On peut s'y habituer peu à peu, mais lire cette phrase pour la première fois est désagréable. Tout simplement parce qu'on ne peut pas parler des gens comme de poissons. Et puis, quand on se représente la scène : voilà un petit poisson qui nage, qui s'ébat en liberté, puis apparaît un pêcheur avec son filet ; d'abord il prive le poisson de liberté, ensuite il le tire là où il est impossible de vivre, et enfin il le mange tout simplement ! Et ce serait pareil pour les hommes ? Quelle horreur !
Imaginons maintenant une autre scène. Un petit poisson nage et s'ébat dans un étang trouble, sans comprendre que l'eau est empoisonnée par les rejets d'une usine chimique. Et voilà qu'apparaît un militant écologiste avec un filet : il le capture, le transporte dans un lieu écologiquement pur et le relâche dans un immense lac transparent, plein d'oxygène et de nourriture. Tout cela paraît autrement, n'est-ce pas ?