7 Voici donc un potier qui laborieusement pétrit une terre molle et modèle chaque objet pour notre usage. De la même argile il a modelé les vases destinés à de nobles emplois et ceux qui auront un sort contraire, tous pareillement ; mais dans chacun des deux groupes, quel sera l’usage de chacun, c’est celui qui travaille l’argile qui en est juge. |
8 Puis — peine bien mal employée ! — de la même argile il modèle une divinité vaine, lui qui, depuis peu né de la terre, retournera sous peu à la terre dont il fut pris, quand on lui redemandera l’âme qui lui a été prêtée. |
9 Cependant il ne se soucie pas de ce qu’il doit mourir et qu’il a une vie brève, mais il rivalise avec les orfèvres et les fondeurs d’argent, il imite ceux qui coulent le bronze, il met sa gloire à modeler du faux. |
10 Cendres, que son cœur ! plus vil que la terre, son espoir ! plus misérable que l’argile, sa vie ! |
11 Car il a méconnu Celui qui l’a modelé, qui lui a insufflé une âme agissante et inspiré un souffle vital ; |
12 Mais il a estimé que notre vie est un jeu d’enfant, et notre existence une foire à profits : « Il faut gagner, dit-il, par tous les moyens, même mauvais. » |
13 Oui, plus que tout autre, celui-là sait qu’il pèche, lui qui, d’une matière terreuse, fabrique des vases fragiles et des statues d’idoles. |