Combien souvent nous nous surprenons à penser que nous aurions agi tout autrement, en nous guidant d’après nos représentations de ce qui est convenable ou inconvenant, opportun ou inopportun, réaliste ou irréaliste, juste ou injuste. Et lui balaie toutes ces considérations, ne prenant en compte que sa relation avec Dieu. Et personne n’a le droit de se placer entre lui et le Seigneur, parce qu’il est le roi du peuple de Dieu. Aucun homme n’ose lever la main sur l’oint; quant à Dieu, David Lui remet toute la plénitude du pouvoir sur sa vie. La très haute dignité de David est scellée indissolublement à sa pleine responsabilité devant le Seigneur.
Comprenons-nous que cela nous concerne aussi? Car c’est à nous qu’il est dit: «Vous êtes un sacerdoce royal» (1 P 2:9). Et nous, sans cesse, nous essayons de placer quelqu’un entre nous et Dieu: tantôt un roi ou quelque autre chef, tantôt un prêtre ou quelque autre serviteur, pourvu que nous n’ayons pas à porter la responsabilité de notre vie. Mais déjà David, aux temps de l’Ancien Testament, comprenait que la miséricorde de Dieu est grande; à nous, cela a été révélé en plénitude par le Fils de Dieu. Et nous avons toujours peur.