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La Bible en cinq ans pour le 17 août 2024

La Bibbia (it)

Proverbi, Capitolo 31

Parole di Lemuè l, re di Massa, che sua madre gli insegnò .
E che, figlio mio! E che, figlio delle mie viscere! E che, figlio dei miei voti!
Non dare il tuo vigore alle donne, né i tuoi costumi a quelle che corrompono i re.
Non conviene ai re, Lemuè l, non conviene ai re bere il vino, né ai principi bramare bevande inebrianti,
per paura che, bevendo, dimentichino i loro decreti e tradiscano il diritto di tutti gli afflitti.
Date bevande inebrianti a chi sta per perire e il vino a chi ha l'amarezza nel cuore.
Beva e dimentichi la sua povertà e non si ricordi più delle sue pene.
Apri la bocca in favore del muto in difesa di tutti gli sventurati.
Apri la bocca e giudica con equità e rendi giustizia all'infelice e al povero.
10 Una donna perfetta chi potrà trovarla? Ben superiore alle perle è il suo valore.
11 In lei confida il cuore del marito e non verrà a mancargli il profitto.
12 Essa gli dà felicità e non dispiacere per tutti i giorni della sua vita.
13 Si procura lana e lino e li lavora volentieri con le mani.
14 Ella è simile alle navi di un mercante, fa venire da lontano le provviste.
15 Si alza quando ancora è notte e prepara il cibo alla sua famiglia e dà ordini alle sue domestiche.
16 Pensa ad un campo e lo compra e con il frutto delle sue mani pianta una vigna.
17 Si cinge con energia i fianchi e spiega la forza delle sue braccia.
18 E' soddisfatta, perché il suo traffico va bene, neppure di notte si spegne la sua lucerna.
19 Stende la sua mano alla conocchia e mena il fuso con le dita.
20 Apre le sue mani al misero, stende la mano al povero.
21 Non teme la neve per la sua famiglia, perché tutti i suoi di casa hanno doppia veste.
22 Si fa delle coperte, di lino e di porpora sono le sue vesti.
23 Suo marito è stimato alle porte della città dove siede con gli anziani del paese.
24 Confeziona tele di lino e le vende e fornisce cinture al mercante.
25 Forza e decoro sono il suo vestito e se la ride dell'avvenire.
26 Apre la bocca con saggezza e sulla sua lingua c'è dottrina di bontà .
27 Sorveglia l'andamento della casa; il pane che mangia non è frutto di pigrizia.
28 I suoi figli sorgono a proclamarla beata e suo marito a farne l'elogio:
29 «Molte figlie hanno compiuto cose eccellenti, ma tu le hai superate tutte!».
30 Fallace è la grazia e vana è la bellezza, ma la donna che teme Dio è da lodare.
31 Datele del frutto delle sue mani e le sue stesse opere la lodino alle porte della città .
Notes:
Commentaire sur le fragment en cours
Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

1 a) « roi de Massa » en liant les deux mots ; « roi ; oracle » (massa’) hébr., cf. 30.1. — Massa est le nom d’une tribu ismaélite du nord de l’Arabie, Gn 25.14. La sagesse des « fils de l’Orient », Nb 24.21, était réputée, cf. 1 R 5.10 ; Jr 49.7 ; Jb 2.11.


3 b) « à celles qui perdent » le moh-ot conj. ; « pour perdre » lamh-ot hébr. — Au lieu de « tes voies » ûderakêka on propose « tes flancs » wirékêka. Grec « et n’expose pas ton esprit et ta vie à des regrets tardifs ».


4 c) L’insistance sur les dangers du vin est un des traits de la morale du désert (cf. les Rékabites, Jr 35, et les Arabes modernes).


4 d) « d’aimer » ’awweh conj. ; hébr. incertain (ketib « ou » ’ô ; qeré « où » ’ê).


8 e) Sens incertain ; litt. « fils de disparition ».


10 f) Poème alphabétique (cf. Ps 9:-10 ; 25 ; 34 ; 37 ; 111 ; 112 ; 119 ; 145 ; Lm 1-4 ; Na 1.2-8 ; Si 51.13-29 hébr.) en prenant la première lettre de chaque vers (ailleurs de chaque strophe), on retrouve l’alphabet hébreu. — Sur l’interprétation de ce poème, cf. v. 30 et 5.15. Comparer 11.16 ; 12.4 ; 18.22 ; 19.14 et Si 7.19.


10 g) L’expression hébraïque, que le grec et la Vulgate traduisent littéralement par « femme forte », évoque à la fois l’efficacité et la vertu. C’est la parfaite maîtresse de maison.


15 h) Glose probable qui rompt le rythme.


25 i) C’est-à-dire qu’elle envisage l’avenir avec confiance, qu’il s’agisse de la destinée de sa famille, ou de la récompense que Dieu accordera un jour à son zèle.


30 j) Cet éloge de la femme parfaite a peut-être été compris allégoriquement, comme une description de la Sagesse personnifiée, cf. 8.22. C’est ce que semble suggérer une amplification du grec (« Une femme sage sera louée, — la crainte de Yahvé, voilà ce qu’il faut vanter. »), et cela expliquerait que ce morceau, d’ailleurs très beau, ait été placé en conclusion du livre.


Le livre des Proverbes est le plus typique de la littérature sapientielle d’Israël. Il s’est formé autour de deux recueils : 10-22.16, intitulé « Proverbes de Salomon » (375 sentences), et 25-29, introduit par « Voici encore des proverbes de Salomon, que transcrivirent les gens d’Ézéchias » (128 sentences). À ces deux parties sont ajoutés des appendices : à la première, les « Paroles des sages », Pr 22.17-24.22, et « Ceci est encore des sages », Pr 24.23-34 ; à la seconde, les « Paroles d’Agur », Pr 30.1-14, suivies de proverbes numériques, Pr 30.15-33, et les « Paroles de Lemuel », Pr 31.1-9. Cet ensemble est précédé par une longue introduction, 1-9, où un père fait à son fils des recommandations de sagesse et où la Sagesse elle-même prend la parole. Le livre s’achève par un poème alphabétique, qui loue la femme parfaite, Pr 31.10-31.

L’ordre des sections est indifférent, il n’est pas le même dans la Bible grecque et, à l’intérieur de chacune, les maximes s’alignent sans aucun plan et avec des répétitions. Le livre est donc une collection de collections, encadrées par un prologue et un épilogue. Il reflète une évolution littéraire qui a été esquissée dans l’introduction générale aux livres sapientiaux. Les deux grands recueils représentent le mâshâl sous sa forme primitive et n’ont que de brèves sentences, généralement d’un seul distique. La formule devient déjà plus ample dans les appendices ; les petits poèmes numériques de Pr 30.15-33, cf. Pr 6.16-19, ajoutent à l’enseignement l’attrait d’une présentation énigmatique, déjà connue anciennement, cf. Am 1. Le prologue, 1-9, est une suite d’instructions, coupée par deux harangues de la Sagesse personnifiée, et l’épilogue, Pr 31.10-31, est une composition savante.

Cette évolution de la forme correspond à une succession dans le temps. Les parties les plus anciennes sont les deux grands recueils de 10-22 et 25-29. Ils sont attribués à Salomon, qui, d’après 1 R 5.12, « prononça trois mille sentences », et qui fut toujours considéré comme le plus grand sage d’Israël. En dehors de ce témoignage de la tradition, le ton des Proverbes est trop anonyme pour qu’on puisse rapporter sûrement au roi telle ou telle maxime particulière, mais il n’y a pas de raison de douter que l’ensemble ne remonte à son époque ; les maximes du second recueil étaient déjà anciennes lorsque les gens d’Ézéchias les recueillirent vers l’an 700. Formant le noyau du livre, ces deux collections lui ont donné son nom : il s’appelle tout entier « Proverbes de Salomon », 11. Mais les sous-titres des petites sections indiquent que ce titre général ne doit pas être pris à la lettre : il recouvre aussi l’œuvre de sages anonymes, Pr 22.17-24.34, et les paroles d’Agur et de Lemuel, Pr 30.1-31.8. Même si ces noms de deux sages arabes sont fictifs et n’appartiennent pas à des personnages réels, ils témoignent de l’estime qu’on faisait de la sagesse étrangère. Une preuve claire de cette estime est donnée par certaines « paroles des sages », Pr 22.17-23.11, qui s’inspirent des maximes égyptiennes d’Amenemopé, écrites au début du premier millénaire avant notre ère.

Les discours de Pr 1-9 se modèlent sur les « Instructions », qui sont un genre classique de la sagesse égyptienne, mais aussi sur les « Conseils d’un père à son fils », récemment retrouvés dans un texte akkadien d’Ugarit. Même la personnification de la Sagesse a des antécédents littéraires en Égypte, où fut personnifiée Maat, la Justice-Vérité. Mais l’imitation n’est pas servile, elle préserve l’originalité du penseur israélite et est transformée par sa foi yahviste. On peut avec confiance dater d’avant l’Exil tout le centre du livre, les chap. 10-29 ; la date des chap. 30-31 est incertaine. Quant au prologue, 1-9, il est sûrement plus tardif : son contenu et ses attaches littéraires avec les écrits postérieurs à l’Exil permettent de fixer sa composition au Ve siècle av. J.-C. Ce doit être le moment aussi où l’ouvrage prit sa forme définitive.

Parce que le livre représente ainsi plusieurs siècles de réflexion des sages, on y suit un progrès de la doctrine. Dans les deux anciens recueils domine un ton de sagesse humaine et profane, qui déconcerte le lecteur chrétien. Cependant, déjà, un proverbe sur sept y a un caractère religieux. C’est l’exposé d’une théologie pratique : Dieu récompense la vérité, la charité, la pureté de cœur, l’humilité, et punit les vices opposés. La source et le résumé de toutes ces vertus est la sagesse, qui est crainte de Yahvé, Pr 15.16, 33 ; 16.6 ; 22.4, et c’est en Yahvé seul qu’il faut se confier, Pr 20.22 ; 29.25. La première partie donne les mêmes conseils de sagesse humaine et religieuse ; elle insiste sur des fautes que les vieux sages passaient sous silence : l’adultère et la fréquentation de la femme étrangère, Pr 21.6s ; 5.2s, 15s. L’épilogue manifeste également un plus grand respect de la femme. Surtout, le prologue donne, pour la première fois, un enseignement suivi sur la sagesse, sa valeur, son rôle de guide et de modérateur des actions. Prenant elle-même la parole, la Sagesse fait son propre éloge et définit son rapport avec Dieu, en qui elle est de toute éternité et qu’elle a assisté quand il a créé le monde, Pr 8.22-31. C’est le premier des textes sur la Sagesse personnifiée, qui ont été présentés ensemble.

L’enseignement des Proverbes a sans doute été bien dépassé par celui du Christ, Sagesse de Dieu, mais certaines maximes annoncent déjà la morale de l’Évangile. On doit aussi se souvenir que la vraie religion ne se développe que sur un fond d’honnêteté humaine, et le fréquent usage que le Nouveau Testament fait du livre (quatorze citations et une vingtaine d’allusions) commande aux chrétiens le respect pour ces pensées des vieux sages d’Israël.

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