Très souvent se pose la question: faut-il lire les psaumes qui maudissent les ennemis, alors que nous avons déjà le Nouveau Testament, qui nous a donné des tâches tout autres? Car même dans le psaume le plus rempli de louange et de glorification de Dieu, on peut trouver des malédictions et le désir de toutes sortes de châtiments contre les ennemis. Il semble que rien ne contredise davantage l'esprit évangélique.
Cette contradiction apparente se résout assez simplement: ces ennemis ne sont pas nos ennemis, mais les ennemis de Dieu et du Christ, qui a pardonné à ses bourreaux et à Pierre, mais qui dénonçait avec sévérité les pharisiens et le «monde». Ces ennemis de Dieu ne se trouvent pas seulement au-dehors, quelque part au loin, mais aussi en nous-mêmes: ce sont nos péchés. Alors la lecture des psaumes peut nous préserver de la tiédeur, en éveillant notre haine non contre les pécheurs, mais contre le mal et le péché.
