Bible-Centre

La réflexion principale pour le 14 août 2025

Les paroles du Christ : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui... bien qu’il tarde à les défendre », dans la traduction synodale, suscitent souvent le trouble chez le lecteur. Le Seigneur propose aux disciples la parabole d’un juge inique qui finit pourtant par défendre une pauvre veuve à cause de son insistance. Le juge inique, dont il serait absurde d’attendre la justice, n’a pas pu résister à la fermeté de la suppliante. À plus forte raison, dit le Christ, Dieu, qui aime ses élus, répondra à leurs demandes. C’est ainsi que l’évangéliste Luc comprend cette parabole, et c’est pourquoi il l’a intitulée : « parabole sur le fait qu’il faut toujours prier et ne pas se décourager ».

Si l’homme ne reçoit pas aussitôt ce qu’il demande, il commence à douter de la bonté de Dieu. C’est une erreur répandue, conditionnée par l’ignorance de Dieu. La parabole du Christ réfute précisément cette opinion. Mais alors pourquoi Dieu « tarde-t-il à les défendre » ? À ces paroles de la traduction synodale correspondent dans l’original des paroles tout autres. Le texte grec contient ici un seul verbe au sens de « être patient, faire preuve d’endurance » : « il patiente en eux » (en ses élus). Patientiam habebit in illis, « il garde patience en eux », lui répond la Vulgate. « Et il use de longanimité à leur sujet », transmet avec une grande précision le texte slavon. Il s’agit donc de la participation de Dieu à l’endurance des souffrances de ses élus.

Il est difficile de rendre ce sens en russe, pour que le résultat soit une traduction et non une interprétation. Peut-être : « Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit, n’est-ce pas lui qui patiente [en eux] ? Oui, il leur accordera promptement justice... Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Pour nous, il est important de comprendre que le Seigneur ne parle pas de l’indifférence du Créateur, qui condescendrait aux cris de ses hommes comme à contrecœur, dans l’intervalle entre des affaires plus importantes. Nullement. Le Christ souligne précisément la participation de Dieu à nos souffrances. En outre, il ressort du texte original que cette participation entre dans la profondeur même des relations de Dieu avec le monde et de son dessein sur lui.

Du point de vue pratique, les paroles du Christ sur la foi sont importantes. Au sujet de la longanimité de Dieu et des souffrances des élus, le Christ dit quelque chose de difficile à comprendre non seulement pour nous, mais aussi, sans doute, pour les disciples. Mais, dit-il, la question n’est pas de savoir comment est Dieu. La question est le manque de foi, qui ne nous donne pas la possibilité de voir, de connaître avec quelle promptitude Dieu accorde sa protection. Et ce même manque de foi nous prive de la possibilité de demander et de recevoir cette protection.

RÉFLEXIONS

 

La parabole du juge injuste qui nous est racontée est une démarche très spirituelle de Jésus. N’est-elle pas une illustration vivante des représentations humaines du... 

 

Quand l'homme a besoin de quelque chose, il réclame sans relâche ce qui lui manque pour être heureux... 

 

De tout temps les hommes posent cette question : Dieu protège-t-Il Ses élus ? Si oui, pourquoi les bons meurent-ils, et sinon, où est Son amour ?... 

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