N’est ce pas, cette remarquable admonition est adressée à son propre âme? C’est qui - «mon âme» ? Et si ce n’est pas moi, qui «suis-je» alors?
Probablement, le psalmiste découvre ici son inhomogénéité, sa diversité, dont chacun de nous connaît selon son expérience personnelle. Peut être, il ne veut pas encore dire ces trois parties de l’homme, dont les Peres de l’Eglise parlent déjà à l’époque du Nouveau Testament; une telle classification vient tout de même de la philosophie grecque, et non de la sagesse de l'Ancien Testament. Mais il est indubitablement très proche d'un tel regard : en effet, son «âme» défaillit et gémit, c'est-à-dire se trouve en proie des sentiments négatifs, mais "moi" c’est où il y a une décision ferme et ne dépendant pas des émotions de glorifier le Dieu. Comme il est important et pour nous que notre volonté ne piste pas nos humeurs, mais se nourrisse de la foi en Dieu et des relations avec Lui, en nous amenant à l'espérance en Dieu, espoir vainquant toute tristesse.
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Vivre sur terre peut déjà être effrayant en soi, mais si nous nous appliquons les paroles du Christ adressées aux apôtres, cela devient franchement inquiétant. Voilà pourquoi les mots « n’ayez pas peur » reviennent si souvent et avec tant d’insistance dans cet enseignement. La peur est l’une des expériences les plus fortes de l’homme, ce qui signifie qu’elle ne peut être vaincue que par quelque chose de plus fort encore. Le Seigneur indique à Ses disciples ces « puissants remèdes » : la confiance et, aussi étrange que cela paraisse, la crainte. La confiance dont il est question n’est pas simplement la conviction que « Dieu aidera toujours », mais la certitude la plus profonde et la plus fondamentale que tout est entre Ses mains, depuis les petits oiseaux vendus au marché pour quelques pièces de cuivre jusqu’à chaque vie et chaque mort humaines. Le second remède est la crainte de Dieu : non pas la peur du châtiment, ni même la peur du péché, mais précisément la « crainte » devant Dieu, cette révérence et cet émerveillement qui rendent Dieu infiniment plus réel et plus essentiel pour nous que toutes les autres peurs.
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Vivre sur terre peut déjà être effrayant en soi, mais si nous nous appliquons les paroles du Christ adressées aux apôtres, cela devient...
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La catastrophe vient sur le peuple de Juda non pas tant comme un châtiment pour certains péchés précis, mais parce que dans ce pays, appelé à devenir le lieu de la présence de Dieu sur la terre, il n'est tout simplement plus resté de place pour Lui. Le problème n'est pas que les habitants de Jérusalem soient devenus des malfaiteurs particulièrement effrayants, mais que Dieu leur soit tout simplement devenu sans intérêt. Tous ont trouvé d'autres intérêts : les pauvres doivent travailler, les riches festoyer, les prophètes prophétiser, les prêtres offrir des sacrifices... et Dieu s'est retrouvé hors de tout cela. Et cela est plus terrible que n'importe quel péché. Le péché peut être pardonné, parfois corrigé ; on peut tenter d'une manière ou d'une autre de trouver une issue à la situation. Mais lorsque les hommes oublient Dieu, alors le pardon, le sacrifice et la prophétie perdent leur sens. Et lorsque le sens disparaît, vient la mort, la chose la plus dépourvue de sens au monde.
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Les reproches adressés aux juges injustes sont sévères. Bien sûr, ils ne concernent pas seulement les juges qui prononcent des sentences en vertu de leur fonction, mais aussi chacun de nous, si prompt à porter des jugements. Bien que nous nous rappelions souvent les célèbres paroles : « Et qui sont les juges ? », elles ne conviennent pas ici. Le personnage du « Malheur d’avoir trop d’esprit » demandait si certaines personnes avaient ou non le droit de juger ; le psalmiste, sans mettre en cause des personnes particulières, parle du problème même du jugement injuste.
Le psalmiste est mû par l’espérance que la justice se réalisera. Mais nous rencontrons ici une nouvelle fois un passage difficile : la soif de justice se manifeste dans le désir de vengeance, dans le rêve de se baigner dans le sang de ses ennemis. Cela s’accorde difficilement avec les commandements évangéliques d’amour et de pardon ; de nos jours, de tels rêves risquent plutôt de repousser beaucoup de personnes.
C’est vrai. Mais le chemin vers la Bonne Nouvelle n’a pas encore été parcouru ; on ne fait encore que poser les fondations qui permettront de la recevoir. Les hommes de cette époque étaient bien plus habitués à voir le triomphe sanglant de l’injustice. C’est pourquoi l’espérance du triomphe de la justice, même exprimée de manière si belliqueuse, affermissait la certitude de la défaite inévitable du mal.
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