exécution des commandements et le cœur ouvert devant Dieu sont caractéristiques du chrétien. Et il formule les mots célèbres parfois appelés "le critère de l'apôtre Jean». Tout esprit, dit l'apôtre, qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu. Si nous regardons attentivement l'histoire du développement dogmatique du christianisme à l'époque des Conciles œcuméniques, nous verrons qu'en fin de compte toutes les fausses doctrines étaient rejetées par l'Église notamment selon ce critère. Et, à l’inverse, la conformité à ce critère aide à distinguer les confessions chrétiennes des sectes quasi chrétiennes.
Mais hormis la signification dogmatique et historique, ces mots sont aussi très importants dans la vie pratique des chrétiens. En premier lieu l'apôtre Jean parle de la distinction des esprits parlant dans le cœur de quelqu’un. Qu'est ce qui est correct et qu'est ce qui ne l’est pas, qu'est ce qui est digne pour un chrétien, et qu'est ce qui est indigne – dans une large mesure il faut utiliser précisément le critère de l’apôtre Jean pour faire cette distinction dans la vie personnelle.
L'apôtre nous parle de la nécessité d’éprouver les esprits, c'est-à-dire les distinctions entre ce qui est de Dieu et ce qui est de satan dans la vie. Avant ces mots, l'apôtre souligne que la foi...
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Lorsque nous lisons les récits des évangélistes sur la prédication de Jean le Baptiste, qui a précédé le Baptême du Seigneur Jésus-Christ, nous perdons facilement de vue le sens direct contenu dans le récit. Ainsi, l'évangéliste Matthieu nous rapporte la prédication du Précurseur en disant que «toute la Judée» était baptisée par lui. Bien sûr, c'est une exagération, et il est difficile de croire que tous les habitants de la Judée aient été baptisés sans exception. Cependant, il est évident que ces gens étaient très, très nombreux. Voilà précisément un fait tout à fait étonnant. À nous, au contraire, pour des raisons compréhensibles, cela paraît naturel.
Jean le Baptiste, en appelant à accueillir dans le repentir le Royaume des Cieux qui s'est approché, n'invente pas un nouveau rite pour le repentir. Il utilise l'ablution pratiquée sur les personnes «de second rang» qui venaient à Dieu: cette procédure concernait les païens et les femmes (pour les hommes d'Israël, l'entrée dans l'alliance était la circoncision). Au fond, l'appel de Jean ressemble à ce qui arriverait si quelqu'un appelait les chrétiens orthodoxes d'aujourd'hui à un second baptême. Pour ceux qui venaient à Jean au Jourdain, cet acte signifiait confesser qu'ils étaient, comme des traîtres et des apostats, infidèles à Dieu, et qu'ils s'approchaient de Lui dans le repentir non comme des descendants d'Abraham de plein droit, mais comme des païens. C'est précisément d'un tel repentir que parlaient auparavant les prophètes d'Israël. N'est-il pas étonnant qu'il y ait eu beaucoup de personnes repentantes avec une telle humilité?
On peut plutôt considérer comme naturel le comportement des pharisiens et des sadducéens. Les uns comme les autres pensaient qu'un rite pieux supplémentaire ne leur ferait pas de mal (révélant ainsi leur incrédulité envers les rites pieux en général). Les uns comme les autres voulaient faire parade de leur piété devant les hommes: c'est ce que le Seigneur Jésus-Christ leur reprochera bientôt après le Baptême.
Ce que l'évangéliste Matthieu souligne, à savoir combien il y avait de personnes sincèrement repentantes aux jours de Jean le Baptiste, nous révèle d'abord ce qu'est la «plénitude des temps», dans laquelle, selon la parole de l'apôtre Paul, Dieu envoie Son Fils. C'est le temps où une multitude de coeurs est prête à accueillir le Christ dans l'humilité et le repentir. Voilà pourquoi le repentir des uns et l'hypocrisie des autres ne sont pas l'essentiel dans le ministère de Jean le Baptiste. Le Précurseur prêche le repentir et baptise non pour donner aux hommes le salut, mais pour que le Christ nous soit manifesté.
Lorsque nous lisons les récits des évangélistes sur la prédication de Jean le Baptiste, qui a précédé le Baptême du Seigneur Jésus-Christ, nous perdons facilement de vue le sens direct contenu dans le récit...
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Nous vivons dans un monde où le Christ est déjà venu, et il nous est souvent difficile de mesurer tout ce qu’Il a fait pour nous par Sa venue, car nous avons déjà tout et sommes habitués à tout. Mais nous devons comprendre que la différence entre nous et le temps où le Christ est venu à nous dans la chair est quantitative et non qualitative ; et tant qu’il en est ainsi, nous devons nous efforcer de nous attacher à l’Esprit qu’Il a apporté. Pour cela, nous devons essayer de lire les paroles de l’Évangile non seulement dans le contexte de notre époque — ce qui est utile aussi —, mais également de comprendre comment elles pouvaient être perçues alors. L’Ancien Testament nous apporte une aide inestimable à cet égard. Rappelons les paroles du Psautier : « Dès le matin, je détruirai tous les impies de la terre, afin d’extirper de la cité du Seigneur tous ceux qui commettent l’iniquité » (Ps 101:8). C’est ainsi que le pécheur est perçu : comme un mal qu’il faut détruire. Nous devons nous pénétrer de cette conception jusqu’au fond de l’âme pour comprendre ce que signifient les paroles que le Seigneur nous adresse aujourd’hui : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs à la repentance. » Les appeler à la repentance, c’est les appeler à Lui. Non pas les rejeter, comme on le pensait, mais les accueillir. En vérité, seul le Seigneur pouvait accomplir un tel bouleversement.
Nous vivons dans un monde où le Christ est déjà venu, et il nous est souvent difficile de mesurer tout ce qu’Il a fait pour nous par Sa venue...
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L'événement que nous raconte la lecture d'aujourd'hui a toujours suscité une foule de questions, et beaucoup de commentateurs et de prédicateurs y ont réfléchi et en ont débattu, en essayant de comprendre ce qui s'était donc réellement passé alors dans le désert. Habituellement, lorsqu'ils partaient pour plusieurs jours, les voyageurs emportaient naturellement avec eux une réserve de nourriture. Mais cette fois, manifestement, la décision fut prise si hâtivement qu'il n'y eut pas le temps de se préparer (v. 33). À en juger par le fait que, par la suite, les disciples durent passer sur la rive opposée du lac de Génésareth pour se rendre à Bethsaïde (Mc 6:45), les événements décrits se déroulèrent sur sa rive orientale, en Transjordanie, qui, aux temps évangéliques, n'était pas un désert au sens littéral du mot, mais une steppe sèche. La rive orientale du lac de Génésareth était un lieu désert, et les villages les plus proches où l'on pouvait acheter de la nourriture étaient loin. C'est alors que se produisit le miracle qu'on appelle ordinairement le miracle de la multiplication des pains. On ne peut rien dire de certain sur la manière exacte ni sur le moment où il eut lieu, car le texte évangélique ne donne aucun détail qui révélerait, pour ainsi dire, le «mécanisme» du miracle. Seul le résultat est décrit: cinq pains et deux poissons suffirent pour plusieurs milliers de personnes, et il y en eut en abondance (v. 41-44). La seule explication que l'on puisse voir est la bénédiction de la nourriture par Jésus, mentionnée dans le récit (v. 41), sans laquelle aucun repas n'est possible pour des Juifs croyants; en effet, pendant la prière de bénédiction, ceux qui se mettent à table invoquent Dieu, L'invitant à se joindre à eux et à bénir la table et la nourriture. En décrivant le miracle, l'évangéliste attire l'attention sur le fait que la bénédiction de Jésus n'était pas une bénédiction ordinaire, mais une bénédiction qui permit aux personnes présentes d'entrer directement dans le Royaume de Dieu, où même les lois de la nature n'agissent pas comme dans le monde ordinaire et où, par conséquent, la faim n'a pas de place, de sorte que tout affamé est rassasié.
L'événement que nous raconte la lecture d'aujourd'hui a toujours suscité une foule de questions, et beaucoup...
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Pour décrire les relations entre Dieu et l'homme, les auteurs bibliques recourent souvent à la notion d'union, ou, pour parler le langage biblique, d'alliance entre Dieu et l'homme. Toute la Bible peut être lue comme l'histoire de la révélation et l'histoire de l'alliance. L'une est inséparable de l'autre: car avant que de telles relations deviennent possibles, Dieu doit se rendre visible à l'homme et lui tendre Sa main. Sinon, l'homme n'aura aucune relation avec Dieu: nul ne peut, par ses propres forces, atteindre Dieu. Ni les connaissances théologiques, ni l'intuition, ni les illuminations mystiques n'y aideront. Le plus que l'homme puisse apprendre de Dieu, c'est de sentir qu'il existe Quelque Chose dont il est impossible de raconter quoi que ce soit et qu'il est impossible de décrire, et que ce Quelque Chose est en même temps au-dessus de tout ce qui existe dans le monde. Les païens connaissaient ce Principe suprême, et beaucoup d'entre eux croyaient que c'était là précisément qu'il fallait chercher la source de tout ce qui nous entoure et la cause de tout ce qui se passe autour de nous. Mais personne, dans le monde païen, n'a jamais essayé de s'adresser à ce Quelque Chose inconnu avec une demande ou une action de grâce: il était trop loin, et aucune relation avec lui ne pouvait exister. Le Dieu d'Abraham est différent: non seulement Il s'adresse le premier à Abraham, mais Il établit avec lui des relations solides et durables, sans lesquelles aucune alliance n'est possible. Bien sûr, pour Dieu, ces relations sont dès le début entièrement ouvertes; en concluant l'alliance avec Abraham, Il voit déjà dans Son éternité non seulement toute l'histoire du peuple de Dieu, mais aussi la naissance du Christ, Sa mort sur la croix, la Résurrection, et même le retour du Ressuscité dans la gloire. Mais ce que Dieu a conçu dans l'éternité se révèle dans le temps, et c'est pourquoi Ses relations avec Son peuple se développent elles aussi dans le temps. Alors, l'unique Alliance dans l'éternité de Dieu se décompose dans le temps en une multitude d'alliances qui se succèdent, si bien que les commentateurs et les chercheurs bibliques se disputent depuis plusieurs siècles pour savoir combien d'alliances il y a tout de même dans la Bible. En effet, peut-on considérer la promesse donnée par Dieu à Abraham déjà en Palestine (v. 14-17) comme une confirmation de l'alliance précédente, ou comme son renouvellement? Ou bien est-ce encore une autre alliance, une seconde alliance avec Abraham? Il n'y a pas de réponse univoque à cette question. L'alliance, ce sont des relations vivantes, en développement, qui croissent comme un arbre; et de même qu'il n'est pas toujours facile, pour un arbre, de déterminer où finit le tronc et où commence la couronne, et qu'il est encore moins possible de les séparer, de même, dans l'histoire de l'alliance, il n'est pas toujours facile de déterminer où finit une étape et où commence une autre. Et ce n'est qu'à la fin du chemin, lorsque le dessein de Dieu s'incarne pleinement, que tout devient clair.
Pour décrire les relations entre Dieu et l'homme, les auteurs bibliques recourent souvent à la notion d'union, ou, pour parler...
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