Les paroles sur la maison bâtie sur le sable ou sur le roc, par lesquelles le Seigneur Jésus Christ conclut le Sermon sur la montagne dans le récit de l'évangéliste Matthieu, supposent implicitement deux choses importantes. Premièrement, il s'agit de la responsabilité de l'homme pour sa vie et son destin. Cette responsabilité ne concerne pas toujours le bien-être de l'homme. Les nouveaux martyrs morts dans les camps staliniens ne se souciaient pas de réussir leur vie du point de vue terrestre : ceux qui y aspiraient reniaient leur foi et allaient enseigner l'athéisme scientifique. Les circonstances extérieures de la vie et les péripéties de l'histoire nous empêchent très souvent de mener, comme dit l'apôtre, une « vie paisible et tranquille », et ce n'est pas de cela que nous répondons. Mais le destin éternel, la situation de l'homme devant Dieu, le fait d'avoir vécu sa vie dans la vérité ou dans le mensonge et le péché : voilà en quoi consiste cette responsabilité de l'homme. Vivre sans cela est impossible ; vivre avec cela est terriblement difficile.
Et deuxièmement, le Seigneur dit que Sa parole est un appui solide à partir duquel tu peux exercer ta responsabilité éternelle et trouver la vie. Ainsi Dieu ne nous donne pas seulement responsabilité et liberté ; Il ouvre aussi la vérité, afin que nous puissions nous en servir pour la vie, et non pour la mort.