Les phrases aphoristiques de Jésus ont toujours plusieurs sens. Il en va ainsi de ces paroles : premièrement, par elles, Il reproche aux pharisiens d'être sans miséricorde dans leur condamnation des publicains et des pécheurs ; ils ne comprennent pas les problèmes des autres, ne sentent pas la douleur d'autrui. « Le rassasié ne comprend pas l'affamé ». Deuxièmement, en condamnant Jésus parce qu'Il fréquente les pécheurs, les pharisiens manifestent leur aveuglement : ils ne voient pas que Jésus ne vient pas comme un pécheur vers des pécheurs, mais comme un médecin vers un patient. Et troisièmement, Jésus invite tous ceux qui L'entourent à réfléchir : si le péché est une maladie, qui est donc le médecin capable de guérir cette maladie ? Et si je m'élève au-dessus des autres en me considérant comme bien portant, quel médecin est-ce que je rejette alors dans ma vie ?
Jésus dit-Il qu'il faut absolument devenir « malade » pour appeler le médecin, comme si « sans péché, pas de repentir » ? Bien sûr que non, mais il est vital de prendre conscience de notre maladie déjà réellement existante.