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La Bible pour les débutants pour le 11 juillet 2025

King James Version (en)

Luke, Chapter 1,  verses 57-80

57 The nativity and circumcision of John, 67 The prophecy of Zachary both of Christ, 76 and of John
57 Now Elisabeth's full time came that she should be delivered; and she brought forth a son.
58 And her neighbours and her cousins heard how the Lord had shewed great mercy upon her; and they rejoiced with her.
59 And it came to pass, that on the eighth day they came to circumcise the child; and they called him Zacharias, after the name of his father.
60 And his mother answered and said, Not so; but he shall be called John.
61 And they said unto her, There is none of thy kindred that is called by this name.
62 And they made signs to his father, how he would have him called.
63 And he asked for a writing table, and wrote, saying, His name is John. And they marvelled all.
64 And his mouth was opened immediately, and his tongue loosed, and he spake, and praised God.
65 And fear came on all that dwelt round about them: and all these sayings were noised abroad throughout all the hill country of Judaea.
66 And all they that heard them laid them up in their hearts, saying, What manner of child shall this be! And the hand of the Lord was with him.
67 And his father Zacharias was filled with the Holy Ghost, and prophesied, saying,
68 Blessed be the Lord God of Israel; for he hath visited and redeemed his people,
69 And hath raised up an horn of salvation for us in the house of his servant David;
70 As he spake by the mouth of his holy prophets, which have been since the world began:
71 That we should be saved from our enemies, and from the hand of all that hate us;
72 To perform the mercy promised to our fathers, and to remember his holy covenant;
73 The oath which he sware to our father Abraham,
74 That he would grant unto us, that we being delivered out of the hand of our enemies might serve him without fear,
75 In holiness and righteousness before him, all the days of our life.
76 And thou, child, shalt be called the prophet of the Highest: for thou shalt go before the face of the Lord to prepare his ways;
77 To give knowledge of salvation unto his people by the remission of their sins,
78 Through the tender mercy of our God; whereby the dayspring from on high hath visited us,
79 To give light to them that sit in darkness and in the shadow of death, to guide our feet into the way of peace.
80 And the child grew, and waxed strong in spirit, and was in the deserts till the day of his shewing unto Israel.
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1 


1:60 His mother said - Doubtless by revelation, or a particular impulse from God.


1:66 The hand of the Lord - The peculiar power and blessing of God.


1:67 And Zacharias prophesied - Of things immediately to follow.But it is observable, he speaks of Christ chiefly; of John only, as it were, incidentally.


1:69 A horn - Signifies honour, plenty, and strength. A horn of salvation - That is, a glorious and mighty Saviour.


1:70 His prophets, who have been since the world began - For there were prophets from the very beginning.


1:74 To serve him without fear - Without any slavish fear. Here is the substance of the great promise. That we shall be always holy, always happy: that being delivered from Satan and sin, from every uneasy and unholy temper, we shall joyfully love and serve God, in every thought, word, and work.


1:76 And thou, child - He now speaks to John; yet not as a parent, but as a prophet.


1:77 To give knowledge of salvation by the remission of sins - The knowledge of the remission of our sins being the grand instrument of present and eternal salvation, Heb 8:11-12. But the immediate sense of the words seems to be, to preach to them the Gospel doctrine of salvation by the remission of their sins.


1:78 The day spring - Or the rising sun; that is, Christ.


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59 b) C’est à la circoncision que l’enfant recevait ordinairement son nom, cf. 2.21.


62 c) La surdité s’associe souvent à la mutité, et le même mot grec kôphos peut signifier « sourd », 7.22, ou « muet », 11.14.


66 d) C’est-à-dire le protégeait expression biblique, 1 Ch 4.10 ; Ac 11.21.


67 e) Comme le cantique de Marie, ce cantique est un morceau poétique que Luc a emprunté et placé sur les lèvres de Zacharie, en ajoutant les vv. 76-77 pour l’adapter à la situation. Il l’a inséré, non dans le récit en prose, v. 64, mais à sa suite.


67 f) Au sens plein du mot ; car si la première partie, vv. 68-75, est un hymne d’action de grâces, la seconde, vv. 76-79, est une vision d’avenir.


68 g) Comme souvent dans l’AT, Ex 3.16, la visite de Dieu dans le NT s’entend en un sens favorable, 1.78 ; 7.16 ; 19.44 ; 1 P 2.12.


69 h) Littéralement « une corne », cf. Ps 75.5.


76 i) C’est-à-dire Dieu, comme en 1.16-17, non le Messie.


77 j) Luc dépeint le rôle du Précurseur à l’aide des textes qui lui étaient traditionnellement appliqués, cf. 3.4 ; 7.27, et son message d’après celui des apôtres dans les Actes, cf. Ac 2.38 ; 5.31 ; 10.43 ; 13.38 ; 26.18.


78 k) « Sentiments de miséricorde », litt. « entrailles de miséricorde », cf. Col 3.12. ­ « a visités », var. « visitera ».


78 l) Anatolè titre du Messie, Astre qui apporte la lumière, cf. Nb 24.17 ; Ml 3.20 ; Isa 60.1, et Germe qui surgit du tronc de David, cf. Jr 23.5 ; 33.15 ; Za 3.8 ; 6.12.


80 m) Sorte de refrain 2.40, 52 ; cf. 1.66 et comparer Ac 2.41 ; 6.7.


Le mérite particulier du troisième évangile lui vient de la personnalité très attachante de son auteur, qui y transparaît sans cesse. Saint Luc est un écrivain de grand talent et une âme délicate. Il a mené son œuvre de façon originale, avec un souci d’information et d’ordre, 1.3. Ce n’est pas à dire qu’il ait pu donner aux matériaux reçus de la tradition un arrangement plus «sp;historique » que Matthieu et Marc ; son respect des sources et sa façon de les juxtaposer ne le lui permettaient pas. Son plan reprend les grandes lignes de celui de Marc avec quelques transpositions, ou omissions. Des épisodes sont déplacés, 3.19-20 ; 4.16-30 ; 5.1-11 ; 6.12-19 ; 22.31-34, etc., tantôt par soucis de clarté et de logique, tantôt par influence d’autres traditions, parmi lesquelles il faut noter celle qui se reflète également dans le quatrième évangile. D’autres épisodes sont omis, soit comme moins intéressants pour les lecteurs païens, cf. Mc 12.28-34, à comparer Lc 10.25-28. On remarquera surtout l’absence d’un correspondant à Mc 6.45-8.26. La différence la plus notable par rapport au deuxième évangile est la longue section médiane 9.51-18.14, qui est présentée sous la forme d’une montée vers Jérusalem à l’aide de notations répétées, 9.51 ; 13.22 ; 17.11, cf. Mc 10.1, et où l’on verra moins le souvenir réel de différents voyages que l’insistance voulue sur une idée théologique chère à Luc : la Ville sainte est le lieu où doit s’accomplir le salut 9.31 ; 13.33 ; 18.31 ; 19.11, c’est là que l’Évangile a commencé, 1.5s, et c’est là qu’il doit finir, 24.52s – par des apparitions et des entretiens qui n’ont pas lieu en Galilée, 24.13-51 ; et comp. 24.6 avec Mc 16.7, Mt 28.7, 16-20 – car c’est de là que doit partir l’évangélisation du monde, 24.47 ; Ac 1.8. Dans un sens plus large, c’est la montée de Jésus (et du chrétien) vers Dieu.

D’autres traits littéraires de Luc sont l’emploi des genres du symposium, 7.36-50 ; 11.37-54 ; 14.1-24, et du discours des adieux, 22.14-38, son goût des parallèles (Jean le Baptiste et Jésus, 1.5-2.52) et des inclusions, et le schéma promesse-accomplissement qui ponctue son récit.

Si l’on poursuit dans le détail la comparaison de Luc avec Marc et Matthieu, on observe sur le vif l’activité toujours en éveil d’un écrivain qui excelle à présenter les choses d’une façon qui lui est propre, évitant ou atténuant ce qui peut froisser sa sensibilité ou celle de ses lecteurs (8.43 comp. Mc 5.26 om. Mc 9.43-48 ; 13.32, etc.), ou bien leur être peu compréhensible (om. Mc 4.13 ; 8.32s ; 9.28s ; 14.50) ou les excluant (Lc 9.45 ; 18.24 ; 22.45), interprétant les termes obscurs (6.15) ou précisant la géographie (4.31 ; 19.28s, 37 ; 23.51), etc. Par ces nombreuses et fines touches, et surtout par le riche apport dû à son enquête personnelle, Luc nous livre les réactions et les tendances de son âme ; ou plutôt, par le moyen de cet instrument de choix, l’Esprit-Saint nous présente le message évangélique d’une façon originale, riche de doctrine. Il s’agit moins d’ailleurs de grandes thèses théologiques (les idées maîtresses sont les mêmes que chez Marc et Matthieu) que d’une psychologie religieuse où l’on trouve, mêlées à une influence très discrète de son maître Paul, les inclinations propres au tempérament de Luc. En vrai « scriba mansuetudinis Christi » (Dante), il aime à souligner la miséricorde de son Maître pour les pécheurs, 15.1s, 7, 10, et à raconter des scènes de pardon, 7.36-50 ; 15.11-32 ; 19.1-10 ; 23.34, 39-43. Il insiste volontiers sur la tendresse de Jésus pour les humbles et les pauvres, tandis que les orgueilleux et les riches jouisseurs sont sévèrement traités, 1.51-53 ; 6.20-26 ; 12.13-21 ; 14.7-11 ; 16.15, 19-31 ; 18.9-14. Cependant même la juste condamnation ne se fera qu’après les délais patients de la miséricorde, 13.6-9 ; comp. Mc 11.12-14. Il faut seulement qu’on se repente, qu’on se renonce, et ici la générosité exigeante de Luc tient à répéter l’exigences d’un détachement décidé et absolu, 14.25-34, notamment par l’abandon des richesses, 6.34s ; 12.33 ; 16.9-13. On notera encore les passages propres au troisième évangile sur la nécessité de la prière, 11.5-8 ; 18.1-8, et sur l’exemple qu’en a donné Jésus, 3.21 ; 5.16 ; 6.12 ; 9.28. Enfin, comme chez saint Paul et dans les Actes, l’Esprit Saint occupe une place de premier plan que Luc seul souligne en 1.15, 35, 41, 67 ; 2.25-27 ; 4.1, 14, 18 ; 10.21 ; 11.13 ; 24.49. Ceci, avec l’atmosphère de reconnaissance pour les bienfaits divins et d’allégresse spirituelle, qui enveloppe tout le troisième évangile, 2.14 ; 5.26 ; 10.17 ; 13.17 ; 18.43 ; 19.37 ; 24.51s, achève de donner à l’œuvre de Luc cette ferveur qui touche et réchauffe le cœur.

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