Le prophète et la prophétesse s'unissent, et leur enfant devient un témoin vivant de la parole prophétique. Ce qui est écrit sur le rouleau...
Le prophète et la prophétesse s'unissent, et leur enfant devient un témoin vivant de la parole prophétique. Ce qui est écrit sur le rouleau, on peut, si l'on veut, l'ignorer; mais il est difficile de s'opposer à une prophétie scellée par le nom d'un enfant qui vit tout près.
En reproche au peuple, le Seigneur a placé son mépris des eaux paisibles de Siloé, l'étang où l'on accomplissait les ablutions. Quelques siècles plus tard, c'est précisément là que Jésus enverra se laver l'aveugle-né qu'Il a guéri. Mais trop souvent les hommes cessent non seulement d'apprécier, mais même de remarquer ce qui se trouve constamment près d'eux; les vieilles vérités familières commencent à paraître banales, et l'on a envie de quelque chose qui pique. Et voilà que les habitants de la Terre promise ont été attirés par une pourriture exotique qui leur paraissait fraîche: les conceptions et les moeurs païennes. Eh bien, bientôt tous les fruits du paganisme, comme jadis les cailles dans le désert du Sinaï, s'abattront avec les armées assyriennes sur ceux qui les attendaient et les appelaient, et les forceront à en boire jusqu'à en avoir par-dessus la tête.
Mais le prophète souligne que ceux qui se détournent du Seigneur se détournent de la source de la vie. Les paroles disant qu'on n'interroge pas les morts au sujet des vivants sont sévères, et elles font penser à celles qui retentiront quelques siècles plus tard: laisse les morts ensevelir leurs morts. Mais c'est précisément parce que le Seigneur propose la vie et veut dissiper les ténèbres épaissies qu'Il avertit des dangers des faux chemins. Des chemins qui paraissent attirants, mais qui mènent à la mort.