L’apôtre Jacques parle d’une des vérités fondamentales de notre foi. Plusieurs fois, sous différentes formulations, l’apôtre écrit que la foi sans les œuvres est morte. Au début, l’apôtre pose la question de savoir si une foi qui ne s’exprime pas dans les œuvres peut sauver l’homme. Puis il dit que la foi sans les œuvres est morte ; un peu plus bas, il souligne que la foi sans les œuvres est inactive et, de nouveau, tout à la fin, il répète les mots selon lesquels la foi sans les œuvres est morte. Le prophète Habacuc a reçu du Seigneur la révélation que le juste vivra par la foi. La foi, au sens biblique du mot, est d’abord pour l’homme une source de vie, parce que c’est seulement par la foi que nous entrons en communion avec le Créateur.
L’apôtre Jacques dit que cette foi doit s’exprimer dans la vie, dans nos actions et nos actes. Sinon, elle est justement inactive et ne nous donne rien pour être sauvés de la mort. La foi de l’homme doit devenir une force agissant dans le monde et le transfigurant. À quoi sert-elle si cette force n’agit pas ? Les trois exemples que donne l’apôtre Jacques nous permettent de voir quelle expression doit trouver la vraie foi : la miséricorde envers les hommes, la confiance en Dieu et le respect de la vérité. Comme disait le prophète Michée : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien et ce que le Seigneur demande de toi : pratiquer la justice, aimer les œuvres de miséricorde et marcher humblement devant ton Dieu ».