L’homme pouvait destiner quelque chose de ses biens à une offrande volontaire, c’est-à-dire à un sacrifice, à Dieu. Cela ne signifiait pas qu’il devait aussitôt se rendre à l’autel le plus proche et y porter ce qu’il avait promis, mais ce qui était ainsi consacré à Dieu devenait qadosh dès l’instant de la déclaration. L’agneau pouvait encore courir pendant des mois dans le troupeau, mais il n’appartenait déjà plus à son ancien maître, même si celui-ci continuait d’en porter la responsabilité. On ne pouvait déjà plus manger ni vendre cet agneau; on pouvait seulement, à un moment donné, l’offrir réellement en sacrifice. Une décision prononcée devant Dieu ne peut pas être annulée!
Ce même principe est ici appliqué à tout vœu fait à Dieu (voir v. 21), mais on peut aussi interpréter ce verset plus largement: tout ce qui est dit ou promis est, d’une manière ou d’une autre, dit ou promis devant Dieu, que l’homme ait juré ou non; il faut donc l’accomplir de la même manière que s’accomplissent les promesses de sacrifice. Aucun «j’ai changé d’avis» n’est accepté! C’est de cela aussi que Jésus dira plus tard: «Que votre parole soit: oui, oui; non, non; ce qu’on y ajoute vient du Mauvais» (Mt 5:37).